GUERINE ABDELKADER ( POETE )

   Les médiocres

La langue qui dit la poésie
Dévoile le cœur aux fantaisies,
Les doigts qui savent broder les vers
...Mettent la beauté à découvert.

Les passants sont des crétins,
La ville est une femme qui offre ses charmes au premier venant,
Le roi vous parle:

Peuple maudit,
Croisez vos langues à la recherche du mot qui médit le mieux,
La pollution.

Peuple aveugle,
Lisez l'avenir dans les étoiles que le poète présente dans le plat du jour,
Le dos au mur.

Peuple sourd,
Dansez je chante et chante et chanterai jusqu'à l'aura de l'utopie,
L'hypocrisie.

Les passants sont des prisonniers,
La ville est une caravane Où les chiens aboient dans le ventre du désert vidé de sable,
Le poète passe.

La plume qui sait le geste heureux
Colore de joie les mots d'adieu,
Les yeux qui voient loin que son nez
Vont jusqu'aux vœux de fin d'année.

Abdelkader guerine... Un recueil complètement dédicacé au peuple de chlef...
  
            

 

Abdelkader le 14/01/2010 à 20:02:36
Conseils de nuit... ( Le parfum des oliviers)

Prenez le conte qui vous remonte à la lecture d'un rêve qui vous propulse dans un avenir déjà consumé, lisez l'histoire elle vous dira le secret d'un monde ouvert sur une tombe que le passé n'a jamais admis, suivez vos aïeuls il savent bien le raccourci vers un bonheur qu'il faut courir nulle part, toujours.

Lisez le sort dans les empreintes
Des mains qui serrent jusqu'à l'étreinte,
Chacun est roi dans cette scène
Suivi d'un trône et d'une reine.

Videz le livre de la pensée
Vos rêves seront récompensés,
Jaillit ensuite le grand bonheur
Des vieilles racines de la douleur.

Allez derrière les mots polis
Ils cachent souvent de grandes folies,
Commence après la fête du monde
Qui vole au temps une seconde.

Priez la paix depuis l'aurore
Dés que la vague embrasse le port,
Elle porte mon cœur parmi les feuilles
Du beau jardin de mes recueils.

Soyez présents depuis l'ancêtre
Qui vit toujours entre les lettres,
Il narre des fables à la bougie
Qui donne à l'air plus de magie.

Ruez ensemble cueillir de l'or
Qui laisse une vie après la mort,
Vivra l'amour au fond des pages
Après la fin prévue de l'age.

Regagnez le champ, le blé éclate de l'épi et attend son éternel voyage vers le pays du pain dans les creux des ventres affamés de joie, revenez à la ligne avant que le coq ne chante la vie, la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt, la nuit suggère le rêve beau que le jour ne contient hélas pas.

Abdelkader guerine


abdelkader le 16/09/2009 à 14:43:42
A bas prix... Aux intellos...

L'eau de l'oued évaporée,
Le blé du champ est dévoré,
La vache au lait qui vous nourrit
N'a plus qu'un sein de sève tari.

L'ignare des gens est décoré
Parmi la meute des ignorés,
Les caisses fermées de la recette
N'ont plus pour vous que des miettes.

Le bois verdâtre est démuni
Des branches aux feuilles au trait jauni,
L'année sera un temps gelé
Pour la moisson des fruits salés.

Le ciel aux yeux est sans soleil,
Caché en poche des mains qui payent,
L'histoire punit cette ère grisée
Faisant de vous la grande risée.

Les pierres autour de la cité
Pour qui vos pères ont bien lutté,
Vendues hélas pour des misères
Faisant de vous des traitres fiers.

Kader...


abdelkader le 04/09/2009 à 22:54:22
L'indifférence

Je baisse la plume aux mèches pliées
Et vide la sève de l'encrier,
Prêche du silence dans l'air moisi
Qui ne vente guère de poésie.

Les passants plagient les sculptures des pierres qui les rendent assurément fiers,
La ville a des murs qui n'écoutent que la main envenimée qui tend la parole des péchés corrompus,
Le roi vous parle :

Peuple morbide et insolent
Qui garde les traces des coups violents,
Renie le champ de la tendresse
De l'herbe ou poussent les belles promesses.

Peuple pervers et dépravé
Qui coûte le prix de vieux navets,
Oublie au port les vagues de joie
Ou le chagrin meurt et se noie.

Peuple malade et autre laid
Nourri aux os du grand palais,
Omit le vent qui croise les sabres
Et fait chanter les feuilles des arbres.

Les passants s'inclinent pour boire le sou dans la paume d'un bras debout,
La ville vend ses archives aux ambulants notoires et cède ses antiquités au vent,
Le poète est déçu

Je hisse les voiles au bain des lettres
Et prends le large ou je suis maître,
Ajoute des rimes dans le vent sourd
Qui chasse l'écho du moindre amour.

Je ne suis plus des votres...

Abdelkader

                                       
Le scrutin... Le choix du roi...
Ma peine refait surface la nuit
Quand les cauchemars sont réunis,
Les rêves se comptent comme les étoiles
Au petit jour qui tisse sa toile.

Les passants votent,
La ville truffe ses urnes de lettres muettes sachant le discours à haute voix,
Le roi vous parle :

Peuple féroce et aguerri
Que les blessures ont bien nourrit,
Jette ta colère dans un scrutin
Juste pour la cause d'un bout de pain.

Peuple malin et prétentieux
Tel l'orphelin qui fait monsieur,
Ecris un mot dans une lettre
Juste pour la joie du verbe être.

Peuple savant, peuple géni
Que l'ignorance a trop puni,
Remets ta main dans le trésor
Pour le prestige d'un rêve en or.

Les passants jettent le dé,
La ville tourne la chance parmi ses rues qui mènent toutes au palais de la mère patrie,
Le poète s'incline.

Ma peine s'éclipse avec l'aurore
D'un jour ouvert sur d'autres sorts,
J'attends mes bras volant au ciel
Les vœux promis du père noël.

Kader…
 
 

Les enfumades de la Dahra

Nous
étions mille et une personnes
Avides de paix jusqu'à l'aumône,
Coincés dedans les vieilles grottes
Cernés d'une force qui porte des bottes.

Les passants fondent l'avenir sur un socle de paroles vaporeuses,
La ville vieillit et laisse l'oubli gagner du territoire précieux,
Le roi vous parle :

Peuple vainqueur et souverain
Pris dans la houle des vents marins,
Salue les hommes qui ont donné
Leurs vies pour que tu sois trôné.

Peuple garant d'un fier podium
Pris dans le piège d'un rêve d'opium,
Décompte les boules du chapelet
Au nombre des morts qui t'appelaient.

Peuple fidèle aux justes causes
Pris dans les mailles d'un filet rose,
Déterre le livre de ton histoire
Pour que l'étoile éclaire le noir.

Les passants reculent vers le néant pour s'élancer dans un ciel fantôme,
La ville tremble quand la voix des miraculés exulte des échos d'émoi,
Le poète se recueille.

Nous étions mille et un cadavres
Virés du temps d'une vie macabre,
Brûlés vivants d'un feu banal
A l'ordre bref du général.


Kader...
 
 

Bon ramadhan...

Maitre je suis après le seigneur
De mon âme frêle et frivole
Qui exige le diable et tente satan,
Grand je suis dés le petit jour
Conduisant mon existence d'un bras noble
Qui dompte le rêve absurde sur un fil d'enfer,
Droit je suis marcheur diurne
Traquant le bonheur à l'orée d'une seule nuit
Valant mille contes de mille fées de mille autres vies.

Franc je suis dés que l'étoile du berger s'évapore,
Laissant au jour la lumière du soleil et l'ombre de la lune
Qui accompagnent ma grande soif jusqu'aux fontaines du paradis,
Juste je suis tel le sablier qui ordonne le temps,
Servi en vagues de rosée propre sous mes pas dans la foulée des pieux,
Egaux ils sont unis attendant qu'il pleuve la joie du haut du minaret,
Bon je suis tel un festin de noces,
Cher tel un présent hérité d'un conte écrit en versets divins
Valant mille lettres de mille vers de mille autre poésies.

Kader...

 


La Rotonde

Prenons
un thé à la Rotonde
Loin
d'un présent grave et immonde,
Tirés d'épingles au bon marché
Ailleurs des hontes et des péchés.

Les passants sombrent dans la mendicité d'un luxe omis lors de l'indépendance,
La ville cloue des cercueils aux coins des rues pour accueillir les vivants dés le petit matin,
Le roi vous parle :

Peuple farouche et chevronné
En file d'attente pour des années,
Sers toi un verre de nostalgie
Qui frôle le rêve et la magie.

Peuple rebelle et combattant
Dans un duel contre Satan,
Sers toi d'une plume en bouclier
Pour que tes peines soient oubliées.

Peuple bavard au geste court
Qui n'atteint guère la plaine d'amour,
Sers toi des joutes de vers offerts
En guise de soin pour tes misères.

Les passants dégustent la victoire en écoutant pleurer les corbeaux,
La ville coupe les liens qui conduisent à la place de l'ex solidarité,
Le poète s'en mêle.

Sautons du dé à la pétanque
Pour saluer une ère qui manque,
L'espace d'un jour de fantasia
Résistant fort à la razzia.


KADER...

 

                                              

                                                                  

                                                                    

                                              

                                                      

                                                     

                                       

  

 

Kader
site/blog
le 11/06/2011 à 22:05:37
L'eau, le pain, le jasmin, et la liberté... Pour mes frères en Tunisie...

La rue pourchasse le président
Vers les ténèbres de l'évident,
Lui fit des ailes pour survoler
L'enfer la nuit d'un temps gelé.

Les passants s'arment de foi pour accomplir le droit,
La ville lâche ses pierres dans un cri plus fort que le fer de sa bouche qui récolte du sang,
Le roi vous parle:

Peuple solide comme le fer
Malgré des ères de grande misère,
Voilà venu le jugement
Qui vous accorde des temps cléments.

Peuple courage et volonté
Et riche malgré la pauvreté,
Voilà justice est bien servie
En dignité pour toute la vie.

Peuple heureux malgré le deuil
Des fleurs qui poussent dans un cercueil,
Voilà le droit est rétabli
Et toutes les âmes sont anoblies.

Peuple tendresse, peuple bravoure
A la patrie du grand amour,
Voilà mon cœur qui pleure de joie
Avec vos larmes qui changent les lois.

Les passants s'arment de soi pour embellir la joie,
La ville anime le chant, vibre le pas, dansent les feuilles et tombe le mont,
Le poète admire.

La rue dévore le président,
Le broie vivant entre ses dents,
Lui creuse une tombe dans un cratère
Ailleurs là bas dans l'autre enfer.

Abdelkader Guerine... Mars 2011
Kader
le 11/06/2011 à 22:00:51
Jour de colère, nuit de liberté...

Du Nil en file de fantaisie
Jaillit un vers de poésie
Écrit en lettres qui glorifient
La rue porteuse de grands défis.

Les passants brûlent le palais de l'injustice dans la vallée des tombes qui vivent sans pharaon,
La ville se manifeste sans beauté dans un duel gauche pour le besoin d'un rêve droit,
Le roi vous parle:

Peuple uni et réuni
Dont la parole aime et punit,
Fini de taire le chant qui fête
Chaque jour passant en rêve honnête.

Peuple volcan avec des laves
Dont la brûlure reste gravée,
Fini la peur des mots qui savent
Citer des airs de joie bravée.

Peuple honneur, peuple sagesse
Dont la folie rend les promesses,
Fini de mordre dans le silence
Ses plaies durant toute l'existence.

Les passants irriguent le champ de la liberté avec des larmes qui fument du sang,
La ville se replie contre ses pierres, souffle le vent, dansent les fleurs et change l'hiver pour un beau printemps,
Le poète admire.

Du Nil qui file en bleu de mer
Jaillit l'orage qui attendrit
L'esprit sénile qui froisse une ère
Qu'il noie au large d'Alexandrie.

Abdelkader Guerine... Mars 2011

 



23-03-2009 | 5341 vues

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Commentaires


Kader
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le 26-03-2012 à 23:46:40
C'est le printemps

Je n'ai plus de forces pour piquer une fleur
Au printemps si beau qu'il me fait très peur,
Plus de yeux pour voir passer l'hirondelle
Dessiner au pré un bel arc-en-ciel.

Je n'ai plus de grains pour semer du sable
Qui laisse sur les pierres des traces misérables,
Plus de plume qui valse sous le grand soleil
Ni le chant des oies, je n'ai plus d'oreille.

Je n'ai plus de blé pour parer l'hiver
La nuit quand il passe geler l'univers,
Plus de flammes qui chauffent les pailles de mon nid
Et éclairent la route de mes rêves bannis.

Je n'ai plus de notes pour jouer aux cordes
Du vent qui enfante des orages qui mordent,
Plus de langue qui brode un festin de table
Rimé de saveur d'une morale de fable.

Je n'ai plus de doigts pour toucher le monde
De couleurs taries au bout d'une seconde,
Plus d'épi qui sache donner de son pain
Aux bouches enivrées de tendres parfums.

Je n'ai plus de mots à mettre à la mer
Au fond d'une bouteille qui va sans prières,
Plus d'espace qu'il pousse autour du jardin
De l'amour parmi le hasard radin.

Je n'ai plus de voix pour crier alerte
A l'écho qui garde les plaies de ma perte,
Plus de lois qui gèrent un espoir ruiné
Ni de foi pour peindre une belle destinée.

Je n'ai plus de clé pour sortir aimer
La nature, je suis dans une tombe fermée
Plus de voiles pour fuir l'immense bonheur
Un jour de printemps si beau qu'il fait peur.

Kader...
Kader
site/blog
le 22-03-2012 à 10:05:34
Hiberner

Mon frère là-bas qui marche lent
A la croisée des vents violents,
Bientôt pleuvra ta chance du ciel
Fourrée de sel et de bon miel.

Les passants cherchent un trésor sans labourer de champ,
La ville menace de retourner aux ruines si les passagers piétinent encore ses honneurs civilisés,
Le roi vous parle:

Peuple nomade qui erre cent ans
Dans un voyage qui dure l’instant,
Pensez vos rêves d’épines tendues
Pour protéger les fleurs perdues.

Peuple célèbre qui nie l’histoire
Dans une ruée vers le hasard,
Gardez vos chairs aux cous pendus
Pour la naissance des âmes rendues.

Peuple béni qui va chercher
Une joie amère dans un péché,
Priez vos saints pour pardonner
Le pays mort abandonné.

Les passants cherchent l’or sans connaître de ruée,
La ville menace de trembler encore si les passagers piétinent ses décences et froissent ses belles pudeurs,
Le poète hiberne.

Mon frère là-bas qui marche fier
Le cœur rempli de bonnes prières,
Bientôt pleuvra l’amour des mains
Pour vivre hier et mille demains.

Kader...
Kader
site/blog
le 06-03-2012 à 09:37:26
Le feu doux

La flammèche d'une bougie dans un fil consumé,
De la cire dans la paume de mon cœur inhumé,
Le foyer d'un feu tendre dans les braises il jaillit
De ma chair dans les cendres et de flammes envahie.

L’étincelle de l'éclair dans un ciel alourdi
De tonnerre qui résonne à l'oreille assourdie,
Le silence de la neige qui repose sur les pierres
Attendant le soleil pour partir à la mer.

L’érosion du volcan dans le flanc d'une colline,
La fumée qui sommeille dans le plat de Médine,
La chanson quand le vent au toucher sur les feuilles
Emportées sous les cloches qui annoncent le deuil.

La brûlure de mes yeux au matin d'un réveil
Subjugué de dormir dans le creux d'une merveille,
La pensée déchaînée dans un fol incendie
Une nuit dans les vers d'un poème maudit.

La chaleur du fouet dans les mains de l'enfer
Dans un corps enterré étouffé de prières,
La folie du sourire de l'oubli d'un soucis
Est un verbe où se cachent mes beaux rêves adoucis.

Le brasier sous les pieds de l’élan de ma peine
D’exilé du royaume éloigné de ma reine,
La morsure dans le bout de mes lèvres au baiser
Du parfum d’une beauté que mon rêve a osée.

L’artifice des étoiles aux rebords de mes cils
Aveuglé au pays des regards les plus vils,
La lumière quand s’éteint l’oasis dans les dunes
D’un désert qui récolte la poussière de la lune.

La flambée des fournaises de la langue de l’été
Me réchauffe mon hiver sous l’orage ameuté,
La tempête dans le champ de mes fleurs balayées
Laisse un grain au sillon de l’espoir éveillé.

Kader...
Kader
le 25-02-2012 à 13:34:44
L'absurde... FI KHATAR BOU ARARA

Des lettres en or entre les doigts
Du cœur chanteur d'une belle voix,
Des airs en vogue à l'infini
Volent dans les mains des hommes unis.

Les passants parient que l'histoire est un ensemble de chiffres encadrés de vent,
La ville écoute le château de cartes qui s'effondre faisant un bruit d'échos abrutis,
Le roi vous parle:

Peuple pleureur des pierres chutées
Des murs ôtés de la cité,
N'enlevez guère le moindre fil
Jusqu'à la fin du mois d'avril.

Peuple ignare qui passe singer
L'archive vidée de ses rangées,
La grande nation un jour punit
Les mal-faiseurs et les bannit.

Peuple coureur dans le recul
D'absurde en vil en ridicule,
Voilà la clé de la serrure
Des mots sincères qui vous torturent.

Les passants aboient en meute coléreuse après que la caravane soit déjà passée,
La ville accueille la foule amnésique égarée à la croisée des grandes misères,
Le poète s'inspire.

Des lettres en perles sur de la soie
Au cœur de l’âme de toute ma foi,
Des airs qui vogue que je dédie
En fleurs cueillies du paradis.
Kader
site/blog
le 24-02-2012 à 13:52:07
Auteur: Boutène Djelloul (---.club-internet.fr)
Date: 24-08-04 11:59

Chlef : oui. Orléansville : oui. El-Asnam : connais pas.

