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Castellum Tingitanum 
vestiges romains de l'ancienne "castellum tingitanum" 
DAR-EL-BAROUD (la poudriere) 
ORLEANSVILLE

Coté sud de la ville. On reconnait l'hopital ,la poudriere ,la caserne et la route qui va vers la cité d'urgence.Au fond l'hotel baudoin et la mosquée.

EL-ASNAM

Chlef




Jardin public (jardin du 11 décembre 1960) oct 2009
Apres le séisme du 10/10/1980
El –Asnam est devenue Chlef. Au mépris et à l'insu de la population de la ville sinistrée sans aucune raison sérieuse apparente
Une décision lourde de conséquences décidée au lendemain de la catastrophe par les pouvoirs publics pour conjurer le sort dit on fataliste qui colle à la ville d'El Asnam et qui rappelle plusieurs séries de séismes
Généralement sous d'autres cieux. Une décision pareille qui relèverait de la souveraineté populaire
devrait être décidée à la suite d'une consultation référendaire. Seule issue démocratiquement valable et légale pour officialiser la débaptisation, d'une appellation identitaire de toute une région
Ce lieu historique dit "El Asnam ", connu depuis le tout début de sa découverte au moment des grandes conquêtes arabes, qui ont découverts ici les vestiges et monuments datant de l'époque romaine de la cité Castellum Tingitanum .
selon les historiens et les vestiges qui témoignent sur l'existence de cette agglomération romaine qui a été découverte par les Arabes dans la plaine du Cheliff
Et depuis ,baptisée "EL-ASNAM" par les Arabes par rapport aux vestiges de pierres découverts sur les lieux , qui avaient la forme de statues humaines trouvaient sur ces lieux mêmes de l'implantation de la ville d'aujourd'hui et qui jadis s'appellait Castellum Tingitanum
Et depuis cette lointaine époque, combien de séismes sont passés par ici et ont traversés cette
Ville ? Nul ne le sait ! On compte officiellement 4 grands séismes recensés à ce jour, 1924, 1934,1954 et 1980
Aussi, le choix de changer le nom d'une ville héritée de notre passé historique. Soit disant pour chasser la poisse et éviter d'autres tremblements de terres
Relève de l'utopie. La région est connue pour sa densité sismique à cause de la ceinture tellurique qui traverse la région . Et personne n'est responsable de cette fatalité
Il aurait été plus judicieux de se pencher sérieusement et de réfléchir scientifiquement sur les vraies menaces que peuvent engendrer de telles secousses à l'avenir
Et d'arrêter des mesures strictes et sérieuses en matière d'urbanisme, pour éviter que dans le futur, que de telles secousses meurtrières ne fassent autant de victimes et de dommages que par le passé
En attendant, CHLEF est toujours là. Au milieu du cratère. Guettant la moindre secousse et en priant que ces séismes aillent ailleurs pour voir si nous y sommes
En tout état de cause pour nous, les Asnamis ; ont restent fidèle et loyal à notre bonne et vieille ville qui nous a vue naître et grandir dans le bonheur et la joie de vivre Asnamis sans aucune autre arrière pensée
La consonance vocale du nom "chlef" n'est pas aussi harmonieuse que la résonance "d'El-asnam". On ressent comme une lourdeur à vocaliser ce dénominateur imposer par nos paternalistes
Il nous parait étranger, puisque imposer ! Et difficile à supporter le surnom de Chlef afficher en parallèle contre la légitimité d'EL-ASNAM.
C'est encore loin le bout du tunnel....El-Asnam ?


orleansville en 1960.
10 octobre 1980. Ce vendredi restera longtemps inscrit dans la mémoire des Asnamis en souvenir de ce terrible tremblement de terre qui avait ébranlé toute la région de la plaine du Cheliff. Il était 13h20 passé du côté de la banlieue de

