LASNAMIA

 

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Castellum Tingitanum

 vestiges romains de l'ancienne "castellum   tingitanum"                  

  DAR-EL-BAROUD (la poudriere)               

ORLEANSVILLE


                                   

                          

EL-ASNAM



                     LE VIEUX TENES                                 

Chlef 

LE PITTORESQUE DE CHLEF

 

 

J'ai sillonné toutes les rues, les quartiers, les jardins, les champs ,les cités, les magasins, les cinés, les cafés, les librairies et toute la plaine du Cheliff pour redécouvrir les paysages  et la végétation pittoresques  d'antan et le romantisme qui nous  enraciner a cette terre ancestrale . Cette bonne vieille terre qui nous a vu grandir et vivre dans le bien être, nourri,  protéger, couvert et béni par les sages awliya essalhine qui nous ont guidés à travers les ages et qui ont semés leur grande baraka et la  riche prospérité sur cette immense étendue connue  depuis le temps de plaine du cheliff.

J'ai frappé à toutes les portes qui faisaient la joie et  le bonheur de notre existence pour essayer d'apercevoir un rai de lumière de la beauté pittoresque perdue au présent.

J'ai questionné tous les passants et j'ai prié a tout instant le destin pour qu'il accomplisse mes invocations.

J'ai voyagé et visité tous les villages au milieu des aboiements de chiens et des frayeurs de la nuit pour retrouver l'âme égarée au sein de  la foret accaparée par les hordes de loups affamés.

J'ai hurlé et j'ai crié à me faire éclater la poitrine dans ce dédale sans fin pour me faire entendre auprès des gens qui ont perdus leurs repères et leurs espoirs et qui errent sans destination au milieu de nul part. Et je n'ai pas encore aperçu le pittoresque qui me manque, comme manquerai la pluie  à la terre au milieu de l'hiver.

J'ai pleuré et je suis resté seul, isolé des miens,  nourri par mon amertume et déçu par mon sort. Alors, je me suis consolé  un moment dans mes rêves par les images de cartes postales aux décors pittoresques et j'ai voyagé  virtuellement avec mon ami le pittoresque au moment où  je me suis légèrement  assoupi.

Alors, transporté par ce bonheur astral comme par enchantement sur un tapis volant j'ai survolé  le ciel de  cet Eden qui était autrefois la plaine du Cheliff. Et  là, j'ai vu les cigognes qui craquetaient  sur les berges de ce fabuleux oued qui traversait El Asnam qui coulait et déversait jadis une grande prospérité sur ces riches cultures comme une bénédiction  providentielle pour les braves  gens de cette région.

Et j'ai vu les grandes étendues d'orangeraies qui jadis couvraient toutes les parcelles de grandes variétés d'agrumes. Et je me suis enfoncé au cœur de la plaine pour assouvir ma grande nostalgie  et ma soif du passé et j'ai revu les grandes cultures de cotons à perte de vue, des champs immenses de plante de tournesols à l'image du soleil, des pieds de  vignes aux pieds des collines chargeaient de grappes de raisins et j'ai croisé  sur mon chemin des tracteurs à bennes  chargeaient de betteraves sucrières sur la route pour la transformation à l'usine locale.

J'ai vu aussi les grands vergers d'arbres fruitiers qui croulent sous le poids de la production et toutes les autres cultures maraîchères chélifiennes qui offraient hier  la  grande abondance  des  produits agricoles à cette généreuse plaine du cheliff.

J'étais heureux et comblé au milieu de cette époque tant regretté  et qui est venue a moi soudainement au fil de mon rêve à travers ces images et ces paysages en noir et blanc envoûtants pour me rappeler le temps passé du labeur et de l'amour de la terre, ici  à Chlef.

ADEL

 

 

 

                                                