En 1962, Orléansville est débaptisée. Elle reçoit le nom d’El-Asnam, que les décideurs du moment déclarèrent être le nom ancien de la ville, lors même que de mémoire d’Orléansvillois, il ne s’était jamais trouvé natif ou non natif qui n’ait distinctement prononcé Lesnab. Mais les décideurs ne trouvaient pas le mot « Lesnab » dans les dictionnaires arabes et comme il est de règle chez nos décideurs, de ne jamais dire « je ne sais pas », ils décrétèrent que Lesnab était une altération du mot arabe El-Asnam qui signifie les « idoles » ou les « statues ». La seconde règle chez nos décideurs est de conforter leurs assertions les pl us chancelantes par la légende et l’invention .Aussi nous persuadèrent-ils que l’origine du mot El-Asnam tient à la multitude de bronzes et de statues en marbre que les conquérants arabes virent dans la ville , la première fois qu’ils y prirent pied. La précision et la rigueur n’étant pas leurs vertus cardinales non plus, les décideurs n’indiquèrent pas la date d’arrivée des arabes, et ne donnèrent aucun descriptif des marbres et des bronzes : « beaucoup, beaucoup….dans les temps reculés …les Djouhala … les idolâtres, païens …salam alikoum…vive la révolution… » . Orléansville-Lesnab tomba donc, victime de son malencontreux homophone.
En 1982, deux ans après le séisme qui avait ravagé la ville et sa région, l’Arabie Saoudite était le banquier principal de la reconstruction. Elle renifla dans le mot El-Asnam d’abominables relents de paganisme lithique et demanda fermement son changement. Elle appuya sa requête d’ambassades en robes flottantes et de liasses obèses comme leurs porteurs. Les responsables de la wilaya et les élus communaux réunirent un aréopage de savants composés d’ex-bouchers, d’anciens charretiers et autres vendeurs de charbon de bois en reconversion politique. Il y eut séance solennelle. On attendit que les saoudiens eurent égrené le dernier grain de leurs chapelets avant de parler. On attendit longtemps et en rougissant car l’un des saoudiens vrai ou faux paralysé de l’index, translatait les grains en usant du majeur, fortement alenti par son inadéquation à la besogne . Gestuelle ambiguë : il y eut gêne municipale. Le rosaire fut enfin bouclé ; on maudit sept fois le mot El-Asnam, et l’on décida officiellement de son remplacement par Chlef. Le substantif était proposé par un savant, un calligraphe de talismans, exerçant dans les environs de Pontéba. Le tout fait, on récita des abraxas politico-religieux et on signa le document officiel de changement. La clôture de la cérémo nie eut lieu dans le grand restaurant de la ville où l’on ingurgita force kilos de tripes aux pois-chiches (plat préféré des Saoudiens) et où quantités de gâteaux furent enfoncées dans les poches, aux fonds récemment recousus, en prévision de l’évènement… A partir de 1985, les citadins harcelèrent cruellement les auteurs de la débaptisation. Il écrivirent sur eux dans les journaux, les qualifièrent de bourricots, assiégèrent leurs bureaux et exigèrent que leur soit livrée l’étym ologie exacte de Chlef. Les débaptiseurs ouvrirent alors leurs dictionnaires les plus épais et s’aperçurent avec effroi que le mot n’y figurait pas, qu’il n’était pas arabe. Ils hurlèrent alors au « complot impérialiste ourdi par les Américains, les Français et leurs alliés de l’intérieur , les réactionnaires alliés de la bourgeoisie ». Mais quelqu’un les avertit qu’il détenait la preuve que Chlef était un mot bien réel, vu qu’il figurait sur la carte de Boutlamous sous la forme Chinalaph et que par conséquent, ils étaient en bonne justice, assimilables à des bourricots. L’un des débaptiseurs , premier militant du parti, chiqueur en balcon ( chique sous la lèvre supérieure) développa sa conviction que Boutlamous était « un traître à la révolution, un stipendié de la colonisation française, un suppôt de l’impérialisme, du néo-impérialisme, du colonialisme et du néo-colonialisme, un membre du parti de la France…» . Il proposa d’arrêter le quelqu’un et de lui arracher des aveux sur Boutlamous . Il suggéra même la méthode : allumer des feuilles de papier à cigarette entre les doigts de pieds et de mains du quelqu’un, alternativement et en croix. Il n’en fut rien fait car le même quelqu’un répondit aux militants que Boutlamous était le nom arabisé de Ptolémée et que le ci-devant Ptolémée, géographe de son état, vivait en l’année 140 , ce qui le mettait à la bonne distance aseptique du parti. Il déclara en outre son intention de porter à la connaissance des Saoud iens, le crime anti-arabique représenté par le mot Chlef, forgé aux époques exécrables du paganisme. Il ne le fit pas mais sa menace laissée en suspens obstrua pour de bon les bouches des débaptiseurs , arrogantes et cochères.
[ Je jure que tout ce qui est dit ici est strictement conforme aux faits. Le premier militant, l’intellectuel du parti, vendeur de « midounat » ( panier sans anse) jusqu’en 1965, était, au moment des faits, inspecteur arabisant de l’enseignement primaire et élève de l’université du soir, bénéficiaire à la notation, des bonus accordés aux membres du parti ( réussite avec 05/20 et contre deux caisses de figues au correcteur, avec 0,5/20) . Il termine aujourd’hui sa vie comme notaire. Il est titulaire d’une étude et de deux râteliers dentaires, dont l’un, serti de deux incisives en or, réservé aux solennités ].
Les Orléansvillois réclament jusqu’à ce jour la restitution du nom primitif de leur ville. Les impatients ont déjà écrit Castellum et Orléansville sur les enseignes de leurs cyberespaces et leurs pizzerias. Ils se sont pris d’une curiosité inextinguible pour leur passé et celui de leur région. Bien vite, ils se sont mis en mesure de juger de l’ignorance des débaptiseurs . Ils se sont aperçus par exemple que jamais, ni intra ni extra-muros, aucun livre n’avait jamais rapporté la découverte à Orléansville, d’un objet ressemblant d’une quelconque manière à une statue. Les anciens leur assuraient du reste qu’à l’exemple de leurs parents et leurs grands-parents, ils avaient toujours pr ononcé Lesnab et qu’avant 1962 et l’irruption de l’arabo-centrisme dans leur ciel, la majorité d’entre eux ignorait l’existence et le sens du mot El-Asnam . Ils se sont également rendus compte que les décideurs nommés ou élus n’avaient même pas pris la peine de se documenter, ni même de s’interroger sur la toponymie et l’anthroponymie spatiale, auquel cas, entre le haut Chélif appelé Oued Kebir et Amarna son embouchure ( près de Mostaganem), ils auraient relevé sur les deux rives, un nombre incalculable de tribus et familles portant le patronyme de Lesnabi. De plus, un simple coup d’œil sur la carte d’état major de 1870 leur aurait montré dans le haut Djendel et en surplomb de la berge droite, le mausolée de Sidi Lesnab (Monseigneur Lesnab) inscrit en toutes lettres : preuve décisive pour qui connaît les relations de l’hagiographie et de l’anthroponymie en Algérie. Faute plus grave encore et que personne n’a pardonnée aux décideurs prétendument gorgés d’arabité : les chélifiens ont découvert qu’il n’existe aucun – aucun- historien ou géographe d’expression arabe qui ait une seule fois mentionné une ville en ruine du nom d’El-Asnam aux abords de la future Orléansville… La séance solennelle de débaptisation s’était donc tenue sous le signe de la mauvaise foi, ou de l’ignorance, ou des deux ensemble, ce qui est plus probable…


Les militants enfin chassés du débat, l’air devint plus frais et les Orléansvillois établirent posément les éléments plus fiables qui suivent :
- il ne fut jamais trouvé de statue à Orléansville. Vers 1850, la ville fut bouleversée de fond en comble par la rumeur faisant état de la découverte d’un buste en marbre. Toute la population européenne se lança sur ses traces. Le capitaine de Bureaux Arabes Lapasset ne fut pas le moins agité. Il courut pendant plusieurs jours derrière le buste fantôme, relevant indices, déclarations et témoignages et procédant par lui-même aux vérifications sur le terrain . Il raconte son enquête dans la Revue Africaine (nos 1 à 10) . On y lit sa conclusion : le buste était le produit d’une autosuggestion générale, il n’avait jamais existé que dans les imaginations et s’il fallait absolument lui a ssigner une existence, la mieux indiquée était celle du fantôme.
- en 1723, le Directeur des Factories Anglaises, le docteur Shaw , parcourt de long en large le territoire de la Régence. Il remonte le cours du Chélif compare les distances et les noms et établit avec précision la correspondance de Tingitii , mentionnée par l’Itinéraire d’Antonin (vers 215) avec les ruines de la ville de la rive gauche dont il donne le nom local : Sinaâb. L’identité Tingitii, Sinaab, Orléansville sera définitivement confirmée après 1843 et l’installation coloniale. A Tingitii, Shaw mentionne l’existence de pans de murs et de citernes. De statues : goutte . ( Shaw : Voyage dans le Régence d’Alger)
- en 1902, le recteur de la mosquée d’Orléansville, Mr Bouthiba, écrit en arabe à l’imam de la grande mosquée d’Alger pour l’interroger sur un point de doctrine. Sa lettre s’ouvre ainsi :
« au savantissime…de la part des gens d’El-Asnab » ( lettre figurant dans la plupart des Tarikh). Mr Bouthiba n’était pas homme à se tromper sur l’orthographe arabe du « b » et du « m » .
Il est évident qu’Orléansville ne s’est jamais appelée El-Asnam. Son nom réel est Sinaab, ou Lesnab quand il est défini par l’article abrégé. Il reste à savoir ce que Sinaab signifie. Quelqu’un pourrait-il y aider ? Ni Sinaab, ni Snab, ni Lesnab ne figurent dans le dictionnaire arabe. Que signifie le mot Chlef ? Absent du dictionnaire arabe , lui aussi. Merci à l’avance.

Boutène Djelloul

PS : Je dis bien qu’aucun auteur arabe ne mentionne l’existence d’une ville ou d’un endroit, ou d’une ruine du nom d’El-Asnam près de Chlef. Ceci dit , il existe plusieurs lieux nommés El-Isnam dans le Dahra central. Certains renferment des ruines . On n’y a naturellement jamais trouvé de statue. El-Isnam en berbère chélifien est pluriel de « sanam » qui signifie : tumulus, bombement, protubérance, élévation, colline, bosse. L’arabe a le même mot. Mais à la différence de « sanam » : idole, statue ( avec le son « sad » ), son « s » est clair et non emphatique.

Kader
le 13-02-2012 à 14:58:04
Le café littéraire de Chlef aura l'honneur d'accueillir demain 14 fevrier 2012 l'écrivain algérien Rachid Boudjedra, une conférence suivie d'un débat et d'une vente dédicacée de quelques uns de ses livres tiendra lieu à 14h à la bibliothèque de la wilaya...
Kader
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le 13-02-2012 à 14:55:37
Mes temps

Je suis le temps
Passant
Dés l'aube du jour
Naissant,

Le vent je suis depuis la brise
Au chant violent de l'air qui frise
Les champs d'automne aux feuilles volées
Du bois laissant des branches gelées.

Je suis le temps
Qui meurt
Un jour où cessent
Les heures,

Le ciel sans ailes je suis bâti
Dans une lumière d'étoile matie
Sous des nuages qui posent la mer
En vagues de dunes dans le désert.

Je suis le temps
Compté
En sommes de joies
D'été,

L'eau, le soleil à l'air mêlés
Au globe où poussent des fleurs roulées
Dans des bouquets de rêves semé,
Un fruit je suis au miel rimé.

Je suis le temps
Timide
Qui sèche la terre
Humide,

Le yeux petits du cœur plus loin
Que l'horizon mis dans un coin
De la nature dorée autour
De mon histoire, je suis l'amour.

Je suis le temps
Tué
Sous les pas
D'une ruée,

Le blé mûri dans le pays
Des souvenirs que j'ai cueillis,
Je pense je suis alors vivant,
Je suis poète donc un savant.

Je suis le temps
Perdu,
Un héritage
Vendu,

Une chance d'un gain contre une misère
Après les mille et une prières,
Fourni la nuit en bons conseils
En or, je suis une belle merveille.

Je suis le temps
Rusé
Qui rend la chair
Usée,

Un feu je suis une étincelle
D'une flamme sous l'aile de l'hirondelle,
Eteint je suis après les pleurs
Fondues des neiges dans les hauteurs.


Abdelkader Guerine

Amel
le 09-02-2012 à 05:11:23
Bonjour poète,l'oeil observe bien et reste bien vaillant....Dommage que vous nêtes pas amoureux de la philosophie (- -).j'attend des poèmes plus gais et qui ravivent nos âmes.
kader
site/blog
le 03-02-2012 à 22:19:55
L'oeil averti
Je suis de l’eau qui s’évapore
Et passe lécher le quai du port,
Suivant une brise pour emporter
Le bien offert sans le compter.

Les passants vieillissent en observant les fleurs pousser dans une vasière salée,
La ville rajeunit et propose ses charmes aux frais du paysan qui brûle son blé,
Le roi vous parle :

Peuple vieillard qui veut la peau
De la jeunesse du beau drapeau,
Gardez vos os sait-on jamais
Que l’oie un jour saura ramer.

Peuple sénile qui compte le temps
Sur les pétales du beau printemps,
Prenez vos feuilles d’automne qui volent
Au cimetière de l’autre école.

Peuple déchu qui aime régner
Dans un royaume jamais gagné,
Priez vos deuils aux portes levant
L’enfer ouvert juste devant.

Les passants agonisent, ils n’ont plus le temps de réfléchir, ils agissent avant,
La ville renaît, belle entre les mains du paysan satisfait des vaches qui donnent le lait,
Le poète repense.

Je suis de l’eau, je suis la vie,
Une chance autour des hommes ravis,
Suivant un clin bien averti
Sachant qu’ils trompent l’œil abêti.

Abdelkader

kader
le 03-02-2012 à 22:03:07
merci amel pour ton passage, ben ... j'avoue ne pas comprendre le terme " inférieur par rapport à sa position" lol
Amel
le 01-02-2012 à 05:59:12
Je n'aime pas lingratitude....ellle laisse l'homme inférieur par rapport à sa position.
Kader
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le 28-01-2012 à 22:11:20
L'ingratitude

Voilà le vent pour faire danser
Les fleurs au chant que j'ai pensé,
De l'encre humide pour dessiner
Une vie parfaite imaginée.

Les passants sont des ingrats,
La ville enlaidit sous les pas des piétons pécheurs,
Le roi restera le roi et vous dira:

Peuple petit à la merci
De mille malheurs et un soucis,
Gardez vos corps aux âmes rendues
Derrière les murs des rêves perdus.

Peuple aveugle aux bonnes raisons
Offertes aux jours chaque saison,
Dorez vos langues de vers honnêtes
Cités aux fêtes par les poètes.

Peuple médiocre qui froisse la rue
Et ses trottoirs de foules d'intrus,
Priez qu'il fasse demain joli
Et les visages seront polis.

Les passants sont des malandrins,
La ville victime de viols porte ses plaintes à un juge dormeur dans un royaume où l'on danse tant,
Le poète s'absente.

Voilà le vent pour faire chanter
Les feuilles élues à emporter,
De l'encre l'hiver en bonne laine,
L'été l'eau coule d'une fontaine.

Abdelkader Guerine
Kader
le 28-01-2012 à 22:10:00
ben oui mon frère, bou ar'aara est là lollll... Merci pour les encouragements, à bientôt...
ADEL
le 27-01-2012 à 15:10:00
Kader ,tu as sorti notre valeureux personnage, Bou Aaraara des tenébres ,c'est une contribution immense pour notre plaine et son histoire à travers les ages.On ne te remercieras jamais assez pour ton oeuvre, ton engagement et la recherche que tu as consacrés pour faire renaitre la vérité sur ce mythe qui a symboliser ,la force, le courageet le Nif durant la premiere periode de la colonisation du pays. encore merci et beaucoup de succés Inchallah.
Kader
le 27-01-2012 à 00:30:46
Vente/dédicace du livre : Le célèbre inconnu , Bou Ar'Aara

Mardi 31 janvier 2012 à 14h à la bibliothèque de la wilaya de Chlef. Mardi 7Mars 2012 à l'université de Ouled Farès à Chlef, département de la langue française, à partir de 9h.

Soyez les bienvenus
Kader
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le 27-01-2012 à 00:26:29
Je suis le temps passant
Dés l'aube du jour naissant,

Le vent je suis depuis la brise
Au chant violent de l'air qui frise
Les champs d'automne aux feuilles volées
Du bois laissant des branches gelées.

Je suis le temps qui meurt
Un jour où cessent les heures,

Le ciel sans ailes je suis bâti
Dans une lumière d'étoile matie
Sous des nuages qui posent la mer
En vagues de dunes dans le désert.

Je suis le temps compté
En sommes de joies d'été,

L'eau, le soleil à l'air mêlés
Au globe où poussent des fleurs roulées
Dans des bouquets de rêves semé,
Un fruit je suis au miel rimé.

Je suis le temps timide
Qui sèche la terre humide,

Le yeux petits du cœur plus loin
Que l'horizon mis dans un coin
De la nature dorée autour
De mon histoire, je suis l'amour.

Je suis le temps tué
Sous les pas d'une ruée,

Le blé mûri dans le pays
Des souvenirs que j'ai cueillis,
Je pense je suis alors vivant,
Je suis poète donc un savant.

Je suis le temps perdu,
Un héritage vendu,

Une chance d'un gain contre une misère
Après les mille et une prières,
Fourni la nuit en bons conseils
En or, je suis une belle merveille.

Je suis le temps rusé
Qui rend la chair usé,

Un feu je suis une étincelle
D'une flamme sous l'aile de l'hirondelle,
Eteint je suis après les pleurs
Fondues des neiges dans les hauteurs.


Abdelkader Guerine
Kader
le 31-12-2011 à 23:01:42
BONNE ANNEE 2012 A TOUS LES ASAMIS
kader
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le 31-12-2011 à 22:57:13
Passe l’an

Passe l'an
Dans la brume du petit matin
Tel un instant éphémère qui résume une éternité.

Passe l'année dans le silence
Entre les rues du temps immense,
Une ère qui fait la mue du siècle
Digne d'une magie ou d'un miracle.

Passe l'an,
Sournoisement, telle la dernière feuille omise par la clémence de l'automne
Pour témoigner de la beauté d'un rêve cousu sur les pétales des fleurs d'un autre printemps.

Passe L'année entre les braises
Des bûches qui fument des flammes obèses,
Elles laisseront des cendres à lire
Au livre d'or des souvenirs.

Passe l'an
Dans un cortège de saisons telle une caravane qui hasarde dans le néant suivant l'instinct d'aimer exister ailleurs,
Jusqu'à ce que les bourgeons donnent le parfum, le fruit et l'ombre d'un espoir de paix.

Passe l’année telle une rivière
Dont le destin mène à la mer,
Elle joint le vent des dunes de sable
Aux vagues utiles et agréables.

Passe l’an
Sous la paupière fermée sous des rêves perdus lors du dernier été indien,
Roulés telles des vagues qui embrassent affectueusement l’île de la jeunesse infinie.

Passe l’année sous le décor
Des fêtes qui durent jusqu’à l’aurore,
Elle part suivant l’astre levant
Jusqu’au sommet de l’age savant.

Abdelkader Guerine...
kader
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le 16-12-2011 à 21:25:03
Main de la terre

Baie de la mer,
Front de la vie,
Vague de sel
Dans le blé du champ,
Main de la terre
Pour observer le néant,
Vide dans le trou
Pour remplir la scène de mon premier cri au temps.

Soleil de la nuit,
Parole du vent,
Fuite des feuilles
A la ruée de l’automne,
Main de la terre
Dans les bras de Morphée,
Rêves de sable
Pour peupler le désert de l’épopée de ma grande vie.

Feu de la neige,
Etoile du berger,
Marche des soldats
A la conquête d’une meilleure liberté,
Main de la terre
Sur l’épaule de la pleine lune,
Espoir de fumée
Pour dorer de blanc l’ombre qui valse au bal de mes amours absents.

Orage du déluge,
Eau du ruisseau,
Course des cœurs
Derrière un trophée hérité d’un bel inconnu,
Main de la terre
Autour du volcan des bouches endormies,
Vœux de bonheur
Pour combler la foule qui célèbre ma solitude à chaque fête de fin d'année.

Averse de pierres,
Langue de bois,
Désir des chairs
A la potence des cordes aux cous frileux,
Main de la terre
Sous la paupière d’un regard au défit de l’océan,
Silence de mort
Pour raconter l’histoire de mon cadavre martyre tombé au champ de la poésie.


----------------
abdelkader64.skyrock.com/

fenetre-sur-la-culture-a-chlef.blog4ever.com/blog/lirarticle-193096-3513455.html
Kader
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le 16-12-2011 à 20:38:16
Bonsoir fatma,
Merci de passer me lire dans cet espace, cela me ravit et m'enchante énormément...
Pour mes livres, je t'avais envoyé 3 dans un colis qui était revenu par la poste, je te l'avais dit sur fb, l'adresse n'était pas correcte je pense... Ces livres sont un peu partout en Algérie, je n'en gagne aucun dinar, être lu est mon grand bénéfice dans cette aventure qui coute toute ma vie...
Merci encore une fois
Fatma Bouk
le 13-12-2011 à 17:57:04
Bjr cher ami.
Heureuse de pouvoir te lire un peu.J'ai essayé avant, mais je ne pouvais ouvrir le blog, aujourd'hui après une visite de ton mur, j'ai decouvert ce tresor, c tellement splendide et appetissant!!
Je vais revisiter et commenter un peu, et sache que j'attends tjr tes livres, mais mnt que je connais qqs titres,je peux les acheter...
Merci pour le partage de ces richesses.
Kader
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le 10-12-2011 à 12:28:56
Le somme

Le temps d'un somme je me réveille
La nuit au champ des sept merveilles,
Au pied d'un mont élevé fort
Et la rivière qui coule de l'or,
Au bois qui pousse un fruit au ciel
Qui tombe une pluie en goutes de miel.