Vox populi : TEMOIGNAGE
EL-ASNAM - 10 OCTOBRE 1980
Dans l'attente du coup de sifflet du début de la première rencontre. Une belle journée paisible semblait s'annoncer en perspective. Comme celle de tous les vendredis sportifs. J'étais détendu et accaparé par cette journée du championnat et je rêvais à un sans faute de ma grille. Et dans ma tête, je me disais, que cette fois-ci peut-être ce sera mon jour de chance. Et je me disais, peut-être la chance sera de mon côté cette fois-ci et que mon pronostic, arrêté et validé, va me rapporter un treize unique qui me rendrait millionnaire. Déjà, je me voyais au ciel nageant dans le bonheur et la prospérité grâce au PSA. Emporté par mon rêve, je ne m'attendais pas à un tel réveil brusque et secoué. Soudain, je sentis que tout se mis à trembler et à gronder autour de moi. Je n'ai pas réalisé sur le coup ce qui se passait. Je voyais juste à mes côtés les grands arbres d'eucalyptus qui, entouraient notre maison, se secouer comme si un engin les poussait pour les déraciner du sol. A ce moment précis, j'entendis des cris qui fusaient de partout, de chez moi et du voisinage : «Ezenzla ! ezenzla ! ekhourdjou !» (Le séisme ! sortez !) C'était la ruée vers la porte de sortie ; tout le monde se précipitait vers la sortie, les gens étaient apeurés et paniqués par le tremblement de terre. Dévalant aussitôt les marches de la terrasse à grandes enjambées, je me suis retrouvé dans la cour de la maison avec le reste de ma famille, qui semblait saine et sauve. La maison avait résisté à cette première secousse. N'empêche qu'une grande peur se lisait sur tous les visages des membres de ma famille qui avaient encaissés le coup par surprise. Juste le temps de les mettre à l'abri du danger dehors. D'autres petites répliques se faisaient sentir au milieu des pleurs et des cris des plus fragiles. Des personnes du voisinage, présentes sur les lieux, essayaient de les rassurer. Une demi-heure après avoir mis mes proches en sécurité, dans un grand jardin privé à côté de mon domicile, je me suis séparé d'eux pour quelques instants. J'étais très inquiet et tendu. Je ne savais rien du sort des autres membres de ma famille, qui résidaient dans le centre-ville.
Des femmes dénudées échappées du hammam
Je me suis précipité alors, en courant à leur rencontre et, chemin faisant, au cours de mon parcours vers le centre de la ville, j'ai rencontré des gens qui erraient, hébétés et pâles de peur, et courraient dans tous les sens, surpris par ce tremblement de terre. Devant moi, une fourgonnette a été stoppée juste au milieu de la route par la violente secousse qui lui avait déjanté la roue avant. Elle était abandonnée en plein milieu de la chaussée. Le canal suspendu, qui traverse le quartier Chara avait perdu deux buses et l'eau s'écoulait en grande quantité, inondant ainsi tout le tunnel, le rendant impraticable. Alors, contournant le double tunnel, j'ai traversé la ligne de chemin de fer et je me suis retrouvé aux portes de la ville. Là, j'ai rencontré des femmes dénudées échappées du hammam, portant seulement des foutas. Elles pleuraient et gesticulaient en se frappant la tête des deux mains et criaient et suppliaient les passants et les automobilistes de les aider à rentrer chez elles. Une vraie scène de désastre. Poursuivant ma route, rue Emir Abdelkader, je vis le premier immeuble affalé, le «progrès », dit Benali. Le bâtiment s'était écroulé comme un château de cartes. Ce n'était plus qu'un amas de pierres et de poussière, mêlé aux objets domestiques des locataires. Les quelques rares personnes présentes à ce moment étaient impuissantes devant l'étendue des dégâts. Elles observaient, ahuries, ce bâtiment immense couché à terre. Les personnes rescapées n'arrêtaient pas de psalmodier des versets du Coran devant ce terrible drame. D'autres tentaient d'apporter leur aide aux victimes ensevelies. Plus haut, du côté de
La mort était présente partout en ville
16 heures passées. Deux avions de chasse de l'armée effectuaient des survols de reconnaissance dans le ciel de la ville et ses alentours. Les médias nationaux venaient d'interrompre leurs programmes pour annoncer la catastrophe. C'était la première fois que je voyais autant de morts devant moi, sous les décombres. Des jambes et des bras dépassaient de dessous les dalles. Les morts retirés des décombres étaient recouverts de draps sur le trottoir. La mort était présente partout en ville. La nuit commençait déjà à tomber. Le centre-ville était animé par de petits groupes de volontaires autour des immeubles touchés. Ils essayaient de sauver et d'assister les rescapés, en attendant l'arrivée des grands secours. La ville était plongée dans l'obscurité totale. Abandonnée à elle-même. Il n'y avait plus d'hôpital. La population était occupée à chercher un gîte sûr pour la nuit. C'est dans l'obscurité totale que je fais le chemin inverse pour retrouver les miens. Nous avions pris place, moi et ma famille, dans un jardin proche de notre demeure pour passer la nuit. Notre domicile avait résisté à ces deux grandes secousses. C'était une construction légère. Mais nous ne pouvions y rentrer de peur qu'une nouvelle secousse l'achève totalement. Par contre, la maison mitoyenne avec la notre, construite avec des matériaux de terre et de pierres, était tombée sans faire de victimes. Toute la nuit, les grondements suivis de secousses se sont multipliés et n'ont cessé qu'au petit jour. Plus de peur que de mal. Allongés sur des nattes et bien couverts sous des abris de fortune, nous sommes restés toute la nuit éveillés dans l'attente de la levée du jour. Le lendemain matin, les nouvelles de la ville étaient là. Elles s'étaient répandues grâce au téléphone arabe. On savait que flen avait perdu toute sa famille la veille dans le Monoprix. Et que d'autres avaient eu plus de chance et ont survécu miraculeusement dans l'hôtel du Cheliff. Cette première journée, passée en dehors de nos toits, annonçait le commencement d'un grand deuil pour la ville et le pays. Et le début de grandes souffrances pour les jours à venir. La population allait affronter des étapes incertaines. Et qui allaient durer longtemps pour les sinistrés asnamis. Non loin de moi, une radio rediffusait pour la circonstance la chanson hazni alik ya lesnamia comme en 1954. 26 ans après.
Hamid Dahmani
Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/11/04/article.php?sid=90820&cid=34 
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