Vox populi : L'artiste et le mulet

Un riche collectionneur, sentant sa mort proche rassembla toute sa richesse de timbres poste, l'équivalent d'un trésor identitaire qui se constituait d'enveloppes illustrées et de timbres de toutes les époques qu'a connues l'Algérie avant et après l'indépendance, oblitérés et non oblitérés, les timbres dans toutes les formes et caractéristiques existants, timbres circulaires, timbres triangulaires, les surchargés, les non dentelés et toutes sortes de documents philatéliques pour enrichir des panneaux d'exposition.
Aussitôt dit aussitôt fait. Il prit tout son barda philatélique, classeur, album photos et il est parti à la rencontre de ses bienfaiteurs de la fonction culturelle qui l'attendaient dans ces lieux qui symbolisent l'imagination, l'intelligence et l'intellectualité, au tournant d'un couloir des pas perdus et des bureaux somnolents, fief de l'endormissement et des fins cajoleurs réunis pour la circonstance de la carence et de l'inertie dans ce contenant de la culture de l'esprit. Voilà qu'il leur dit : c'est une bonne occasion que de vous rencontrer tous ensemble et puisque vous êtes tous réunis ici dans ce bureau agréablement climatisé, je viens solliciter de votre part la gentillesse et la faveur de votre grande et large sérénité le responsable de l'inculture de bien vouloir m'inscrire sur votre liste artistique des artistes postulants à participer à vos prochaines manifestations. Ensuite dans la foulée, il a voulu leur mettre plein la tête et les yeux avec ses histoires philatéliques. Et il a sorti tout ce qu'il avait emmagasiné dans sa cervelle comme histoires du timbre poste dans le monde et spécialement en Algérie avec toutes ses références et son expérience dans ce hobby ; ils étaient là et ils semblaient fatigués à l'écouter débiter des âneries, devaient-ils se dire tous, surtout le petit trapu en face de lui (ekssir ou emdehdeh) avec une mine patibulaire qui ne mériterait pas d'être «timbrifiée» et qui n'inspirait pas le sentier de la culture. Et à lire son rictus, il devait se dire dans sa tronche que cet artiste devait être un débile sûrement et complètement timbré à force de rôder régulièrement du côté de la poste à la recherche de ces petites vignettes. Il devait se poser la question et se dire : comment un grand garçon comme lui continue-t-il à cet âge avancé à jouer à rassembler des timbres poste pour le plaisir de voir des images alignées sans raison valable dans un album, sans plus ? Alors l'artiste c'est dit bof, il faut ignorer ces préjugés et essayons de convaincre cette «djemaâ» à de meilleurs sentiments et peut-être qu'ils ne sont pas aussi mauvais que ça ? Et que ce sont de bons partisans des activités culturelles toutes confondues à voir leurs faces d'ange. Vous savez, leur a-t-il dit, quand j'étais petit, je me rappelle que ma mère me disait toujours qu'il faut partager avec les autres (mes frères et sœurs) tout ce que l'on a et qu'il ne faut pas cacher les bonnes choses pour les garder ou manger tout seul, autrement «edessa» (plaque dermique) vous paraîtra sur le visage pour vous punir. Tout cela pour vous dire et vous éclairer, chers Messieurs sur la pratique de la philatélie, qui demeure un loisir et une passion éducative au même titre que les autres activités culturelles. Ainsi après avoir dit toutes ces belles choses sur la philatélie et sa promotion, avec à l'appui des photos, des documents et des coupures de journaux, et citer des blogs dédiés à la philatélie, il attendait la réaction de ces «spécialistes» de la culture. Il faut faire une demande écrite avec tous vos états de services qu'il lui dit le zigoto, qui jouait le chef du jury auquel il était confronté, et attendre la décision de la commission, la seule habilitée à se prononcer à ce sujet. Mais Messieurs, vous connaissez déjà mon travail et je suis connu localement dans cette activité que j'ai toujours remplie convenablement à travers toutes mes expositions que ce soit à la poste, au centre culturel ou à la bibliothèque de la wilaya, et j'ai même participé avec vous à l'échange culturel entre Chlef et Constantine, et j'ai toujours donné pleine satisfaction. Vous savez cela fait plus de dix sorties que vous organisez et c'est toujours les mêmes personnes qui sont invitées et qui font partie du voyage sans formuler de demande écrite. Et vous conviendrez avec moi que ce que vous faites est injuste car comment se fait-il que vous choisissez trois artistes peintres pour le même voyage et que vous refusez un philatéliste ? En face de lui, la personne à qui il s'adressait semblait plus intéressée par son téléphone portable qu'au débat. Alors il s'est dit peut-être qu'il était temps de partir et de continuer à vivre et à aimer ses timbres en cachette comme il l'a toujours fait depuis quarante ans…
Hamid Dahmani




Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/02/09/article.php?sid=95446&cid=34
      
          
  C'est encore loin le bout du tunnel....El-Asnam ?                                                  

                                            

 




 

ORLEANSVILLE
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BEKAKCHA MERIEM /CHLEF
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