Le temps d'un rêve que j'ai aimé
Le soir pourtant les yeux fermés,
A la croisée des rires mûris
Parmi les fleurs de la prairie,
Sous le soleil qui passe chauffer
Le cœur qui trouve l'amour parfait.

Le temps d'un pas dans la foulée
Des vagues qui roulent sans reculer,
Au bord d'une mer qui pose l'azur
Sur la rosée des roses matures,
Porté d'une brise d'un air léger
Au vert des feuilles des chênes âgés.

Le temps d'une pause l'espace d'une trêve
Avant d'aller faire d'autres rêves,
Au coin d'un feu qui lèche le bois
Avec des flammes qui brulent le doigt,
Sous l'arc-en-ciel bâti en pierres
Par l'ange pour faire un nid prospère.

Le temps d'une marche vers l'au-delà
Les voiles levées au calme plat,
Entre les dunes d'un grand désert
Conçu de sable et de poussière
Autour d'une source qui laisse des rus
Derrière les traces que j'ai courues.

Abdelkader Guerine
Kader
le 08-12-2011 à 01:46:04
Me voilà revenu au bercail de l’essence
D’une parole qui renaît de l’écho du silence,
Mes poèmes qui conjuguent mon bonheur si amer
Qu’il me noie toute ma vie dans une mer de misère,
Et mes proses qui relatent ma tristesse si sucrée
Qu’elle me peint toute ma vie dans une toile de secrets.

Me voilà reparti sur une aile inconnue
D’une légende qui surgit d’un vieux rêve revenu,
Mes chansons qui célèbrent mon printemps si lointain
Qu’il me gèle toute ma vie dans un soir sans matin,
Et mes rimes qui débordent de mes pleurs si radieux
Qu’ils me chantent toute ma vie de beaux airs mélodieux.

Me voilà survenu de l’éclair qui déchire
La mémoire de mon ciel pour écrire l’avenir,
Mon flambeau qui me brûle mon jardin si aimé
Qu’il odore toute ma vie de fumée parfumée,
Et mes fleurs qui exhibent leurs pétales si fanés
Qu’ils décorent toute ma vie d’une nature damnée.

Me voilà déporté sur une vague qui balance
Dans le vent telle une feuille de l’histoire d’une errance,
Mes recueils qui dessinent mon chemin si terré
Qu’il résume toute ma vie dans une tombe aérée,
Et ma plume qui détient une magie si occulte
Qu’elle possède toute ma vie dans un conte pour adulte.

Kader...
Kader
le 04-11-2011 à 21:06:05
Un grand merci à vous, vos appréciations aimables me vont droit au cœur ('-')
ZOHRA............
le 04-11-2011 à 08:20:07
Ya salam ala 3la el dhikrayatte, khasida djamila, alfe choukr..tahiyati.
w.h
le 02-11-2011 à 21:18:46
Je pense que cet émoi dansera toute la vie . On ne peux pas oublier une part de soi même......Merci ^^^^^^^^
nado
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le 02-11-2011 à 19:56:14
c est vrais n.chami ce n' et pas donné à tt le monde d' ecrire des poeme il faut être doué on est né avec
N.Chami
le 02-11-2011 à 19:23:32
Bonsoir Madina,
la poèsie est un art et non une confession, au moins telle que je la pense.

toujours le mot juste pour décrire cet émoi d'abord naissant, puis rapidement envahissant pour toute la vie de kaderstrophe.
madina
le 02-11-2011 à 15:54:34
Magnifique ! Mais j'espère qu'il ne reflete pas l'interieur de notre poète .
un rythme exquis et qui me rappelle Verlaine.
Amelhour@...
le 02-11-2011 à 14:27:56
Très beau poème ! Je suis sous le charme, et dire à mon age je n'y pensais plus...tu veux nous rajeunir ??
nakhla
le 02-11-2011 à 12:21:44
Le souvenir ne manquait pas de coeur, mais son coeur lui a fait défaut et le temps me l'a pris et il est parti.
Vos écrits fascinent et m'honorent.... Bravo !!
Kader
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le 02-11-2011 à 09:14:01
Toute ma vie

Ton souvenir c'est une envie
Qui dure le temps de toute ma vie,
Je le déguste encore au doigt
Avec toujours le même émoi,
Je l'enveloppe de belles pensées
Ornées au mur de mon passé
Et le dorlote de grosses folies
D'amour pour faire des jours jolis.

Ton souvenir c'est un secret
Entre les lignes d'un prêche sacré,
Je le façonne d'une plume qui sait
Relire les mots bien effacés,
Avec le geste évanescent
Qui fait une ombre au corps absent,
Et le toucher d'une main de fée
D'amour pour faire de l'art parfait.

Ton souvenir c'est un devoir
Dressé au cours de mon histoire
Je le laboure de cœur sachant
Cueillir le fruit demain au champ,
Avec l’effort d’un homme damné
A contre cours d’une destinée
Et la bravoure d’une âme dorée
D’amour perdu à espérer.

Ton souvenir c’est un duel
Qui laisse toujours des plaies cruelles,
Je le guéris pour le rouer
De coups sévères de mon fouet,
Avec le soin d’un rêve géant
Qui noie la terre à l’océan
Et le remède d’une chair polie
D’amour au bain du grand oubli.

Kader
nado
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le 01-11-2011 à 18:03:28
je vous salue mr guerrine pour votre poeme .
Nous crions haut et fort pour une algerie libre et banissons le colonislisme.
madina
le 01-11-2011 à 06:10:17
pensée et hommage à tous ceux qui sont partis de l'anonymat et sous les balles de l'ennemi colonialiste..
rabi yarhame chouhada wa tahyia El djazair !
merci pour ce partage et bravo !
Kader
le 31-10-2011 à 10:36:00
C'est novembre

C’est en novembre que j’ai planté
La liberté,
Sur la racine d’un rêve autour
... Depuis toujours.
C’est en novembre que j’ai fêté
La dignité,
Sur l’étincelle d’une flamme rougie
A la bougie.
C’est en novembre que j’ai lutté
Avec fierté,
Sur le chemin d’une vue divine
Truffé d’épines.
C’est en novembre que j’ai quitté
L’antiquité,
Sur l’aube qui teint à l’aquarelle
Le grand appel.
C’est en novembre que j’ai chuté
Le somme d’été,
Sur un éveil qui rend le charme
Au chant des armes.
C’est en novembre que j’ai prêté
L’humanité,
Sur une pensée écrite au mur
De la nature.
C’est en novembre que j’ai daté
Avec piété,
Sur un serment qui coûte des mille
Et des civiles.
C’est en novembre que j’ai noté
Et accepter,
Sur cette terre de naître un homme,
Non un fantôme.
C’est en novembre que j’aime cité
Et réciter,
Sur le parfum des fleurs cueillies
Dans mon pays.
C’est en novembre que j’ai opté
Pour résister,
Sur la violence des fois drapées
De vœux de paix.
Kader
site/blog
le 29-10-2011 à 22:34:15
La caravane

Aucun signe de vie à l'ombre
En dépit du soleil qui sème les étoiles la nuit,
Pas de terre en vue
De la caravane qui longe les vagues des dunes façonnées par le vent.

Aucun palmier pour accueillir
La caravane du grand émir,
Elle porte la dot de la princesse
Elue au trône d'une forteresse.

Aucune source ne coule la goutte de l'eau
Pour que le ruisseau puisse jeter son lit dans le bois lointain,
Pas de brise qui rafraîchit la fleur
Pour respirer la rosée parfumée qui honore le champ.

Aucun repère dans cet abysse
Où le pas glisse vers l'oasis,
Les pierres côtoient la roche vide
D'un arbre vert au fruit humide.

Aucun ver ne rime le chant
Quand le silence absorbe le bruit du passage du temps,
Seul le trot des bêtes valse dans le bleu
Derrière un chamelier forge par l'errance pour un besoin qui existe ailleurs.

Aucun cactus qui épargne la rosée
Pour arroser de parfums la saison du printemps,
Pas de bleu sur le ciel poussiéreux
Qui cache le pays où l'oiseau dresse ses plumes pour s'exiler vers un bel inconnu.

Aucun Pré ne tapisse le vert
Pour rouler la pelouse d'honneur aux pieds d'un voyage d'histoire,
Pas de fleurs pour colorer l'été
Qui brûle la terre aride et tarit la vie autour de tous les étangs.

Aucun regard n'observe la mer
Derrière la colline qui promet la fraîcheur de la neige en flocons de mots,
Pas de bruit qui nourrit la bienvenue à nulle part,
Pas d'horizon pour tracer une fin au néant, ici c'est le grand sud le nord ça n'existe pas.

Kader





ADEL
le 23-10-2011 à 14:17:08
Le plus grand barbare dans cette histoire c'est bien Guedafi et je pense que sa capture a été tout a fait juste et humaine tout le monde a vu les images d'un homme ensanglanté a la suite du combat et des coups de feu échangés et sorti d'une buse d'égout et puis conduit par la force des armes et des mains et traîné vers un véhicule pour être transporté loin des cameras pour être ensuite exécuté et c'est tout .l'homme n'a pas été torturé ,ni lapidé ,ni pendu ,ni traîné par un véhicule sur le sol….. et rien n'est cruel dans sa capture au contraire il a eu une belle mort en face des atrocités commises par ce bouffon pendant plus de quarante ans. Je crois que son arrestation a été correcte et qu'il a été traité sans exactions en tant que prisonnier de guerre. Il ne faut pas oublier que c'est gueddafi et sa famille qui ont nourris cette haine pour en devenir les principales victimes. Ce fou a tué tout un peuple par son comportement débile et l'emprise de sa dictature qui a freiné le développement de la Libye. Grandeur et déchéance pour tous les tortionnaires de la terre inchallah. Wallah je n'éprouve aucun sentiment de pitié pour ce criminel qui a utilisé toute sa logistique militaire et mercenaires pour tuer des innocents ,des femmes et des enfants pour arrêter la bravoure d'un peuple qui ne demander que la liberté et que je salut au passage.
kader
le 22-10-2011 à 13:14:55
Bonjour madina,
Cet écrit reflète mon ressenti face à la manière barbare de la capture de kadafi... aucune loi, aucune morale ne permet des exactions aussi cruelles même si le sujet est un dictateur...
Merci de passer me lire, c'est aussi un plaisir pour moi de partager ces modestes mots...
madina
le 22-10-2011 à 06:10:46
Triste, sombre et pas du tout clair ce poème..........on s'est habitués des écrits très légers et aérés....alors qu'est ce qui passe cher poète:D
Kader
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le 22-10-2011 à 02:46:56
les cendres

Quand il se meurt dans le désert
Le fruit de l’âme dans une guerre,
Naitra ensuite la haine parmi
Les cœurs qui rêvent d'amour omis.

Lorsqu'il s'en va dans l’univers
Le blé brûlé de feu sévère,
Naitra des cendres une grosse bougie
Avec des flammes de nostalgie.

Dés qu'il périt dans la prairie
Le nid parmi les feuilles fleuries,
Prendra le vent les ailes ailleurs
Laissant les œufs mourir de peur.

Le moment où il presse le pas
Dans une descente vers le trépas,
Suivra la neige pour envelopper
De gel l'espoir d'une ère de paix.

Après qu'ils soient noyés en mer
Les yeux qui tissent de la lumière,
Viendra le noir sur un nuage
Planter sur terre un grand orage.

L'instant qu'il prenne son bain de sang
Annonce le ciel un mal naissant,
Pleuvra des braises de résidu
Sur le chemin des têtes perdues.

Le temps qu'il passe dans le désordre
Entre les dents qui aiment mordre,
Iront les os dans une chair
Cueillir les plaies qui poussent en l'air.

Le jour qu'il pleut de chaudes larmes
Sous la terreur du poids des armes,
Lira la vie dans son histoire
Un drame cousu dans le terroir.


nado
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le 19-10-2011 à 11:57:01
Découvrir vos poemes sur ce site est un honneur pour nous nous asnamis et nous va droit au coeur, bravo il y a tant de sincerité et bonne contunuation
kader
le 19-10-2011 à 00:22:30
Je suis la vie

Il y a des siècles que je suis né,
Je suis pour toujours vivant,
Je suis un destin,
Je suis arrivé sur terre avant l'invention du temps,
Avant que les étoiles ne soient affranchies la nuit
Pour accompagner la lune dans l'espace vent.

Je suis né depuis toujours,
Je suis là avant l'eau,
Je suis l'instinct,
Venu avant l'arrivée de rien,
Connu avant l'alliance des liens,
Je suis la vie, je suis un besoin.

Je suis né partout,
Bien avant que la pierre ne donne le lierre,
Je suis le néant,
J'ai pensé avant l'intelligence
Et conçu l'éphémère sans air ni horizon,,
Je suis la fin d'un éternel début, je suis la vie.

Il y a des ères que je suis né,
Sans soleil, il n y avait pas de noir, il n y avait pas de couleurs,
Il y avait moi,
J'ai senti la douleur avant le châtiment
Et aimé le bonheur avant les sentiments,
Je suis un miracle, je suis une vie.

Il y a longtemps que je suis né,
Avant que la mémoire n'impose le souvenir à l'humanité,
Je suis l'histoire,
Je suis une âme avant la chair,
Avant la vue avant le flair,
Je suis la raison qui prend tous les sens, je suis l'existence.

Je suis né avant l’amour,
Je suis la solitude,
Conçu des noces du silence et du vide avant que l’écho ne cède les lieux à l’inertie,
Déçu avant même d’avoir rêvé d’un quelconque regard à l’autre bout de l’obscurité,
Venu sans parole pour conjuguer un fantasme au mode aveugle de la poésie,
Je suis une fantaisie, c’est moi la vie.

Je suis né avant la guerre,
A cette époque il n y avait pas de sang,
Je suis la paix,
Ecrite sans que l’encre ne dicte la lettre au cœur de l’infinie utopie,
Plantée dans un coin sans angles et sans mémoire qui épargne le brin d’un passé,
Je suis un cri légué par l’oubli, je suis une vie.

kader... Les braises fraiches
kader
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le 15-10-2011 à 10:34:48
Ni ce monde ni l'autre
Ni mon vent qui emporte
Dans ses vagues l'herbe morte,
Vers ma mer endormie
Sur l'orage qu'elle promit.

Ni l'averse qui me noie
Mon volcan dans la soie
Sous le feu qui jaillit
D'un cratère envahi.

Ni ma neige qui repose
Mes flocons sur mes roses,
Mes pétales inhumés
Dans une tombe parfumée.

Ni mon ciel, mon soleil,
Mon matin, mon réveil,
Et ma fuite pour lâcher
La terre dés le coucher.

Ni ma lune égarée
Dans le noir d'une soirée,
Mon étoile effacée
Du mur de ma pensée.

Ni mon champ qui fleurit
De visages qui sourient,
Et ma main bien tendue
Touche une joie attendue.

Ni la chute de mes eaux
Sous le chant des oiseaux,
Mon étang, l'océan,
Sur le mont du néant.


nado
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10-10-2011 à 22:02:31
chapeau monsieur Guerine vos avez touché nos ames sensibles tres beaux et j espere que les asnamis se reveillent de leurs long sommeils
Kader
le 10-10-2011 à 11:14:37
Merci de passer me lire, c'est aussi un plaisir pour moi d'échanger non seulement les mots, mais les émotions et le repos aussi... Je suis actuellement à Tizi ouzou ou je représente la willaya de chlef dans le cadre des échanges culturels... je remarque que notre ville est trop en retard par rapport à tizi ouzou... merci à vous...
nakhla
le 08-10-2011 à 09:26:05
j'ai du écouter ce poème pour mieux le savourer, merci pour ces moments de plénitude, j'en avais besoin pour apaiser mes peines de coeur.....bravo cher ami frere poete.
w.h
le 05-10-2011 à 12:31:24
C'est une belle danse avec les mots en transes...
Amel
le 04-10-2011 à 14:47:27
tes paroles sont une musique cher poète !!! Ne la quitte pas des yeux, restes toujours sur tes gardes ^^^^^^^^^^
médina
le 03-10-2011 à 14:23:59
Un poème avec des mots musicales.j'aime bien.
Kader
le 01-10-2011 à 03:23:42
Ton regard

Et ton regard qui me sourit
Faisant mes peines endolories,
Avec douceur pour caresser
Mon cœur saignant déjà blessé
Et gentillesse pour habiller
Ma chair qui porte un rêve tué.

Et ta parole qui vient poser
Des mots fourrés de bons baisers,
Sur la surface d’une joue mordue
Du mal d’amours hélas perdus
Le long du cou de l’existence
Qui compte des ères de grande absence.

Et ton image qui passe dorer
Le noir du mur de mes soirées
Avec un feu ou l’étincelle
Eclaire un bout de l’éternel
Laissant derrière la cire qui fume
Des flammes obèses qui me consument.

Et ton glamour qui me nourrit
La fougue du geste d’ailleurs périe,
Dans un chemin conçu de guerres
Qui cèdent au corps des plaies sévères
Avec l’élan qui frôle du doigt
Tes yeux qui volent toute ma joie.

Et ton fantôme qui me poursuit
Du soir passant au jour qui suit,
D’étoile qui file vers le soleil
Aux belles folies qui se réveillent,
De brise en vent en grave tempête
Qui prend les rêves de toute ma tête.

Et ton parfum me saoule la vie
Moi le poète combien ravi,
D’un monde en rimes en mélodies
Aux doux refrains en parodies,
D’élan en valse en vol ailé
En mer qui roule ses vagues salées.

Et ton absence que j’aime errer
Pour faire l’histoire d’un conte viré,
D’un grain en sable en grand désert
En terre en ciel en univers,
D'un clin en touche en doigts croisés
Autour d'un champ aux pailles rasées.

Kader


kader
le 24-09-2011 à 15:28:08
Acte 2 : La diligence.... extrait " Les bannis"

.../...

-« Monsieur Régnier, monsieur Régnier, votre diligence est là », cria un jeune militaire de loin pour informer Paul de l’arrivée du transport qui devait nous mener à Orléansville, située à 1 kilomètre de la gare des trains.
-« J’arrive !!! », reprit Paul en remerciant l’employer du buffet pour son bel accueil et son bon café. Il lui promit de le revoir, car il dit qu’il comptait s’installer définitivement en Algérie. Il était ravi d’avoir des sympathisants dans la région, il dit que ça lui éviterait l’effort de se présenter aux gens au moins, toujours avec son accent clair fourré de rires francs.

-« La diligence est une voiture
Qui porte les hommes dans la nature,
C’est un carrosse avec portières
Et un coffret lié derrière. »

-« La diligence possède des sièges
Et une toiture conçue de liège,
C’est un confort aux passagers
Qui rêvent du bout de leurs trajets. »

-« La diligence s’en va rouler
Au trot des bêtes sans reculer,
Dans un sentier bordée de pierres
Qui longe le bois d’une pépinière. »

-« La diligence hippomobile
Traverse les rues d’Orléansville,
Tirée d’une force de chevauchée
Qui obéit au vieux cocher. »

-« La diligence s’engage vive
Et sonnent sa cloche quand elle arrive
Aux murs qui datent d’un temps péri
Aux portes de la messagerie. »

.../...

nakhla
le 18-09-2011 à 14:52:18
Très beaux passages , félicitations .
kader
le 17-09-2011 à 14:37:13
Les bannis... extrait... acte 1 : La gare

.../...

Bien que Paul m’ait paru un peu bavard, je sentis quelques vérités parmi ses mots exultés avec une sincérité qui cachait sûrement un grand mystère. Comme lui, je n’aimais pas non plus que les occupants européens exploitent sauvagement la terre en négligeant ses propriétaires légitimes, dégradés au rang d’esclaves dans leur propre pays, vivant dans la misère absolue, souffrant de grande famine, de graves maladies et de totale ignorance. Mais je n’osais pas exposer mon point de vue à ce monsieur qui provoqua un sujet aussi épineux dés notre première rencontre. En plus, je n’ai pas bien saisi le sens réel de ses positions, ni le clan auquel il appartenait avec ce « nous » qu’il répétait incessamment. Je pris patience et décidai de garder le silence en attendant qu’il éclaircisse sa situation. Malgré l’estime que j’ai eu pour Paul, je trouvai ses engagements trop hâtifs et irréfléchis par rapport à l’endroit et à l’occasion, mais il me semblait conscient et intelligent malgré ses idées étranges et son comportement évanescent. Je pensai alors que son séjour à la Dahra était sûrement pour un objectif sérieux, et que les paroles qu’il racontait n’étaient pas du tout un discours fortuit. Je devins curieux de savoir encore plus sur Paul, juste par ce que nous partagions ensemble le refus de voir la terre et ses habitants gérés de façon affreuse et inéquitable.

-« Orléansville la terre ferme
Où des bâtisses abondent et germent,
Avec la mer à vol d’oiseaux
Derrière les monts et les roseaux. »

-« Orléansville l’histoire revient
Et dans les cœurs elle plante des liens,
Il poussera aux pierres ruinées
Le fruit des rêves enracinés. »

Paul était un homme courtois avec de bonnes manières qui lui permirent vite de se faire des amis parmi les soldats et les quelques passagers venus par le même train. Il fit le tour des groupes des voyageurs entassés dans cette petite salle d’attente à cause de la pluie qui arrosait finement la terre, séchée et endurcie par les grandes chaleurs de l’été qui venait de passer. C’était un jour maussade, doux malgré la pluie, avec des éclaircies brèves quand le ciel dévoilait le soleil brillant entre les gros nuages pris dans les vents d’automne. Il revint ensuite vers Marie, lui fit des éloges sournois avant de l’inviter à une boisson au buffet.
-« Merci chéri, vas y, j’ai bien mangé dans le train », dit-elle avec son sourire accablant.
-« Alors c’est toi qui vas m’accompagner Amed », me dit-il en faisant le pas devant moi.
Le buffet était une construction en bois située juste à coté de la salle d’attente, il y avait quelques petites tables entourées de chaises, et un comptoir qui séparait les clients de l’employer.
-« Bonjour », dit Paul en pénétrant au buffet, « ça sent le bon café chez vous, j’en prendrait bien une tasse chaude », ajouta-t-il en s’adressant à l’employer, un jeune européen faisant sûrement partie des soldats qui préféraient rester en Algérie après la fin de leur service militaire.
-« Du café pour moi aussi », dis-je lorsque Paul s’adressa à moi.
-« A votre service messieurs », dit le jeune homme en se retournant vers ses outils. Il revint quelques minutes après, muni d’un plat argenté avec nos tasses de café dessus.
-« Merci monsieur », dit Paul à cet homme qui nous servit avec tact et respect.
-« Ne me remerciez pas monsieur Regner, les clients comme vous sont très rares à Orléansville », répondit l’employer à Paul, ce dernier fut surpris d’entendre son nom dans cette contrée qu’il n’avait jamais connue.
-« Est-ce que vous me connaissez ? Je ne crois pas que j’ai déjà eu l’occasion de vous rencontrer ? » Questionna Paul après un cours moment de réflexion, ôtant son chapeau qu’il posa sur la table, à coté de la tasse qui fumait un parfum savoureux.
-« J’ai vu vos photos dans les journaux, vous étiez à la une il y a quelques mois », répondit l’employer à son interlocuteur stupéfait.
-« Ah oui, j’y ai pensé aussi, je ne savait pas que la république allait me suivre jusque là », répliqua Paul avec son rire franc, remplissant avec des échos gais l’espace du buffet vide de clients.
-« Ne vous étonnez pas monsieur Regner, vous êtes bien connu dans la région, beaucoup de fermiers sont des sympathisants de votre mouvement », annonça le jeune homme en exprimant l’honneur de recevoir une personnalité chez lui.
-« Notre mouvement est droit, nous sommes tous libres, mais nous ne sommes pas tous égaux, c’est le travail et le géni de nos oeuvres qui font nos différences », dit Paul à ce monsieur qui semblait heureux, charmé par le discours de ce roumi qui provoquait de plus en plus mon intrigue et ma curiosité.
Après une courte discussion entre les deux hommes, je compris qu’ils avaient des idées en commun, et qu’il s’agissait d’un mouvement politique qui prônait la liberté, une liberté qui différait d’un individu à l’autre selon ses facultés et son impact dans la société dans laquelle il évoluait.

-« Orléansville l’automne nettoie
La terre des feuilles ôtées du bois,
Laissant les oies faire d’autres nids
Avec labeur et grand géni. »

-« Orléansville la plaine qui dort
Sur un trésor rempli en or,
Enfoui aux cœurs des fronts muets
Dont les bras peinent à la suée. »

-« Gardez la monnaie », dit Paul après avoir honoré le dû des consommations avec un gros billet de banque. Je devinai cependant que cet homme complaisant devait être assez riche pour débourser une grosse somme d’argent pour un café dans le buffet d’une gare de train.
-« Vive L’anarchie », cria l’employer à haute voix pour remercier Paul pour sa générosité, et pour exprimer son adhésion à ses opinions qui s’opposaient au régime totalitaire imposé par les politiciens au pouvoir depuis Paris.
-« Oui, vive l’anarchie », répéta Paul avec ardeur dans le même ton élevé.
Je gardais toujours le silence en écoutant les deux hommes s’échanger les ovations et les congratulations, ému de découvrir que Paul, ce gentleman charmant et si raffiné, puisse être un membre de ce parti d’anarchistes redouté par les administrateurs et les militaires de Ténès. Je les ai souvent entendu parler de cette « secte » violente qui terrorisait les gens dans l’autre continent.
-« C’était donc cela l’objet des paroles du roumi, avec ce « nous » qu’il accentuait entre ses mots virulents et ses rires librement francs », pensai-je secrètement, reposé après avoir élucidé l’énigme de ce français qui arrivait en insultant les dirigeants de sa propre patrie...

.../...

kader
le 10-09-2011 à 23:26:33
Les bannis... Les anarchistes du Dahra... 1888

Acte 1: La gare

.../...

Je scrutais de loin les voyageurs qui descendaient des voitures cherchant un jeune français qui devait arriver à Orléansville avec sa famille. Le maire de Ténès m’avait chargé de l’accueillir et de l’accompagner jusqu’à sa nouvelle maison située près de Pointe rouge. Il m’avait informé que le monsieur venait avec sa femme et ses deux fillettes, je dus réserver des places dans la diligence qui partait pour Ténès avant de pointer un bon moment à la gare jusqu’à l’arrivée du train. La majorité des passagers étaient des militaires en petits groupes portant des uniformes propres et des képis différents selon leurs grades et leurs fonctions. J’épiais scrupuleusement les quelques civiles pour repérer ce nouveau débarqué, j’aperçus enfin un couple avec un porteur de bagages arabe qui les précédait, tenant deux grosses males en mains à la fin de cette petite foule qui se dirigeait vers la sortie. Mais il n y avait pas de fillettes avec eux, chose qui fit mes doutes que ça soit la bonne personne, jusqu’à ce que le bagagiste m’ait avisé du couple des voyageurs qui demandaient après mes services. Je me dirigeais alors à la rencontre des roumis avec un sourire bienséant avant de les interpeller en les saluant respectueusement.
-« Bonjour », dis je dés que je fus à la limite du monsieur.
-« Bonjour » répondit il avec sourire aussi, « Vous êtes bien le traducteur qui doit nous ramener à Ténès ? », reprit il, sachant qu’il n’attendait que moi pour le recevoir dans cette ville qu’il voyait pour la première fois.
-« Oui c’est bien moi », répondis je en me présentant à ce monsieur d’une trentaine d’années, beau et bien élégant. « Je m’appelle Ahmed, je suis traducteur et également poète, soyez les bienvenus à Orléansville ».
-« Ah, tu as entendu Marie, un poète pour nous accompagner jusqu’à la mer, c’est une belle chance, n’est ce pas !», dit le monsieur avec un rire franc en sortant de la petite porte qui donnait sur la salle d’attente de la gare.
-« Je suis Paul Regnier, je suis ingénieur en industrie, je suis chercheur en histoire aussi. Voici ma compagne Marie Reclus », ajouta-t-il en m’indiquant la jeune fille, éblouissante telle une lumière de lune dans une robe à fleurs serrée à la taille, mais élargie en cloche qui lui tombait jusqu’aux bottines.
-« Bonjour », dit Marie avec une voix douce et enchanteresse. Je remarquai ses yeux bleus comme la mer qui fait rêver, ses cheveux à grosses boucles ondulées étaient coiffés d’un chapeau penché asymétriquement sur sa tête avec une fleur dessus en guise d’ornement.
-« J’espère que le pays vous plaira, je suis entièrement à votre disposition, n’hésitez surtout pas à me demander si vous avez besoin d’un service », ajoutai je au couple, alors que Paul se chargeait de donner quelques sous au porteur qui attendait à l’extérieur de la gare. Marie prit place dans un banc en bois à coté des bagages, sûrement fatiguée par le long trajet et le bruit incessant du train pendant tout ce temps. Nous devions attendre la diligence de service qui faisait la navette entre la gare et la messagerie à l’autre bout de la ville, c’est de là qu’il nous fallait prendre une autre diligence, plus grande et plus confortable, tirée par quatre chevaux pour nous conduire jusqu’à la petite ville de Ténès, à quelques heures de route au nord d’Orléansville.
-« Orléansville le charme nu
Qui vous souhaite la bienvenue,
Et la Dahra à bras ouverts
Accueille l’été comme en hivers. »

-« Orléansville la grande vallée
Et la rivière qui passe couler
De l’eau pour que le champ féconde
Le blé qui peut nourrir le monde. »
Nous dûmes attendre un peu de temps la diligence en observant les ouvriers qui trimaient telles des fourmis dans ce grand chantier. Les uns creusaient de longues tranchées dans le sol, d’autres se chargeaient de transporter la terre dans des sellettes à dos d’ânes, et bien d’autres activaient rigoureusement entre un tas de barres de fer, des rangées de pierres taillées et un amas de planches et de madriers. Ces travailleurs, des arabes en majorité, obéissaient aux ordres d’un contremaître européen coléreux qui avait la main partout.
-« Fissaa !!! », criait le chef de temps à autre, avant de terminer avec des murmures qui ressemblaient à des injures que nous n’entendions pas de loin.
-« Il veut dire aux ouvriers d’aller plus vite », expliquai je à Paul quand il me jeta un regard curieux, après le cri du chef qui causa des remous parmi les ouvriers engloutis dans la construction de la gare.
-« Ben oui, il faut que les ouvriers soient correctes dans leurs tâches, cette gare jouera un rôle essentiel dans l’épanouissement de la région », relança-t-il sèchement, ignorant ces indigènes qui bossaient jusqu’à la peine, exploités comme des esclaves pour de misérables « sourdis ».
-« Orléansville est promise pour être une grande et belle ville à l’avenir, les français se réjouissent d’être les premiers à concevoir cette cité 14 siècles après les romains », ajouta Paul dans sa lancée lyrique, daignant toujours d’oublier le peuple des autochtones injustement méprisés.
-« Beaucoup de civilisations se sont succédées dans le pays, elles avaient chacune contribué à l’évolution de la terre et de l’esprit des habitants », dis je pour accompagner Paul dans un discours qui s’affichait contradictoire et obstinément fermé.
-« Les autres civilisations étaient des envahisseurs ingrats qui cherchaient l’expansion et l’exploitation des biens du pays seulement, les français sont des conquérants qui apportent du civisme à ces terres jadis sans état », rétorqua le français avec arrogance et grande fierté. Il cita l’exemple des romains et des vandales qui envahirent sauvagement les villes et les richesses laissées par les phéniciens, juste pour assouvir les caprices fantasmagoriques des gouverneurs de Rome. Les arabes et les musulmans sont passés par là car c’est un passage obligé pour se rendre en Andalousie. Les derniers Ottomans étaient des occupants brutes et violents qui opprimaient les populations pour pirater leurs moissons agricoles. Il affirma que les français étaient les seuls conquérants honnêtes, sincères pour s’investir entièrement dans ces régions désolées et difficiles à œuvrer, et cette mentalité tribale d’un temps primaire qu’il fallait changer et moderniser.
-« Est-ce que vous avez fait un bon voyage ?», questionnai je pour changer de parole et sortir de ce discours conflictuel.
-« Oui, ce fut un long mais un bon voyage, ce projet de rails est d’une envergure extraordinaire. Marie a beaucoup aimé les paysages et les vastes espaces libres. Pour ma part, j’ai été ébloui par les grands travaux effectués dans les villes, et par les étendues de terres soigneusement cultivées », répondit il, toujours dans sa bonne élocution entre deux rires francs.
-« Nous refusons que ces récoltes soient injustement détournées vers un autre continent. », dit Paul soudainement avec un accent grave et strict pour cette fois.
-« Il est inadmissible pour nous de voir les efforts de nos parents pionniers exploités par des militaires et des politiciens enfouis dans leurs bureaux de confort parisien. Nous n’acceptons pas leur république chauvine et leur démocratie hypocrite », ajouta-t-il dans un ton haineux qui fit mon intrigue et mon grand étonnement, c’était la première fois que j’entendis un roumi insulter la république.
Je ne compris pas bien l’attitude de ce roumi qui arrivait avec une opinion singulière rejetant les arabes, les militaires et même les politiciens de Paris. J’ai été par contre charmé par sa personne enthousiaste, beau parleur avec lequel le contact était aisé car il ne se sentait nullement dépaysé dans cette région qu’il commençait à découvrir. Sa grande taille dans son costume de velours à grosses cotes marron lui faisaient l’air d’un grand monsieur. Il portait un chapeau rond qu’il tenait presque tout le temps en main, laissant voir ses cheveux châtains, plus longs que ceux des militaires qui grouillaient dans la salle d’attente avec leurs têtes presque toutes rasées à raz.

-« Orléansville les vents se mêlent
Et croisent le feu à l’eau qui gèle,
De paix froissée en temps de guerre
En calme qui cache l’éclat sévère. »

-« Orléansville les dunes sommeillent
Sur une colline sous le soleil,
Bientôt pleuvra l’hiver ses cordes
Dès que l’année nouvelle aborde. »

.../..

kader
kader
le 09-09-2011 à 15:01:44
-« Orléansville le monde descend
Dans cette gare au quai récent,
Sous le tonnerre d’une grosse ferraille
Derrière les pierres de la muraille. »

-« Orléansville le train s’arrête
Avec le bruit d’une bonne tempête,
Pendant ce jour de pluie bergère
Que porte le vent depuis la mer. »

-« Orléansville le charme nu
Qui vous souhaite la bienvenue,
Et la Dahra à bras ouverts
Accueille l’été comme en hivers. »

-« Orléansville la grande vallée
Et la rivière qui passe couler
De l’eau pour que le champ féconde
Le blé qui peut nourrir le monde. »

-« Orléansville les vents se mêlent
Et croisent le feu à l’eau qui gèle,
De paix froissée en temps de guerre
En calme qui cache l’éclat sévère. »

-« Orléansville les dunes sommeillent
Sur une colline sous le soleil,
Bientôt pleuvra l’hiver ses cordes
Dès que l’année nouvelle aborde. »

-« Orléansville la terre ferme
Où des bâtisses abondent et germent,
Avec la mer à vol d’oiseaux
Derrière les monts et les roseaux. »

-« Orléansville l’histoire revient
Et dans les cœurs elle plante des liens,
Il poussera des pierres ruinées
Le fruit des rêves enracinés. »

Kader
kader
le 05-09-2011 à 15:48:57
Les bannis... Les anarchistes du Dahra... 1888

Acte 1: La gare

.../...

-« Orléansville, tout le monde descend !!! », hurla le chef de gare dès que le train s’immobilisa totalement au niveau du quai, après les sifflements stridents de la locomotive qui dégageait de partout ses bouffées de vapeur sous le bruit assourdissant des roues au frein, frottant cette masse métallique le long de la voie ferrée. La terre tremblait sous nos pieds à cause du poids de l’engin et du vacarme des moteurs qui tiraient plusieurs wagons. La machine semblait essoufflée et épuisée après un trajet d’une demi journée depuis Alger, traversant La Mitidja, le massif rocheux du Zakkar et la plaine du Cheliff, pour s’arrêter dans cette gare implantée récemment au milieu d’un bois de pins et d’une plantation d’oliviers à l’est de la ville.

-« Orléansville le monde descend
Dans cette gare au quai récent,
Sous le tonnerre d’une grosse ferraille
Derrière les pierres de la muraille. »

-« Orléansville le train s’arrête
Avec le bruit d’une bonne tempête,
Pendant ce jour de pluie bergère
Que porte le vent depuis la mer. »

La gare était toujours en chantier malgré l’inauguration de la ligne ferroviaire reliant Alger à Oran, de grandes œuvres s’effectuaient à coté des baraques en bois qui servaient de salle d’attente, de guichet et même de buffet. Ce réseau de chemin de fer avait une importance capitale pour les français, une toile d’araignée qui permettait de couvrir et de contrôler les villes et les provinces de l’Algérie, ainsi que les autres pays du Maghreb. Ce moyen de transport massif facilitait l’urbanisation de la région encore vierge, et le déplacement rapide des personnes et des marchandises afin d’exploiter laborieusement les richesses du pays.

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Kader
le 01-09-2011 à 00:40:21
Acte 7 : extrait Le recueillement

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Nous décidâmes, mon ami et moi, de finir nos boissons et de sortir marcher à l’ombre des ficus qui ornaient les rues principales de la ville. Ces arbres étaient bien entretenus par les ouvriers de la municipalité, leur feuillage était sculpté en formes de carrés sur des troncs solides et droits, ils étaient arrosés à la fin de chaque jour.
La rumeur de la capture et de l’éventuelle exécution de Bou Ar’Aara fit vite une grosse tache d’huile dans la ville et ses alentours. Les soldats et les spahis qui collaboraient avec eux se réjouissaient de la nouvelle et l’exprimaient par des rires euphoriques et des chants nonchalants qu’on entendait après leurs passages agités. Les arabes quant à eux espéraient un dénouement plus glorieux pour cet homme légendaire qui faisait une fierté sous leurs toits. Ils étaient déçus par cette fin tragique et regrettaient beaucoup le mauvais sort de ce héros déchu. Mais ils n’osaient guère exprimer leur tristesse ouvertement, ils étouffaient leur colère et leur déception dans leurs torses silencieux, de peur de subir la mauvaise réaction des européens.
-« Est-ce qu’ils vont le juger ici au tribunal d’Orléansville ? », dis je à mon ami en marchant le long de la rue d’Isly, les travailleurs de la commune se chargeaient de décorer l’artère avec des drapeaux tricolores français, et avec des images qu’ils collaient aux murs mentionnant des slogans qui scandaient la république et la liberté.
Le kiosque de la place public était lui aussi orné de fanions, de fleurs, de guirlandes multicolores et de feuilles de palmier pour fêter la fin de la guerre. Il y aura les officiels de la ville, les notables arabes, les caïds et le public mondain d’Orléansville pour célébrer ces cérémonies. Ils danseront les soirs d’été à la musique de la fanfare et aux airs de leurs musiciens avec leurs instruments bizarres qui émettent des sons magnifiques qui charment l’ouie et touchent l’émoi.
-« Le maire a dit que Mamar va être jugé ici dans le tribunal d’Orléansville, il ajouta q’un magistrat affrété d’Alger est déjà en route justement pour cet effet », me dit Alexander qui savait que les français voulaient juger cette affaire par un tribunal local comme un fait divers notoire, ils évitaient d’ébruiter l’événement et de lui donner une ampleur politique. Il savait aussi que les autorités voulaient que le jugement de Bou Ar’Aara soit sans la moindre pitié, et que la peine capitale soit la meilleure résolution. Ce serait un exemple pour tous les indigènes qui tenteraient d’enfreindre la loi et de se révolter, comme dans certaines insurrections connues pendant l’enrôlement des jeunes dans les rangs de l’armée française pendant la guerre, ou comme d’autres émeutes entreprises par un mouvement de colons anarchistes qui désobéissaient au nouveau système républicain.
-« Est ce qu’ils vont vraiment l’exécuter, ou bien vont-ils avoir la clémence de le gracier comme les prisonniers dont la libération fait l’objet de rumeurs et de timides chuchotis ? », demandai je avec peine, cherchant un moindre espoir qui pourrait reposer les tourments du mal que je partage avec cet homme malheureux.
-« En effet, le maire déclara qu’un bon nombre de détenus allaient être graciés, bénéficiant de l’amnistie accordée par le gouvernement à l’occasion de l’armistice en Europe. Mais il avoua clairement que ce n’était malheureusement pas le cas de Bou Ar’Aara », m’informa l’ami, en prenant place dans un banc de la place public, un banc métallique avec un siège en bois confortable après une marche entre les rues sous le soleil luisant.
-« Un officier annonça ouvertement que ce tribunal ne fera que répéter les discours des assises précédentes, et qu’il finira par prononcer la sentence déjà proclamée lors des séances où l’inculpé était toujours absent », ajouta l’ami en se penchant sur son petit carnet, sans doute pour se rappeler des points qu’il devrait me raconter, après son entretien avec les gouverneurs de la ville ce matin.
-« Un soldat de teint basané tel un arabe gronda fortement que Bou Ar’Aara est passible de la peine capitale, il mérite la mort, dit-il, ses compatriotes respirent la joie après son arrestation, après la terreur et la peur qu’il a semées dans toute la région », me dit Alexander avec une franchise douloureuse de son rapport noté dans son calepin.
-« Mais Bou Ar’Aara n’est pas seulement un homme, il représente le vœu et l’espoir de toute une nation », relançai je presque sournoisement.
Des écoliers passants dans la place public se faisaient remarquer par leurs cris vivaces et joyeux. « Vivent les vacances », disaient les uns en s’esclaffant, insouciants des événements qui touchaient la ville et des changements qui s’effectuaient dans le monde par ce début d’été. Le bruit de leur chahut fit des échos gais dans toute la ville, vide comme toujours, par cette heure d’après midi chaude.
-« Mamar n’est pas un homme qu’il faut punir comme le commun des bandits, sa rébellion est un symbole d’éveil chez la population ignorante et complètement déshéritée. Les Français sont dans la phase du progrès et de l’épanouissement de la région, l’ère de la résistance est bien révolue. Pour eux Mamar est un obstacle qu’il faut urgemment éliminer. », Dit mon compagnon dés que les enfants disparurent avec leurs cris juvéniles répandus partout dans la ville.
-« Oui, Mamar mérite mieux que le silence et l’inertie de cette population meurtrie », dis je avec le même ton sournois.
Alexander m’apprit que l’armistice ne devait être signée en Europe que quelques mois après, le temps de discuter des nouvelles frontières et de dresser de nouvelles lois. Mais rien ne les empêchait de fêter la victoire pendant tout l’été avant de commencer l’écriture des pages d’une toute nouvelle histoire. Les pays européens sortent d’une grande guerre, ils sont presque des états anéantis qu’il faut reconstruire de nouveau, ils ont bien besoin de l’assistance des colonies nouvellement conquises pour résoudre les crises critiques qu’ils vivent et subvenir aux demandes de la relance économique et sociale. Donc, la fin de la guerre et l’armistice en Europe n’explique pas la liberté des autochtones en Algérie, ils seront plus exploités et les injustices seront plus cruelles qu’avant. Je pensais alors que Maamar n’était qu’une épopée minime et intempestive par rapport aux enjeux historiques du monde, une légende vouée à l’oubli à cause de son incompatibilité avec l’actualité d’un présent aux droits inéquitables.

-« Je suis maître du silence,

Il parlera quand je me tais
Et décrira l’âme ameutée,
Il rira bien quand je me pleure
Et prendra vie quand je me meure. »

-« Je suis un roi dans un pays peuplé de solitude,

Elle tient ma main en bonne amie
Parmi la foule des cœurs soumis,
Elle posera sa corde autour
Du rêve pondu de mes amours. »

-« Je suis grand dans une contrée de rêves nains,

Ils passeront comme d’habitude
En courtoisie tel un prélude,
Et s’en iront laissant le soin
Au feu de mettre sa langue au foin. »

-« Je suis mythe dans un conte sans aucune fée,

Elle honte mon jour et lève ma nuit
Jusqu’au soleil de l’aube qui suit,
Elle vole des ailes que je dois suivre
Avant l’oubli d’une joie à vivre. »

-« Je suis rebelle parmi une peuplade de gens soumis à l’injuste raison,

Ils mordent et mâchent pour avaler
Le fruit amer d’une vie salée,
Ils lèchent le sol et ils mouchardent
L’ami absent qui les regarde. »

-« Je suis artiste dans la toile d’une légende oubliée,

Elle chante et peint et joue des tours
Aux ignorants à l’œil sourd,
Elle brode des fresques et des poèmes
Fleuris de rimes que le vent sème. »

Alexander m’invita à partager son repas au restaurant de l’hôtel des voyageurs, j’acceptai volontairement son invitation en vidant le banc de la place public pour nous rendre au restaurant situé à l’ouest du boulevard du nord. Nous marchâmes le long de ce boulevard à la chaussée de terre poudreuse, avec ses trottoirs ombrés de caroubiers denses qui captaient les rayons du soleil chaud de ce début d’après-midi de juin. Le marché couvert avec son architecture gracieuse marquait une touche somptueuse à coté de l’image des constructions tristes et laides de la caserne avec sa muraille de pierres lourdes et son teint grisâtre et vieillot, du tribunal de style acerbe et satirique, et de la prison qui le touche, émergeant du sol comme un roc sinistre, épouvantable et sincèrement déplaisant.
Le repas servi par un garçon de salle avec souplesse et hardiesse était copieux, léger et bien adapté à la saison chaude. La salle du restaurant presque vide était large et propre avec des tables bien rangées, couvertes de nappes blanches avec de fines broderies aux coins. Des couverts somptueux étaient déjà déposés attendant la clientèle du soir, avec des torchons bien roulés dans des verres de forme étrangement magistrale. Des cuillères, des fourchettes et des couteaux métalliques brillants indiquaient le bon service et l’excellente nourriture que les passagers devaient déguster avec art et belle manière. Nous étions sûrement les derniers clients retardataires, car l’heure du déjeuner était bien passée.
Alexander me déclara sa décision de rester suivre l’affaire de Mamar jusqu’à sa fin. Il décida d’ajourner l’enquête pour laquelle il était normalement venu à la Dahra. C’était l’affaire du vol d’objets d’art et d’histoire exercé dans la région et dans tous le pays. Ces objets valeureux étaient acheminés vers les musées de France et d’Europe par le petit port de Ténès. Mon compagnon m’avoua que c’était la violation de l’histoire de toute l’humanité, et la déformation de la richesse patrimoniale, culturelle et identitaire des Algériens. Il m’expliqua que les générations futures devront se rendre à Paris pour comprendre l’histoire de l’Algérie. D’après lui certains administrateurs de haut rang sont impliqués dans cette contrebande illicite, profitant de l’ignorance et du désintéressement des autochtones pour gagner des fortunes d’argent.
-« Des violations pareilles ne devaient sûrement pas exister si tout le monde agissait comme Bou Ar’Aara », répondis je à Alexander en finissant mon repas que je pris à la main, ne sachant pas l’emploi des outils en métal brillants.
-« Je partage ton avis, et c’est pour cette raison que je voudrais connaître le dénouement de cette histoire de rébellion unique en son temps », reprit il avant d’appeler le serveur pour payer l’addition de ce repas confortant.
Le propriétaire du restaurant vint en personne avec une sous-tasse dans laquelle il y avait un billet mentionnant le prix à débourser. Le monsieur était un jeune colon présentable et trop élégant
-« Le magistrat qui s’occupe de l’affaire de Bou Ar’Aara est déjà à l’hôtel, l’avocat désigné d’office pour la défense de ce brigand est arrivé avec lui », dit le monsieur qui semblait attentif à notre discours depuis son petit comptoir à quelques pas de notre table.
-« Beaucoup de nos aimables clients ont souffert de sa terreur et de son hostilité », ajouta-t-il avec un soupire de soulagement.
-« Que la justice soit bien rendue », fit Alexander en étalant sa monnaie après avoir déchiffré le contenu du billet.
-« J’espère que la justice lui appliquera l’extrême punition », conclut le monsieur avec un large sourire de satisfaction.
Un groupe de soldats bien tenus étaient attroupés à l’entrée de l’hôtel pour escorter et assurer la sécurité du juge et de l’avocat dépêchés d’Alger. Je pus apercevoir du monde dans le hall de cet établissement luxuriant. Alexander proposa de rester pour avoir un entretien avec ces hommes de loi, alors que moi je décidai de rendre visite à mon ami l’imam à la mosquée de la ville, pour me nourrir de ses connaissances et me reposer l’esprit avec son discours sagement raisonnable et plein de piété.
L’imam m’informa que les autorités d’Orléansville l’ont convoqué pour assister au procès de Bou Ar’Aara qui aura lieu demain matin.
-« Les Français veulent finir rapidement avec l’affaire de ce rebelle gênant », me confia-t-il franchement.
-« Ils ne veulent en aucun cas prendre le risque de le laisser vivant, ils savent bien qu’il pourrait les déjouer et s’enfuir de nouveau », précisa l’imam, peiné lui aussi du mauvais sort de cet humble baroudeur.
-« Effectivement, vivant il constitue toujours un danger que les Français n’aiment pas du tout courir. Et puis, si Maamar arrive à s’échapper de leurs mains ce sera l’humiliation pour eux aux yeux de la population des arabes et l’avilissement devant leurs chefs hiérarchiques », ajoutai je dans une logique évidente mais dure à admettre pour l’imam comme pour moi.
-« Tu as bien raison poète, les Français ne seront pas cléments avec Maamar. Que le bon Dieu l’assiste dans cette pénible épreuve, que Dieu nous aide à accepter nos peines et supporter nos malheurs avec patience et bonne sérénité », conclut l’imam après que le muezzin eut appelé les fidèles croyants pour la prière de l’après midi.
Les présents pour la prière étaient d’un nombre considérable, le climat à la mosquée sentait la tristesse que l’on éprouve lors des recueillements à la mémoire de l’absent.
Nous accomplîmes la prière ensemble, droitement alignés derrière l’imam, tous comme un seul cœur, portant les plaies d’un seul mal d’une peine que nous partagions communément dans un silence de pure piété.

-« Je me dévoue et me recueille
Pendant la joie et le grand deuil,
J’accepte le don offert des cieux
Amer qu’il soit ou délicieux. »

-« Je prie ma foi en ce midi
Que l’âme ira au paradis,
Et pose ma vie entièrement
Entre les mains du Dieu clément. »

-« Je compte les boules du chapelet
Avec le cœur trop esseulé,
Et plie mes jambes sur le tapis
Parmi des hommes tous accroupis. »

-« J’incline le dos pour souligner
Mon front à terre dans la lignée,
Mon obédience au grand seigneur
Pour le pardon de mes erreurs. »

-« Je vole sur l’aile d’un ange passant
Sur mon épaule en l’embrassant,
Ayant l’espoir qu’il va prêcher
Pour effacer tous mes péchés. »
Kader
le 17-08-2011 à 03:29:08
L’imam paraissait comme une tache non conforme au milieu des officiels occidentaux réunis devant le tribunal, enturbanné et enfoui dans une gandoura blanche couverte de son burnous royal qu’il portait aux grandes occasions seulement. La grande foule des paysans assis à plein le sol pouvait observer les magistrats pénétrer à l’intérieur de ce bâtiment monstrueux. Nous devions attendre sans bouger jusqu’à ce que la sentence réservée à Bou Ar’Aara soit bien connue. Je fus un peu étonné de ne pas voir Alexander parmi la gente des officiels. Ali, assis à mon coté, ne l’avait pas aperçu non plus. L’absence du journaliste rajouta des remords à mes peines pour Maamar, qui devait être conduit à la cour par une porte interne reliant la prison au tribunal.
Nous dûmes rester dans cette situation lassante sous le soleil battant jusqu’à l’heure de midi. Certains enfants pleuraient de soif et de faim, d’autres gens malades gémissaient de douleur, et bien d’autres gardaient le silence meurtri, effrayés, en observant la terrible machine froidement exposée à l’ombre du dense caroubier.
Les présents au tribunal commencèrent à sortir un à un avec leurs documents en main, l’imam était le dernier à quitter la salle avec sa tête baissée. Mon inquiétude s’accentua en remarquant qu’Alexander était toujours absent, il tenait énormément à suivre cette affaire jusqu’à sa fin. J’eus soudain peur qu’un grave malheur ne lui soit arrivé depuis hier soir, sachant qu’il était souffrant quand nous nous sommes quittés. Des soldats tiraient des coups de feu en l’air en guise de bonheur et de joie pour la sentence observée contre l’inculpé, d’autres plus excités criaient fortement « vive la justice !!! ».
Un militaire gradé s’approcha de la foule des paysans avec un papier à la main, suivi d’un arabe pour nous traduire ses paroles et d’une horde de soldats pour assurer sa protection. Le militaire exposait son discours à la population, interrompu par le traducteur qui nous déchiffrait le contenu en arabe par fragments. Nous comprîmes tous que Mamar a été condamné à la peine capitale, et qu’il allait être exécuté à la guillotine dans l’instant qui allait suivre. Le contenu du papier expliquait que ceci était le châtiment réservé à toute personne qui oserait enfreindre la loi de la république française. Un sentiment d’effroi traversa les cœurs des autochtones rassemblés dans la place public par ce matin maudit. Ils devaient assister à l’exécution de l’un de leur frère, celui qui savait exprimer leur colère et leur mécontentement, celui qui pouvait rehausser leur honneur et apaiser leur profond désarroi.
Peu de temps après ce discours affreux, des bourreaux cagoulés ramenèrent Mamaar jusqu’à la guillotine. Nous l’entendîmes répéter le dernier témoignage pour le grand seigneur, suivi de l’imam qui récitait des versets du sacré coran et clamait des louanges avec ses bras hautement levés. Des femmes pleuraient un effroyable chant en empêchant les enfants de regarder cette scène horrible, certains hommes aux âmes sensibles baissaient leurs têtes pour s’épargner la douleur de voir cette image épouvantable.
Je vis Mamaar accroupi, sa tête déposée dans le berceau de la machine, attendant l’ordre pour que le bourreau active la hache qui lui arrête la vie. L’ordre fut donné, le bourreau tira la barre pour libérer la lame qui glissa vite et coinça soudainement à la moitié de son chemin. Je pensai cependant aux paroles d’Alexander qui disait que si par miracle la guillotine ou bien la corde de pondaison ne fonctionne pas, cela serait l’ultime chance pour sauver un inculpé. Il m’expliqua que l’exécution par ces moyens ne se fait pas en deux tentatives, et que si la première est ratée le sujet passerait à un emprisonnement à perpétuité. C’est un droit international élu aux condamnés pour ces peines lourdes, me dit il au cours de nos dialogues. J’éprouvai un sentiment de soulagement bref et désespéré, car pour le cas de Bou Ar’Aara, il a fallu un deuxième essai, un changement de bourreau, un troisième essai, puis un quatrième pour que la guillotine atteigne son objectif, suivie des tirs des soldats et des cris apocalyptiques de la foules des indigènes frustrés et terrorisés.
Des gens s’évanouissaient et succombaient à terre comme des fruits trop mûrs, une femme enceinte ne put s’empêcher de mettre bas son enfant au milieu de la foule, couverte par de vieilles dames qui cachaient sa pudeur avec le sentiment du gêne et de l’embarras.
La foule des autochtones ahuris fut dispersée après l’exécution de Bou Ar’Aara, la grande partie des paysans quitta les lieux sans avoir eu le courage d’assister à l’enterrement de Mamaar, les gens avaient peur d’être reconnus comme proches ou amis de ce révolté même après son décès. Je fus présent à ce cortège funèbre, le corps inerte de ce héros enveloppé dans un tissu blanc était mis sur un chariot tiré par une jument, suivi de l’imam et de quelques croyants, longeant à pied le boulevard de l’ouest vers la porte de Ténès dans une atmosphère tristement chaste, à destination du cimetière arabe situé à l’autre rive de Tsighaout, appelé communément le cimetière des pauvres.
L’enterrement fut bref et morose, sans l’émotion grandiose d’une vraie cérémonie funèbre, juste une dévotion religieuse avec une prière, un prêche rapide avant que l’imam ne conclût :
-« Nous sommes à Dieu et c’est à lui que nous retournerons », « Que le grand seigneur accueille ce pauvre serviteur dans son vaste paradis ».
-« Amin », répondirent les quelques présents, avant de disparaître chacun vers sa destinée.
Je revins à l’hôtel des voyageurs après l’enterrement de Maamar pour savoir les nouvelles de mon ami Alexander, son absence m’inquiétait énormément, le pressentiment d’un malheur me nouait la gorge et me pesait lourd dans le cœur. Le réceptionniste de l’hôtel confirma mes doutes en m’annonçant que le journaliste anglais était pris d’un gros malaise et que son état s’est sérieusement aggravé pendant la nuit, il a été évacué à l’hôpital militaire d’Orléansville ensuite transporté en urgence vers la capitale. Je fus terriblement désolé pour Alexander, encore plus triste de savoir que personne n’écrira la légende de Harchaoui Maamar, dit Bou Ar’Aara, un martyre que l’histoire ne reconnaîtra hélas jamais.

Kader
le 17-08-2011 à 03:22:54
Telle ne fut ma surprise mauvaise et mon choc grand en voyant cette machine installée sur une estrade en bois sous le premier caroubier au coin de la place J’entendis les prières sournoises des uns et les pleurs étouffés des autres parmi la foule des pauvres indigènes. Ils avaient vite compris l’objet de leur présence ainsi que le malheureux destin qui attendait Bou Ar’Aara, tous alarmés à la vue de cette machine à donner la mort. Grise et sinistre avec une mine macabre à faire froid au dos, svelte et cruelle avec son air à flairer le sang, giclé affreusement sur la surface de sa ferraille moisie dans son horrible solitude, une guillotine.
Kader
le 05-08-2011 à 01:30:18
Acte 7: La guillotine

.../..

La guillotine rince
Le cou d’un rêve mince,
Avec sa lame de fer
Importée de l’enfer
Et son bruit assourdi
Au dos du paradis.

La guillotine brille
Au ciel d’une belle nuit,
Cirée en fine paille
Dans un lot de ferraille,
Debout telle une stèle
Dans une allure qui gèle.

La guillotine arrête
La vie portée en tête,
Avec l’instinct tracé
Dans une mémoire glacée,
Et du silence d’horreur
Des fins fonds de la peur.

La guillotine glisse
Entre des rails lisses,
Dans un chemin rebelle
Aux portes de l’éternel,
Ornée d’acier tranchant
Le temps d’un jour méchant.

La guillotine mord
Au choix du dernier sort,
Avec ses dents qui sondent
Un trou dans l’autre monde
Et ses entrailles qui broient
Les os tremblant d’effroi.

.../...
Kader
site/blog
le 30-07-2011 à 00:37:20
Bon ramadhan...

Maitre je suis après le seigneur
De mon âme frêle et frivole
Qui exige le diable et tente satan.
Grand je suis dés le petit jour,
Conduisant mon existence d'un bras noble
Qui dompte le rêve absurde sur un fil d'enfer.
Droit je suis marcheur diurne,
Traquant le bonheur à l'orée d'une seule nuit
Valant mille contes, de mille fées, de mille autres vies.

Franc je suis dés que l'étoile du berger s'évapore,
Laissant au jour la lumière du soleil et l'ombre de la lune
Qui accompagnent ma grande soif jusqu'aux fontaines du paradis.
Juste je suis tel le sablier qui ordonne le temps,
Servi en vagues de rosée propre sous mes pas dans la foulée des pieux,
Egaux ils sont unis attendant qu'il pleuve la joie du haut du minaret.
Bon je suis tel un festin de noces,
Cher tel un présent hérité d'un conte écrit en versets divins
Valant mille lettres, de mille vers, de mille autres poésies.

Kader...
madina
le 22-07-2011 à 19:29:52
J'attends de lire la suite sur un vrai livre.
N.chami
le 21-07-2011 à 23:44:18
merci pour cette lecture malgré les brûlures...une attente qui nourrit le maigre éspoir.....c'est cruele la mort par décapitation...
djamila
le 21-07-2011 à 21:57:59
Merci pour ce roman !! je vous felicite pour le poeme "aurore " que j'ai lus un peu plus loin sur lasnamia 2 . bravo !
Kader...
le 20-07-2011 à 20:11:42
Acte 7 : La guillotine

.../...

Nous décidâmes Alexander et moi de finir nos boissons et de sortir marcher à l’ombre des ficus qui ornaient les rues principales de la ville. Ces arbres étaient bien entretenus par les ouvriers de la municipalité, leur feuillage était sculpté en formes de carrées sur des troncs solides et droits, ils étaient arrosés à la fin de chaque jour.
La rumeur de la capture et de l’éventuelle exécution de Bou Ar’Aara fit vite une tache d’huile dans la ville et ses alentours. Les soldats et les spahis qui collaboraient avec eux se réjouissaient de la nouvelle et exprimaient leur satisfaction par des rires euphoriques et des chants alléchants qu’on entendait après leurs passages en troupes agitées. Les arabes, quant à eux, espéraient un dénouement plus glorieux pour cet homme qui faisait une fierté sous leurs toits. Ils étaient déçus par cette fin tragique et regrettaient beaucoup le mauvais sort de ce héros déchu. Mais ils n’osaient guère exprimer leur tristesse ouvertement, ils étouffaient leur colère et leur déception dans leurs torses silencieux, de peur de subir la mauvaise réaction des européens.
-« Est-ce qu’ils vont le juger ici au tribunal d’Orléansville ? », dis je à mon ami en marchant le long de la rue d’Isly, les travailleurs de la commune se chargeaient de décorer l’artère avec des drapeaux tricolores français, et avec des images qu’ils collaient aux murs mentionnant des slogans qui scandaient la république et la liberté.
Le kiosque de la place public était lui aussi orné de fanions, de fleurs, de guirlandes multicolores et de feuilles de palmier pour fêter la fin de la guerre. Il y aura les officiels de la ville, les notables arabes, les caïds et le public mondain d’Orléansville pour célébrer ces cérémonies, Ils danseront les soirs d’été à la musique de la fanfare et aux airs de leurs musiciens avec leurs instruments bizarres qui émettent des sons magnifiques qui charment l’ouie et touchent l’émoi.
-« Le maire a dit que Mamar va être jugé ici dans le tribunal d’Orlansville, il ajouta q’un magistrat affrété d’Alger est déjà en route justement pour cet effet », me dit Alexander qui savait que les français voulaient juger cette affaire par un tribunal local comme un fait divers notoire, ils évitaient d’ébruiter l’événement et de lui donner une ampleur politique. Il savait aussi que les autorités voulaient que le jugement de Bou Ar’Aara soit sans la moindre pitié, et que la peine capitale soit la meilleure résolution. Ce serait un exemple pour tous les indigènes qui tenteraient d’enfreindre la loi et de se révolter, comme dans certaines insurrections connues pendant l’enrôlement des jeunes dans les rangs de l’armée françaises pendant la guerre, ou comme d’autres émeutes entreprises par un mouvement de colons anarchistes qui désobéissaient au nouveau système républicain.
-« Est ce qu’ils vont vraiment l’exécuter, ou bien vont-ils avoir la clémence de le gracier comme les prisonniers dont la libération fait l’objet de rumeurs et de timides chuchotis ? », demandai je avec peine, cherchant un moindre espoir qui pourrait reposer les tourments du mal que je partage avec cet homme malheureux.
-« En effet, le maire déclara qu’un bon nombre de détenus allaient être graciés, bénéficiant de l’amnistie accordée par le gouvernement à l’occasion de l’armistice en Europe. Mais il avoua clairement que ce n’était malheureusement pas le cas de Bou Ar’Aara », m’informa l’ami, en prenant place dans un banc de la place public, un banc métallique avec un siège en bois confortable après une marche entre les rues sous le soleil luisant.
-« Un officier annonça ouvertement que ce tribunal ne fera que répéter les discours des assises précédentes et qu’il finira par prononcer la sentence déjà proclamée lors des séances où l’inculpé était toujours absent », répondit l’ami en se penchant sur son petit carnet, sans doute pour se rappeler des points qu’il devrait me raconter, après son entretien avec les gouverneurs de la ville ce matin.
-« Un soldat de teint basané tel un arabe gronda que Bou Ar’Aara est passible de la peine capitale, il mérite la mort, disait-il, ses compatriotes respirent la joie après son arrestation, après la terreur et la peur qu’il a semées dans toute la région », me dit Alexander avec une franchise douloureuse de son rapport noté dans son calepin.
-« Mais Bou Ar’Aara n’est pas seulement un homme, il représente le vœu et l’espoir de toute une nation », relançai je presque sournoisement.
Des écoliers passants dans la place public se faisaient remarquer par leurs cris vivaces et joyeux. « Vivent les vacances », disaient les uns en s’esclaffant, insouciants des événements qui touchaient la ville et des changements qui s’effectuaient dans le monde par ce début d’été. Le bruit de leur chahut fit des échos gais dans toute la ville, vide comme toujours, par cette heure d’après midi chaude.
Alexander m’apprit que l’armistice ne devait être signée en Europe que quelques mois après, le temps de discuter des nouvelles frontières et de dresser de nouvelle lois. Mais rien ne leur empêchait de fêter la victoire pendant tout l’été avant de commencer l’écriture des pages d’une toute nouvelle histoire.

-« Je suis maître du silence,

Il parlera quand je me tais
Et décrira l’âme ameutée,
Il rira bien quand je me pleure
Et prendra vie quand je me meure. »

-« Je suis un roi dans un pays peuplé de solitude,

Elle tient ma main en bonne amie
Parmi la foule des cœurs soumis,
Elle posera sa corde autour
Du rêve pondu de mes amours. »

-« Je suis grand dans une contrée de rêves nains,

Ils passeront comme d’habitude
En courtoisie tel un prélude,
Et s’en iront laissant le soin
Au feu de mettre sa langue au foin. »

Je suis mythe dans un conte sans aucune fée,

Elle honte mon jour et lève ma nuit
Jusqu’au soleil de l’aube qui suit,
Elle vole des ailes que je dois suivre
Avant l’oubli d’une joie à vivre. »

-« Je suis rebelle parmi une peuplade de gens soumis à l’injuste raison,

Ils mordent et mâchent pour avaler
Le fruit amer d’une vie salée,
Ils lèchent le sol et ils mouchardent
L’ami absent qui les regarde. »

-« Je suis artiste dans la toile d’une légende oubliée,

Elle chante et peint et joue des tours
Aux ignorants à l’œil sourd,
Elle brode des fresques et des poèmes
Fleuris de rimes que le vent sème. »

.../...

Kader...
w.h
le 13-07-2011 à 08:50:11
merci pour ce roman de ce personnage de notre region que j'ignorais ....
Kader
le 12-07-2011 à 19:03:25
Le célèbre inconnu.... Acte 4 Bocca Sahnoun

.../...

Des rafales de tirs déchiraient de temps à autre le silence de cette nuit printanière, Orléansville célébrait la fin de la guerre. J’aidais mon ami Ali à débarrasser la petite table en bois de ses ustensiles de thé lorsque j’entendis quelqu’un frapper doucement à la porte.
-« Ali, Ali », disait la voix du dehors, « Ouvre moi, c’est Guechouche », terminait l’homme en tapotant plusieurs fois sur la porte.
Ali se leva rapidement vers la porte, son visage s’est chargé d’inquiétude dés qu’il reconnut la voix du venant.
-« Entre mon frère », dit le potier précipitamment à l’homme qui pénétra vite à l’intérieur avec sa tenue qui ressemblait à celle d’un mendiant. Sa djellaba sale et délabrée était ceinturée de fillasse roulée à la taille pour lui permettre de se tenir bien droit, il avait une vieille canne à la main, son visage sombre n’avait aucune expression de quiétude.
-« Entre, ne t’inquiète pas, nous avons un invité anglais », dit Ali à cet homme agité, qui fit un brusque mouvement de recul avec une furtive impression d’effroi quand il vit Alexander.
-« Ne t’inquiète pas Mohamed », répéta Ali en secouant l’homme par le bras, « C’est Alexander, c’est un ami, c’est un journaliste anglais qui connaît bien notre pays. » relança-t-il pour calmer cet homme frustré et gêné par la présence d’un européen à La Bocca.
-« Assieds toi », continua Ali dans son accueil à l’homme qui reprenait peu à peu ses esprits sereins.
-« Marhaba », dis je à Mohamed en lui indiquant un espace pour s’asseoir sur le tapis.
-« Je m’appelle Alexander » Dit l’anglais en tendant sa main à l’homme avec son sourire coutumier.
Une autre rafale de tirs retentit une fois de plus au loin.
-« Les Français fêtent la fin de la guerre en Europe », annonçai je pour informer Mohamed.
-« Ils fêtent une double victoire, ils ont aussi capturé Bou Ar’Aara », répondit l’homme déshérité en prenant place sur le tapis, ses yeux versant des larmes sournoises qu’il dissimulait en baissant la tête dans un silence meurtri.

-« S’enflamme le cœur,
Brûlent les braises des lettres la tendre peau des lèvres,
La joie étouffée. »

-« Se tisse le chant,
Se nouent les refrains dans la gorge d’un orchestre muet,
La gloire oubliée. »

-« Se vengent les maîtres,
Se perd l’honneur dans une justice noyée sous le désert sans voix,
La misère noire. »

-« S’envolent les yeux,
Se versent des perles de sang sur la frontière des joues sans sourire,
Le regard au mur. »

-« Je savais qu’ils allaient l’avoir, il était malade et sans grande force après tant d’années de cavale», continua Mohamed dans un léger sanglot sous nos yeux hagards, émus d’entendre une telle mauvaise nouvelle.

« Se ruinent les vœux,
Tombe l’espoir pondu à l’aube d’une sacrée cérémonies,
Le lion en ville. »

-« Se suivent les vagues,
Glisse la banquise dans la profondeur frileuse de l’agonie assassine,
Le monde est petit. »

-« S’entendent les cris,
Scandent les langues pieuses le succès d’un devoir amer et impie,
L’écho du silence. »

-« S’engagent les pas,
Sème le vent le sable sur les traces des cœurs juvéniles,
Un temps pour mourir. »

-« Je lui ai tant conseillé d’éviter ce dernier coup, il m’a répondu qu’il fallait que le caïd et le gouverneur sachent que qu’il était toujours là », termina Mohamed avec des pleurs qu’il ne put cacher, ses larmes se déversaient en flot sur sa barbe légère et mal soignée.

-« Se cueillent les roses,
Se dressent les tiges épineuses sans le moindre pétale,
Douleurs inodores. »

-« Se croisent les routes,
Se rencontrent les monts à la mêlée de tous les volcans,
La pointe des pieds. »

-« S’arment les dents, se mordent les doigts,
Se violent les normes quand les nageoires se passeront de l’eau,
La peur de minuit. »

-« Se pressent les pas,
Se battent les ailes dans une cage séparées de leurs œufs,
La fuite en avant. »

-« Se ferment les portent,
S’en va le soleil portant des nuages de neige dans la fumée du vent,
Le triste sort. »

.../...
kader
le 08-07-2011 à 03:57:21
Acte 6 : Orléansville.... Le célèbre inconnu

.../...

Je me réveillai soudain, alerté par mon âne qui n’arrêtait pas de braire dans la cour de la maison d’Ali qui n’a pas ouvert sa boutique ce jour là, sans doute pour se rendre au souk afin de vendre les poteries qu’il avait déjà fabriquées, et pour s’informer sur le développement des événements dans le pays. Mohamed était déjà parti se fondre parmi la foule des paysans, déguisé en mendiant à qui personne ne prêterait attention. Je fis une prière avec un recueillement et une grosse pensée pour Bou Ar’Aara, avant d’aller voir mon âne dans la basse-cour d’Ali. Il avait du foin et de l’eau, la place autour de lui était bien propre, il était entre de bonne mains, bien qu’il soit attaché avec une corde à l’ombre d’un dense figuier. L’âne s’est arrêté de braire dés qu’il me vit de loin, je pensais alors qu’il avait simplement éprouvé le besoin de me voir et de me sentir à coté de lui. Je quittai l’âne après un moment de rencontre dans une atmosphère de bonne amitié, dans un silence qui portait les mots de ma détresse que la bête comprenait bien, je le sut à partir de ses cris alarmés qui ressemblaient à des beuglements tristes et mélancoliques qui gênaient le salut de tous les habitants de « boccat Sahnoun ».
Je dus mettre mon chapeau de paille en sortant de la boutique de mon ami Ali, à cause de la chaleur forte du soleil en cette fin de printemps. Les ruelles de la Bocca étaient désertiques, les maisons étaient construites en terre battue ou argileuse, séparées les unes des autres par un vide utile pour les bêtes ou pour les potagers.
Je décidai de prendre le chemin du tunnel pour me rendre en ville à la rencontre d’Alexander. Je marchais en composant des « qassids » dans ma tête prise à la gorge par un gros chagrin, avec le pressentiment d’un drame qui allait sûrement marquer le roulement de l’histoire de la région.

-« Je dors sans rêve au paradis
Et me réveille vers le midi,
Reprends du bout ma vieille canne
Dans la sellette de mon bel âne ».

-« Une gorgée d’eau pour une galette
Que je partage avec la bête,
Ensuite le pas fait l’enjambée
Des pieds en ville me dérober ».

-« Je passe le pas sous le tunnel
Vers la cité en robe belle,
Pressant l’élan à la seconde
Jusqu’au comptoir de la Rotonde ».
-« Les pierres autour font la muraille
De la vieille ville dans du corail,
Bâtit alors dans un carré
Où l’homme risque de s’égarer ».

-« L’odeur du pin au sol qui hume
L’essence juteuse des champs d’agrumes,
Emise au ciel pour attacher
La terre aux mots que j’aime prêcher ».

Je franchis rapidement le boulevard du sud d’Orléansville sous le soleil battant de cette journée printanière qui s’annonçait longue comme un été indien. En plus des fréquentes secousses séismiques que la région connaît, la chaleur y est torride en été, vue que le Cheliff est une plaine située au creux de plusieurs montagnes qui la cernent tel le cratère d’un volcan. La pépinière dégageait de l’air fraîchement propre que je respirais volontairement afin de m’abreuver d’énergie nécessaire pour supporter la chaleur de cette heure de midi, et pour vaincre l’angoisse qui m’étouffait à cause des événements qui n’inspiraient aucun bien. Je longeais la rue de Rome avec ses quincailleries nouvellement édifiées, pour servir les agriculteurs qui commencèrent à employer des méthodes plus mécanisées pour exploiter la terre convenablement. L’avenue Carnot était une artère commerçante également, elle donnait sur La rue d’Isly, qui renfermait les services administratifs tels la poste et le siège militaire qui s’occupait des affaires civiles.
Je faufilai hâtivement entre les rues de la ville, avec leurs blocs d’immeubles en béton sur des trottoirs rangés d’une lignée de ficus bien taillés qui servaient d’ombrelles pour contrer la chaleur et de verdure pour embellir l’environnement. Les français respectaient beaucoup la nature, ils ont créé ici et là des jardins bien entretenus et des places avec des espaces verts ouverts et bien aérés. La ville était plus calme que la veille, un sentiment d’intrigue se prononçait dans les yeux des gens que je croisais dans les rues.
Orléansville était érigée sur un terrain mamelonné à la rencontre de oued Tsighaout qui affluait vers la rivière de Chlef. Ces deux cours d’eau constituaient une protection naturelle contre d’éventuelles invasions étrangères, alors qu’elle n’était qu’une forteresse ruinée servant d’un lieu de passage et de transition. La ville était divisée en deux parties distinctes, celle de l’ouest pensée par Le Maréchal Bugeaut était la vieille ville, construite sur les débris de l’antique Castellum Tingitanum romaine, avec des constructions invariables, alignées le long des rues qui gardaient toujours la conception militaire de sa forme première. Ces monuments publics n’avaient pas d’architecture avec leur ton tristement lourd, car ils étaient construits à la hâte pour l’urgence de l’installation et de la maîtrise du pays. Mon ami Alexander m’avait appris au cours de l’une de nos discussions que c’est le coté ouest qui était le siège de l’ancienne cité fondée par les Romains en l’an 322 de notre ère. La cité a été détruite par les guerres et les tremblements de terre, elle n’avait connu de vie que jusqu’à l’arrivée des français qui l’ont d’abord utilisée comme un fortin militaire, avant que Bugeaut ne pensa à en faire une vraie cité en 1843. Son but était de joindre l’est à l’ouest du pays et de toute l’Afrique du nord. Le coté est de la ville était un nouveau quartier toujours en expansion, l’objectif était l’ameublement de tout le plateau afin d’atteindre la gare du chemin de fer, inaugurée plus à l’est entre les plantations d’oliviers et le bois de pin. Le quartier était un immense chantier pour la construction de nouvelles bâtisses pour couvrir les besoins d’une population en augmentation rapide. Bugeaut avait raison en optant pour le choix d’une vraie ville, et non une garnison militaire seulement, me dit Alexander l’autre fois. La situation de la ville était stratégique, c’était un point de liaison entre toutes les directions. C’est un repère qui rassemblait les nomades et les paysans qui vivaient séparément dans les différents douars de la région. L’eau abondait et la terre était fertile et facile à œuvrer. Les français ont construit une huilerie, un moulin, une minoterie, ainsi qu’une usine pour conserver les fruits, et plus précisément les agrumes.
Les autorités françaises se vantaient de leurs réussites en matières économique et sociale, s’octroyant les vertus de conquérants, porteurs de civilisation et de modernité à ce peuple d’indigènes vivant toujours à l’état primaire. Ils disaient que ces infrastructures participent à l’évolution des paysans en les insérant comme ouvriers dans les différentes chaînes de production. Le monde du travail leur permet de gagner leur vie dignement et de s’épanouir dans un système moderne et socialement efficace.
En réalité, ces ouvriers paysans étaient horriblement exploités et injustement méprisés par ce système imposé qui ne leur accordait pas d’autres choix. Les petits fermiers arabes n’avaient pas la force d’égaler ces stratégies agricoles qui visaient à établir une agriculture à haut niveau. Ces usines agroalimentaires étaient toutes situées près de la gare du chemin de fer, le but était de transporter toutes les récoltes par les trains, afin de nourrir les grandes villes du pays, ainsi que le continent européen, ce qui a valu à la plaine du Cheliff le nom du « grenier de l’Europe », à cause de l’abondance et de l’excellente qualité de ses produits.

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kader
le 08-07-2011 à 03:13:56
Extrait de " Le célèbre inconnu"...

.../...
-« La ville fête mille ans
De pierres qui ont réussi à franchir le temps
Sous la lune qui reflète le printemps
Dans l'océan ».

-« Elle porte les couleurs des roses avenantes
Dans les entremets de ses rues vivantes,
Elle tisse du regard le pont de mes rêves
Et noie dans les eaux la tristesse qui crève ».

-« La ville célèbre une autre saison
D'odeurs qui ont pu garder la saveur d'un talent
Malgré les vagues que draine le vent
Vers le néant ».

-« Elle met la joie en face des murs
Sous la grisaille d'un ciel obscur,
Elle baigne son âme à l'eau qui dort
Sur mille demains pour un seul sort ».

Les quelques dix mille habitants d’Orléansville étaient pour la grande majorité des militaires, les autres étaient des européens civiles de différentes nationalités, travaillant dans les secteurs agricole, administratif, commercial, éducatif, sanitaire, et même humanitaire et religieux. Les quelques arabes qui vivaient en ville étaient proches de l’autorité française et servaient tant bien que mal comme un lien entre la population autochtone et l’occupant français. Ces arabes avaient le mérite d’avoir des postes importants grâce à leur grande éducation, ils avaient la chance de bénéficier de certains privilèges réservés aux européens seulement, chose qui n’était pas à la portée de tous les indigènes, négligés en masse derrière la ceinture fortifiée de cette ville qui connaissait un essor fulgurant.
Les différentes communautés religieuses vivaient en harmonie ensemble malgré les tensions idéologiques et les opinions différentes et contradictoires entre les cultes parfois. Les musulmans avaient bénéficié d’une mosquée bien située en face du jardin public, on y pratiquait les prières du jour et on y apprenait le coran et la théologie en générale. Les juifs avaient eux aussi une synagogue qui les rassemblait lors des cérémonies de leurs croyances qu’ils pratiquaient presque secrètement. L’église d’Orléansville était située près de la place public, dans le boulevard du nord qui menait droit vers la porte de Miliana à l’est de la ville. C’était un édifice grandiose avec une énorme porte et plein de sculptures sur l’enceinte de la rentrée. Ces différentes communautés co-habitaient ensemble sans le moindre problème, les ennuis du pays étaient créés par les politiciens auxquels l’armé obéissait aveuglément. Alexander me dit que certaines familles juives étaient en Afrique du nord bien avant le christ, alors que la population berbère était encore de conviction païenne. En plus, musulmans et juifs étaient plus proches les uns des autres qu’avec les chrétiens, se sentant inférieurs par rapport à eux avec leurs rites ancestraux presque similaires que la modernité a tendance de rejeter.
Le seul arabe que je rencontrai brièvement dans ma route était un jeune homme qui pressait le pas en regardant plusieurs fois derrière lui.
-« Ils ont capturé Bou Ar’Aara, il parait qu’ils vont l’exécuter », me dit il sans salam, avant de continuer son chemin avec la même hâte.
Il y avait moins de soldats que d’habitude en ville, juste quelques sentinelles debout devant les édifices publics, et d’autres passants traversant les rues sans visages et sans bonne expression. Les quelques minutes que je fis pour parvenir de la Bocca à la ville avaient l’air d’un siècle de pensée que je retournais dans ma mémoire au large de mon esprit pris à l’étroit à la croisée de tous les chagrins.
Arrivé devant la porte vitrée de la Rotonde que je trouvai presque vide et moins bruyante qu’hier, je vis mon ami Alexander attablé à l’arrière de la salle, seul avec sa bouteille de boisson gazeuse toujours pleine, je compris qu’il venait d’arriver aussi.
-« Salam mon ami, j’espère que tu as pris du bon repos », dis je en m’assiégeant dans la chaise vide à son coté.
-« Salam », répondit il avec son sourire habituel dans son visage blanc qui paraissait bien rasé.
Alexander était en bonne forme malgré son age avancé, Il a appris à subir les événements à travers les expériences de son errance dans le monde avec ses périples et ses joyeux moments. Son intelligence et son savoir lui permettaient de prédire sans surprises le développement du quotidien.
-« Je suis bien », continua l’anglais, « J’ai rendu visite au gouverneur de la ville et au commandeur des militaires avant de venir ici », m’annonça-t-il en feuilletant son petit calepin.
Je devinais alors la raison de sa bonne forme, bien installé dans sa chemise neuve et son pantalon en toile large de couleur kaki.
-« C’était pour féliciter les autorités pour l’amnistie et la fin de la guerre en Europe. Une petite interview pour un article pour couvrir cet événement ici à Orléansville », Ajouta le journaliste avec un air serein qui me fit deviner une information plus malheureuse que l’ami n’osait pas dévoiler
-« Est-ce que tu leur as posé des questions sur Bou Ar’Aara », questionnai je pour savoir plus sur l’état du rebelle capturé par les français.
-« Je ne leur ai pas posé de questions sur Mamar, pourtant nous n’avons parlé que de lui, ils semblaient plus intéressés par Mamar que par la fin de la guerre »., répondit il sèchement, alors que je gardais le silence en attendant qu’Alexander m’informe de sa discussion avec les autorités suprêmes de la ville.
-« Les français disent qu’ils l’ont capturé dans un terrain marécageux au bord de l’oued après qu’il eut perdu son cheval qui prit la fuite, excité par la densité des tirs. Ils l’ont ensuite ramené au poste militaire de Warnier où il a été soigné et bien nourri. Ils m’ont affirmé qu’il était malade et extrêmement exténué lors de son arrestation.», Me dit Alexander qui interrompit son discours aussitôt que le serveur arriva avec ma bouteille de boisson gazeuse dans son plateau argenté.
-« Après un court interrogatoire à Warnier, un convoi armé devait le ramener dans la nuit à Orléansville pour continuer le débat qui s’est terminé tôt le matin », m’informa le journaliste alors que mon silence n’exprimait que l’acceptation d’un destin pourtant intolérable.
-« Un arabe que j’ai croisé toute à l’heure m’affirma qu’ils vont l’exécuter, est ce que c’est bien vrai », demandai je pour m’assurer de l’exactitude de cette information.
-« Probablement », dit il, « de toute façon il a déjà été jugé par contumace et condamné dans son absence à la peine capitale, c’est ce que j’ai appris des gouverneurs de la ville », répliqua-t-il avec un mécontentement apparent.
-« Monsieur Clément m’avoua que le cas de Mamar n’était pas pardonnable ou récupérable, vue les grands dégâts qu’il a commis durant sa cavale qui a durée quelques années, les militaires et les civiles qu’il a tués et d’autres qu’il a violemment lynchés, les convois et les diligences qu’il a braqués et pillés, et la terreur qu’il a semée dans la région pendant tous ces mois. », raconta l’ami les nouvelles que je devinais, sans jamais les avoir vraiment admises.
-« Le maire m’a confirmé que son affaire a atteint les hautes sphères de l’état à Alger et à l’Elysée »., ajouta Alexander pour m’éclairer sur la gravité du cas de Mamar.
-« Donc les français laissent circuler la rumeur afin d’éviter aux indigènes surtout le choque d’une mauvaise surprise le jour de son exécution », relançai je sans façon pour exprimer à Alexander mon écoute et mon attention à son discours.
-« Oui c’est bien cela leur objectif », fit il accompagnant la parole à un geste anodin.

-« Les mots s’en vont sous le soleil
De bouche en l’air à bonne oreille,
Semant un conte qui circula
De Boukdidech à sa ghoula ».

-« Les mots se font de grandes ailes
Et changent l’été en ciel qui gèle,
Il va pleuvoir ensuite du feu
Avec la poudre aux creux des yeux ».

-« Les mots se tissent dans un secret
Gardé tel un bijou sacré,
Noyant la faim au fond des cœurs
Quand pousse le pain dans la vapeur ».

-« Les mots décorent de teinte nue
Les murs sincères de l’avenue,
Voilà l’histoire sera comment
Décide la voix du maire Clément ».

-« Les mots se meurent dans le silence
Au cimetière de l’existence,
Voilà le temps dira pourquoi
Les hommes ignorent et faussent la loi ».

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kader
le 08-07-2011 à 03:10:32
Bonsoir, je suis ému, subjugué et heureux de recevoir vos commentaires aimables... excusez ma lenteur pour vous répondre, ainsi que les fautes d’orthographe, ce travail est en phase de révision...je ne fais pas un répertoire de faits historiques, je fais des rappels qui renvoient le lecteur vers des points qui nécessitent de la recherche et de la bonne compétence... Merci à vous...
ADEL
le 28-06-2011 à 14:51:37
Merci a vous toutes et tous pour les compliments qui me vont droit au cœur. Grâce a cet espace je me suis fait beaucoup d'amis (es) très sympathiques qui m'ont fait découvrir beaucoup de choses sur ma ville la plaine du cheliff. Lasnamia a réussi à regrouper et rassembler une grande partie des fils et filles de la ville, virtuellement grâce a l'Internet autour d'un seul sujet " le bien être à El Asnam". Aujourd'hui
Lasnamia est entrain de faire le plein de visites (1200 visites/jour).
Un espace de convivialité de fraternité pour se remémorer l'histoire passionnante de Castellum Tingitanum , El-Asnam ,Orleansville….. A travers les récits, les poèmes, les photos, que du bonheur recueillis au fil du temps sur la terre natale.
Vos commentaires sont des signes d'amour pour cette grande cité du passé que vous chérissez du fond du cœur. Vos expressions ici sont des messages qui manifestent en faveur d'une renaissance de la ville. Encore merci a vous Chami,Halima, Houari, Kader, Adidou, Minapo, Firmie, Djelli, Zohra, W H, Mohamed ,Madina et tous les autres…
B. halima
le 28-06-2011 à 12:22:51
Bonjoue Adel !!! un blog plus serieux que LASNAMIA ...je n'ai pas l'habitude t'intervvenir sur les sites, mais le tien oui, avec amour pour ma ville .
On doit tous se connaitre et c'est ça qui est merveilleux.
ABDELKADER : maintenant quant a decouvert, on ne va plus te lacher, tu es la cerise sur le gateaux.
Je salut tous mes amis asnamis .
A. houari
le 28-06-2011 à 10:42:31
Bonjour tout le monde !! je tiens à te feliciter à mon tour cher ami ADEL, tu as reussi à nous réunir, ouled bled qui ont disparus de notre ville. Jai découvert ce blog trés riche et pleins dillustrations.
Mon frére ADIDOU et ma soeur CHAMI ,j'ai remarqué vos interventions sur LASNAMIA et je vous remercie pour lecriture de notre ville.
ABDELKADER !! que dire de toi !!!trés ravie de découvrir ta plume fertile....ton blog est vraiment super...mais jaime pas skyrock, à cause des pseudonyme. Je me sens plus en sécurité chez ADEL.Nous sommes une même famille.
j'espere continuer te lire sur LASNAMIA.MRECI àvous mes chères compatriotes.
N.CHAMI
le 28-06-2011 à 10:07:38
étant une fervente lectrice de LASMIA, je profite pour remercier mon frère ADIDOU pour ta contibution et ta combativité qui t'anime pour ta ville.

ADEL : merci pour ton blog que j'aime beaucoup .J'ai pu conforter des connaissances et résoudre des morceaux d'histoire de LASNAM.

ABDELKADER : En quelques jours, tu es devenu la mascotte de lasnamia.à chaque ligne, à chaque fois, chaque syllabe, toucher le point sensible des lecteurs....Comment fais tu ?

BARAKA LAHOU FIKOUM
M.Chrif
le 28-06-2011 à 08:14:45
merci Mr ADIDOU pour tes commentaires très riches et constructif.
Abdelkader, tu es le poète le plus fetiche de LASNAMIA....je suis passée sur ton blog, mais je préfére temoigner sur le blog de ADEL, c'est plus sympa et on se sens comme une famille....merci à vous pour ce bon partage...jaime beaucoup.
A. houari
le 28-06-2011 à 06:12:26
Jaime !!! Jaime !!! Jaime !!!! de plus en plus ..Merci poète.
N.CHAMI
le 27-06-2011 à 22:00:03
un amour détruit par la cruauté des guerres....chapitre triste et émouvant, si beau m'emeut tout autant.
Ton écriture coule, éclate, ésperant que ta plume ne tarira...c'est un plaisir de te lire.
adidou
le 27-06-2011 à 21:01:15
cher frère Abdelkader,à travers tes récits et surtout la légende de notre BOUAR'ARA on sent la plume d'un vrais Asnami sur le chemin de nos grands poètes tel que Chikhna Omar Mokrane,Hadj Kouider Kacemi,Hadj Ahmed ElDjadarmi(Brahmia)cheikh Bouraset j'en passe ,tu véhicule à travers tes lignes ce message simple à comprendre par tous lecteurs quant à l'assimilation de tes mots,nos anciens d'ElAsnam dans les cafés Maures les places publiques "TAHTAHATS" et les souks s'avaient apprécier en étant attentif aux goualas qui relataient les poésies de leurs maîtres"LECHIAKH"et t'en est de ce genre khouya Abdelkader,ce genre de chouyoukh qui savent transmettre a travers dans les coeurs ce message de Bonheur,de tristesse ,de mélancolie,en te lisant tout le monde reconnais en lui cette pensée furtif ,a bientot poète et bonne continuation en attendant de te lire prochainement.ton Ami et ton grand frère Mohammed.....
arc en ciel
le 27-06-2011 à 19:34:50
L'amour, encore l'amour, même avec BOU AR'ARA.....remarque c'est le sel de notre vie.


Journée caniculaire chez nous...les figues barbari sont arrivées jusqu'ici.
Kader
le 27-06-2011 à 11:01:42
Le célèbre inconnu... Bou Ar'Aara... Acte 5

-« Est-ce que Mamar est marié ? A-t-il des enfants ? », Demanda le journaliste pour enchaîner le discours après un silence de glace pendant cette nuit pénible.
-« Non, il n’est pas marié, il n’a jamais été assez stable pour pouvoir fonder un foyer. » répondit l’homme noyé dans une tristesse sans fin.
-« Sa vie est une errance à travers les hameaux et les villages de la région. Il allait de Zekkar à l’Ouarsenis, et revenait à la Dahra par la plaine et les bois qui l’entouraient. Il randonnait sur la cote maritime et revenait parfois à Orléansville, souvent déguisé pour éviter d’être reconnu et arrêté. Il ne restait jamais beaucoup de temps dans un même endroit, il savait que les français étaient toujours dans sa poursuite », Raconta l’homme enfoui dans sa djellaba qui cachait tant de mystères.
-« Mais ce sont bien les arabes que Maamar craignait le plus, il savait bien qu’ils le dénonceraient aux autorités françaises pour un peu d’argent ou pour une reconnaissance de foi avec un galon doré. », relaça-t-il avec une franchise qu’il n’aimait sûrement pas avouée.
-« A-t-il connu ou aimé une femme au moins ? », interrogea Alexander avec une petit sourire malicieux.
-« Ah ! », fit Mohamed qui croisa ses jambes pour changer de position de s’asseoir sur la tapis, dénoua le ruban sur sa tête qu’il grata d’un geste langoureux, et le renoua d’un tour de main rapide et judicieux.
-« Maamar me parlait souvent de sa cousine Zohra, ils avaient passé toute leur enfance ensemble. Il l’avait aimée depuis qu’il était tout petit, il n’avait senti son amour pour sa cousine que le jour où il dut quitter le douar, chassé par la misère vers une ville encore plus misérable. Il me décrivait sa beauté et me déclarait à chaque fois son grand désir de la prendre pour épouse et lui offrir la moitié de son existence. Mais il savait que sa situation de fugitif ne lui permettait pas d’exaucer un tel vœu, il affirmait que ce rêve serait bien possible si les français partaient du pays », reprenait l’homme, toujours sous l’emprise d’une tristesse amère.
-« Il lui arrivait de se rendre secrètement au douar juste pour voir Zohra de loin, quand le fardeau de la nostalgie devenait un poids impossible à supporter », continua Mohamed dans sa joute de paroles qui fit tout notre émoi.

-« Je verrai bien Zohra la belle
Sous la couvée d’un autre ciel,
Ce ciel si bas ne me permet
De joindre mon cœur à mon aimée ».

-« Je toucherai ma dulcinée
Dans un pays imaginé,
La lune ici est enterrée
Sans une étoile à admirer. »

-« Je gagnerai la dot chère
Qui pèse les monts de toute la terre,
Ici le monde est misérable
Sans un bonheur qu’il soit durable ».

-« Il est fasciné par ses grands yeux noirs soignés au kohol, avec ses cils tirés telles des épées sur son regard attrayant, son visage blanc était rosi aux joues à cause de l’effort des pas qu’elle faisait pour se rendre à la fontaine pour collecter de l’eau. C’était là qu’il la guettait à partir du petit bois jouxtant le douar, dissimulé dans le buisson, rêvant l’instant que l’ennemi disparaisse pour espérer vivre pleinement ce bien. Sa démarche suivant la clairière était celle d’une gazelle qui frôlait l’herbe nonchalamment dans un trop valsant. Sa finesse enveloppée dans une robe de couleur vive et fleurie tel un beau printemps, serrée à la taille par un ruban tressé de nœuds qui traçait les courbes d’une silhouette qui ensorcelait son imagination. Sa tête, couverte d’un foulard fleuri aussi, laissait voir une mèche raide de ses cheveux rougis au henné quand elle se penchait sur ses jarres qu’elle ramassait de ses mains ficelés d’ornements d’argent. », Ajouta l’orateur dans ses descriptions langoureuses pour répondre suffisamment aux questions du journaliste.
-« Il ne voulait pas s’approcher d’elle de crainte de nuire à sa réputation et de lui causer des ennuis avec son père qui, lui aussi pourrait subir le pire châtiment du caïd et les représailles des militaires. Il préférait l’admirer de loin, gardant propre ce petit rêve qui enjolivait toute sa vie. », Dit Mohamed avant d’observer le silence.
Le coq chantait déjà, le jour se levait à la Bocca, Mohamed dormait déjà. Je décidai d’accompagner Alexander à son hôtel à Orléansville, pour ensuite retourner me reposer chez mon ami Ali. Nous étions fatigués après un jour plein d’événements et une nuit blanche sans le moindre sommeil.
-« Repose toi bien », dis je à Alexander en se quittant devant l’hôtel des voyageurs par cette matinée d’un calme soucieux et suspicieux.
-« A ce soir, au revoir » dit il.
-« Oui, inchallalh, à La Rotonde mon ami ».

Kader

B. halima
le 27-06-2011 à 10:09:44
Merci pour tes beaux écrits et ton soutient pour nos frères...je n'ai rien connu de tout ça, mais je le ressens en moi.
Makhlouf
le 27-06-2011 à 08:50:30
"JOUR DE COLèRe /POUR MES FRèRES EN TUNISIE "
Merci d'avoir penser à ces peuples ; ton coeur respire l'humanité.
kader
site/blog
le 26-06-2011 à 17:26:21
salam alikoum, merci du passage et des observations enrichissantes... En effet la poésie est une forme d'expression qui témoigne d'un fait donné, elle peut être lyrique et chantonnante pour observer la gaieté, elle peut être noire et gotique pour décrire une douleur ou un profond mécontentement... dans ce cas précis, le texte est simplement informatif, c'est plus facile à comprendre pour ceux qui connaissent les lieux... ce texte est formé de sizains dont les vers sont à 8 pieds, un rythme ou je me repose bien...merci à vous...
B. halima
le 26-06-2011 à 15:13:53
Poéte trés engagé, lapoésie peut parler de tout, y compris d'une situation dramatique dans toute catastrophe et cette fois ci, il s'agit bien d'une situation ...le rêve reste toujours, une prolongation de la vie. Je pense une image rajoute la beauté de tes écrits.
A. houari
le 26-06-2011 à 10:58:23
Tes textes sont très bavards !!!
Chami : je massocie à ton idée pour les toiles... Que penses tu poète ?
n.chami...
le 26-06-2011 à 09:56:38
j'aime beaucoup la profondeur de ce poème.....Des vers très riches et éloquents..le style est magnifique...Compliments.
M.Chrif
le 25-06-2011 à 18:18:26
Voilà encore un joli poème ; quelle facilité pour les mots...merci.
kader
le 25-06-2011 à 01:27:15
La fourmilière... Aux Asnamis

La foule dérange la fourmilière
Avec les âmes qui restent d'hier,
Les unes parties chercher fortune
Derrière le vent qui croise les dunes,
Les autres ailleurs pour une pensée
D'un temps jamais récompensé.

La foule déprime la bonne quiétude
Des âmes léguées par l'habitude,
Avec l'insulte qu'elle sait mâcher
Dans les vitrines pour la cracher,
Et ses odeurs qui suent de l'ail
Et le moisi des vieilles ferrailles.

La foule déloge les ruches ou veillent
Le miel conçu par les abeilles,
Avec son pas qui démolit
Les souvenirs d'une ère polie,
Et ses manières qui passent duper
Les yeux aveugles pour le respect.

La foule efface les traces notées
Aux murs depuis l'antiquité,
Avec le bruit qui ôte le charme
Du chant noyé dans le vacarme,
A la racine d'une grande histoire
Privée hélas de ses beaux arts.





samir
le 24-06-2011 à 17:29:26
Ah !!!!Ils m'ont tout pris !!! Je hais les voleurs et les méchants.
nakhla
le 24-06-2011 à 17:02:47
J'adore ce poème....une sensibilité qui atteint le coeur directement...un seul mot à nos maux
"ESPOIR"
mohamed
le 24-06-2011 à 16:50:14
La poésie n'est pas obsur, elle est lumiere à celui qui entend et qui voit......
FADOUA
le 24-06-2011 à 15:55:20
MERCI POUR CE POEME DESCRIPTIF
w.h
le 24-06-2011 à 15:48:23
Ce beau poème refléte le vecu de chacun de nous, on se retrouvent......merci pour ce super cadeau.
B. halima
le 24-06-2011 à 15:13:21
Des mots simplent qui touchent..............j'ai la gorge noué.merci Abdelkader.
fodhil
le 24-06-2011 à 14:12:31
la strophe qui clôt le poème ne peut que donner du désespoir.
N.CHAMI
le 24-06-2011 à 10:16:33
Jaime beaucoup ce poème car il veut dire beaucoup.
Je le trouve beau, juste, et triste au même temps.
M.Chrif
le 24-06-2011 à 08:16:43
Barakalahou fik !!!Je te salut toi et ton magnifique poeme.
A.Houari
le 24-06-2011 à 07:11:43
Magnifique de verité.....tahiyati.
kader
le 24-06-2011 à 01:49:13
L'arrivage ... Aux Asnamis

Des hommes venus de l'inconnu
Ont pris les formes du contenu,
Les pierres précieuses qu'ils ont volées
Au murs du sol qui a tremblé.

Des hommes incultes aux coins des rues
Des habitants aux rôles d'intrus,
Les portes dorées qu'ils ont grisées
De leurs pensées aux cranes rusés.

Des hommes impies avides de vie
Vident le présent de ses envies,
Les fleurs jolies du grand jardin
Qu'ils ont froissées de leur dédain.

Des hommes aisés empochent la banque
Qui leur accorde le mieux qui manque,
La place public qu'ils démolissent
Afin d'en faire une grande bâtisse.

Des hommes méchants ont attaqué
La ville meurtrie déjà choquée,
L'histoire d'un monde qu'ils ont tuées
Dans la mémoire des cœurs muets.

ADEL
le 23-06-2011 à 20:15:05
Merci Chami! esperons et croisons les doigts pour que le webmaster arrange le probleme.
nchami....
le 23-06-2011 à 17:47:09
Bonsoir Adel
Jai envoyé la capture d'ecran sur ton A-Mail..




Bonsoir Abdelkader
Tu es un poète intarissable..Ta source est imprivisionnait et tant mieux pour les lecteurs.merci d'accompagner tes poèmes avec des aquarelles vivantes.
ADEL
le 23-06-2011 à 13:59:20
Bonjour,
Afin de me permettre de trouver une solution au probleme des commentaires-photos.je vous prie de bien vouloir me donner des precisions suivantes .
Quelle est la page qui vous indique que le serveur est introuvable ?

Pouvez vous m'envoyer une capture d'écran ?
kader
site/blog
le 23-06-2011 à 11:33:15
Entre les rides... Le fruit de nuit
youtube.com/watch?v=m0BvB2ztBj4

Entre les rides

Je noie la terre
Dans l’eau d’un verre,
Tresse la raison
A l’horizon.

Je déchire le livre des souvenirs,
Brûle les étapes jusqu'aux cendres de l'an,
Le renouveau.

Je mets le feu
Au fond des yeux
Et chauffe les laves
Depuis leur cave.

Je casse la plume,
Vide l'encrier jusqu'aux os du vent,
La renaissance.

Je plante l'émoi
Dessous les toits,
Invite la terre
Pour d'autres ères.

Je brusque le hasard,
Secoue le tapis des chances jusqu'au dé gagnant,
Un grand voyage.

J'invente l'espoir
Depuis le noir,
Remplis en or
L'ombre du trésor.

Je dessine la mer,
Peuple la rive de mains qui nagent jusqu'au verso de l'inconnu,
Un jour de bal.

Je brode des rimes
Pour qu'elles animent
La richesse vide
D'entre les rides.

Abdelkader guerine.... Le fruit de nuit / L'aurore.
kader
le 22-06-2011 à 16:50:29
Malgré les talents innombrables, notre chère ville n'a jamais enfanté d'une célébrité, tous domaine confondus, cela donne à réfléchir...
mchrif
le 22-06-2011 à 16:20:55
VIVE LES INCULTES
Amel houari
le 22-06-2011 à 14:25:23
En lisant ton poème, je me demandes comment les artistes de notre chère ville reusissent à se crée un chemin ......


Je profite pour féliciter notre équipe pour le titre de championne d'algerie 2011.
kader
le 21-06-2011 à 16:04:23
aujourd'hui il fait plus de 40 degré, bientot les premières vagues de KARMOUSSARA... lol
Kader
site/blog
le 21-06-2011 à 15:48:41
A bas prix... Aux plagiaires de l'union des écrivains algériens

A bas prix

L’eau de l’oued évaporée,
Le blé du champ est dévoré,
La vache au lait qui vous nourrit
N’a plus qu’un sein de sève tari.

L’ignare des gens est décoré
Parmi la meute des ignorés,
Les caisses fermées de la recette
N’ont plus pour vous que des miettes.

Le bois verdâtre est démuni
Des branches aux feuilles au trait jauni,
L’année sera un temps gelé
Pour la moisson des fruits salés.

Le ciel aux yeux est sans soleil,
Caché en poche des mains qui payent,
L’histoire punit cette ère grisée
Faisant de vous la grande risée.

Les pierres autour de la cité
Pour qui vos pères ont bien lutté,
Vendues hélas pour des misères
Faisant de vous des traîtres fiers.


Le silence

La faim qui creuse dans le trottoir
Crache la fortune dans vos mouchoirs,
Pliés vous êtes jusqu’aux genoux
Du pied du chef qui cache le sou.

La fleur ne porte sur son étal
Qu’une tige d’épines sans le pétale,
Le tronc avale le fruit mûri
Et garde pour vous le sel pourri.

L’hiver annonce un jet de pierres
Qu’emporte le vent entre les vers,
L’été la neige devant vos portes
Fera du jour une nuit morte.

La mer reprend ses grandes marres
Laissant aux roches du sable avare,
Un jour le vent tire le déluge
Aux portes basses de vos refuges.

La plume témoin est un miroir
Qui brille toujours dans la mémoire,
La rue lira dans sa conscience
Les arts violés dans le silence.


Abdelkader Guerine.... " Le parfum des oliviers"... Recueil de poèmes en vente en Algérie"
kader
le 21-06-2011 à 15:46:39
Salam alikoum, merci à vous mes frères et sœurs, c'est un plaisir et un honneur pour moi de partager mes mots avec ouled bladi...
kouya kader djelli, je suis dans un projet qui concerne orléansville surtout, le présent n'offre que la colère, je ne voudrais pas m'investir dans ce sens pour l'instant, j'ai déjà 2 livres dans le marché qui traite d'un présent ignoble, " la cueillette des épines" ( c'est ce que les gens cueillent à chlef), et " le parfum des oliviers" , je pense que les gens les commenteront bien plus tard, ils hibernent maintenant... donne moi une adresse ou je peux te les envoyer, on en duscutera autour d'un café quand tu passe au bled inchallh...
Amel houari
le 21-06-2011 à 15:25:30
Bonjour Abdelkader !!!
Le poéme "A bas prix ....aux intellos" trés interessant....peux tu le mettre en bas qu'on puisse le commenter...merci.
sara
le 21-06-2011 à 15:06:41
le contexte est démonstratif , ce poème est trés stimulant et illuminé par les couleurs.....
je me fais plaisir de vous lire et je cours vite trinquer les autres.
nakhla
le 21-06-2011 à 14:41:42
le retrait aide à surmonter les tempêtes .....Tu écris doux à l'inspiration d'errance.

m.chrif
le 19-06-2011 à 20:09:45
je devine cette solitude pour resister aux calamités humaines.rnrnla poésie....éssentielle à celui qui entend, voit,écoute, et qui offre sans compter.
Amel houari
le 19-06-2011 à 13:39:28
Si beau vers finiront par toucher un coeur.
plus je lis , plus j'aime...la poesie commence là ou la mort n'a pas le dernier mot.
djelli
le 19-06-2011 à 13:08:14
khouya ABDELKADER je t'envoie un titre pour ton prochain poeme
( lasnam rahet khessara,fi djel shab echkara )merci
Kader
le 19-06-2011 à 01:08:44
Je devine tes couleurs

Je devine ta présence
Dans les traits fins de la solitude
Cousus à l'orée de la foule joyeuse des beaux vœux absents.

Du blanc salé de sable d’or
Au rouge d’un soir qui touche l’aurore,
Du jaune d’un œuf choyé d’une aile
Qui fait le feu lorsqu’il gèle.

Je devine ton silence
Dans le chant des nœuds du vent
Pendu aux branches des arbres désertées des becs exilés du nid.

Du rose pâli de larmes fines
Au bleu d’un ciel aux vagues marines,
Du clair aux joues où pousse l’orange
Au jus mielleux servi aux anges.

Je devine ta patience
Sous la chaleur du soleil luisant
Enterré la nuit tel un rêve d'aimer, absorbé par des vagues de chagrin.

Du mauve pincé du triste rôle
Des lèvres qui perdent la belle parole,
Du vert terni sous l’incendie
Des fleurs qui sentent le paradis.

Je devine ton parfum
Sur les traces de ton ombre
Creusée dans ma pensée telle une pyramide qui défie l’oubli.

Du noir omis par les nuages
Au pré bruni à force de l’age,
Du bronze au plat d’un champ d’argent
Au pied d’un mont d’amour urgent.

Je devine ton regard
Quand le brouillard absorbe mes yeux,
Aveugle je suis dans ce pays morne où tu n’existes pas.

Je devine ta raison
Dans la folie des vents d'automne qui déportent les feuilles mortes,
Muet je reste attendant l'orage qui déclare le fruit qui nourrit les bourgeons d'aimer.

Je devine ta chaleur
Quand la neige inonde le drap sous la caresse d'un regard fiévreux,
Subjugué, je m'endors éternellement dans un rêve romanesque au royaume du désir absolu.

Kader... L'aurore

sara
le 18-06-2011 à 22:26:28
le texte du poème est sublime....
parcontre le problème de connexion toujours rien ...
zohra
le 18-06-2011 à 21:22:16
Lasnamia s'est coupée en deux.....twahachna les commentaires photos.....


Abdelkader : merci pour ton hospitalité sur ta page de poéme....je sais que les poètes ont besoin d'un peu de tranquilité......maalich, tu nous supportes....ouled bladek.

dommage pour les poémes, je comprends à l'envers et je comprends pas bien le sens.
djelli
le 18-06-2011 à 21:13:25
khouya adidou tes dires c'est la pure realite et je partage ta peine,crois meme resident à l'étranger celà ne change pas grand chose pour moi, à chaque passage à chlef je t'assure,je suis malade de voire des milliers de gens que je ne connais meme pas,pour voire ou parler à un vrai asnami il faut y allez chez fedelaoui ou au champ de boules,dieu merci que ses endroits sont rester intactes depuis des annees
pour te dire j'ai du mal a me retrouver a chlef, sinon je passe quelques jours chez mes parents et harba.el asnam restera toujours el asnam, par la meme occasion si tu croise harchouche toufik passe lui le bonjour de ma part merci khouya
ADEL
le 18-06-2011 à 21:06:09
je ne vois pas comment ni pourquoi qu'une partie des visiteurs du blog peut acceder aux commentaires et les autres non ??? je n'arrive pas deceler le probleme.
djelli
le 18-06-2011 à 20:54:57
khouya adel tjrs walou pour commentaires photos, minapo a un accés facile pour les commentaires photos il est heureux d'etre seul a bord,minapo viens joindre tes freres de gourba sur les commentaires d'articles,au moins adidou donne signe de vie de temps à autre,j'éspere que tu te portes bien, ainsi que ta famille et sans oublier hichem, le bonjour a toutes les asnamiates et tous asnamis, inchallah ASO champion d'algerie.
kader
site/blog
le 18-06-2011 à 14:20:51
J'ai perdu mon coeur
J'ai mis mon cœur d'un geste gauche
Au fond d'un trou dedans ma poche,
Et suis allé courir une chance
Perdue au cours de mes errances.

J'ai mis mes ailes à l'océan
Et mes écailles dans le néant,
Et suis allé sans reculer
Nourrir de feu les rêves gelés.

J'ai mis ma chair à l'encrier
Et pris une feuille en bouclier,
Et suis allé à la conquête
D'un bien prôné par les poètes.

J'ai mis ma langue à l'oreiller
Dans un cauchemar ensommeillé,
Et suis allé à la folie
Ecrire le conte d'un rêve joli.

J'ai mis au vent tous mes beaux vœux
Qui comptent le nombre de mes cheveux,
Et suis allé chercher au loin
L'aiguille plantée parmi le foin.

J'ai mis mon age dans une seconde
L'espace d'un clin autour du monde,
Et suis allé en solitaire
Suivant les oies qui migrent en paires.

J'ai mis mes os dans un cercueil
Doré de fleurs qui font l'accueil,
Et suis allé terrer mon corps
Parmi les tombes des rêves morts.

J'ai mis mon doigt pour qu'il se baigne
Dans la rivière des plaies qui saignent,
Et suis allé en haute mer
Ramer vers l'île magique des vers.



----------------
w.amicalien.com/membres/LeForum/f1034-t5541835-s241-le-coin-des-poetes-.htm( plagiat à la chelifienne)

abdelkader64.skyrock.com/
adidou
le 18-06-2011 à 11:32:45
A Mme A.Houari,merci de votre soutient mais parfois on ne sent plus la tristesse quand on a les moyens de mieux faire,non j'essais de bousculer les consciences endormis des asnamis résidents,on a une grande responsabilité du sort actuel de cette ville,de part notre indifférence et le laisser aller,vous savez parfois quand on est sur les terrasses de café entre nous et on entend parler de tout sauf du devenir du bled alors on accoste les personnes et on replace le sujet quant à l'épanouissement et le développement de la ville,les gens sont grandement intéressé,ce qui manque à la charrue c'est la force motrice pour la tirer ,on est en train de s'activer dans ce sens..
rabah m'hamed
le 18-06-2011 à 11:30:06
Abdelkader: Je suis très émue et profondément étonné puis ravie de cette poésie intense.

Adidou: Merci pour ton commentair equi dégage la pure verité....moi, les arrivistes me tritent de BARANI, alors tu vois,où on est arrivé, on peut rien, je ne sais pas la faute à qui ?? negligence ou indifference ??? aucune idée.
warda
le 18-06-2011 à 09:24:25
Bonjour Adidou !! ton commentaire est vraiment touchant....lasnam a éte envahit par shab echkara que je napprecis guere...je prefere la matiere grise quand même....

Abdelkader !!! Les deux peuples GHAZA/LASNAM sont silencieux, enterrer, enfermer sous les tunnels de la terre, sous les profondeurs de la noiceurs invisible d'où aucune lumière ne jaillit !!!!
Amel houari
le 17-06-2011 à 20:46:25
Bonsoir m.Adidou !! je sens une tristesse a travers votre commentaire. Nous on souffre plus que vous.

Abdelkader :poème très courageux, tu texprimes fortement, merci pour les jolies lignes.

garder l'espoir côute que côute...
M.B
le 17-06-2011 à 18:35:09
pour lire les commentaires de la categorie photos c'est impossible.jelis sur l'ecran.firefox ne peut trouver le serveur blog 4 ever.com
ADEL
le 17-06-2011 à 17:38:40
je vous prie de bien vouloir me donner des precisions sur le probleme des photos qui ne s'affichent
pas.
es ce que toutes les photos sont visiblent? citer une categorie de photos qui n'est pas visible. donnez moi des exemples SVP.merci
kader
le 17-06-2011 à 17:11:06
Mon frère Adidou, à qui profite ce grand "SOG"??? à un moment donné j'ai pensé que les asnamis eux mêmes sont la cause de ce marasme, ils sont parfois égoistes, d'autres fois indifférents, la force du mal est intelligente, la méchanceté des arrivistes a trouvé un terrain fertile pour gagner de l'argent, c'est mon opinion en tous cas...
"Le parfum des oliviers" véhicule un peu cette idée dans un coin du livre, j'ai essayé de jumeler la ville de Gaza à celle de Chlef, j'avais pensé que moralement il n y avait pas une grande différence, c'était lors de la dernière invasion des israéliens pour gaza... Le livre est en vente chez l'opu, derrière la mosquée saoudienne, mais j'aimerais bien vous en offrir une copie dédicacé...
kader
le 17-06-2011 à 17:00:44
La rumeur posthume
Ça y est, tu n’existes plus, tu n’es que la chair d’un grand rêve défunt, tu n’es qu’un cadavre qui gît parmi la horde des oubliés vivants.

Des os sur chair qui obéit
Aux petits pas d’un grand pays,
Des yeux hagards qui touchent le noir
Des mains qui errent dans le hasard.

Ça y est, tu viens de perdre le soleil et les étoiles qui jadis éclairaient l’espoir de la rumeur des joies, tu n’as plus d’ombre qui devine le proche frisson, tu n’es qu’un cœur qui bat parmi les tombes que l’ignorance a cousues dans la bouche du front de la ville des savants.

L’empreinte d’un doigt mordu de peine
Laissée au mur d’une grande scène,
Un cri blessé émis sans voix
Parmi la cour des sourds du roi.

Ça y est, tu n’as que le temps passé pour accrocher tes galants glorieux aux murs d’une émotion que le présent ne reconnaît hélas pas, tu n’es qu’un bras déchu creusé dans les cendres qui restent des brûlures du drapeau bas, tu n’es qu’une âme qui repose sans paix.

L’épaule qui porte le poids des mots
Défie l’histoire avec le dos,
Baissée au pied d’une tête sans choix
Qui pense aux sous avant la loi.

Ça y est, ta plume n’écrit plus l’histoire, elle efface les mots ordonnés par l’appel d’un charme décent et déchire le livre des versets qui racontent la liberté, tu n’as plus d’encre pour boire les lettres et t’abreuver de dignité, tu n’es qu’un prêcheur muet qui marchande du geste l’alarme du ventre vidé de câlins.

Le vendre qui porte la faim au cou
Parmi la meute des chantres loups,
La peur pliée entre les rides
Coule une suée fraîche et timide.

Ça y est, l’avenir est déjà là pour juger les erreurs d’un passé que tu as promis mais jamais rendu, l’enfant se plaint déjà de cet héritage de peines léguées dans ce champ de pierres que tu n’as jamais labouré, tu n’es qu’une silhouette douloureuse piétinée par la bravoure de ceux qui viendront réinventer le droit chemin.

La tête qui sculpte le songe poli
Jusqu’aux oreilles ensevelie,
La langue avale ses prêches loués
Aux poches trouées sans un souhait.

Ça y est, tu n’es qu’un figurant que le public n’observe pas, d’autres viendront porter le flambeau que tu n’as jamais allumé, tu n’es qu’un passant que l’habitude ne supporte plus, tu n’es qu’un chiffre compté au rebours pour quelques bribes de temps.

La dot servie aux funérailles
De l’art terré dans la broussaille,
Du chant crispé qui pleure des airs
Sans un parfum d’amour pour plaire.

Ça y est, tu n’as plus de couleurs pour animer la nuit, tu n’es qu’un silence transparent que le miroir n’admire certainement pas, tu n’es qu’un souffle arbitraire que les vents d’automne n’ont jamais respecté, tu n’as que du regret désagréable que les venants ont le devoir d’omettre pour rendre convenablement sa valeur à la richesse que tu n’as pas su gérer.


L’histoire vendue pour une pesée
D’éloges qui cachent des âmes lésées,
La ville offerte au feu inculte
Qui brûle jusqu’au secret occulte.

Ça y est, tu n’es qu’une pièce folle égarée dans un échiquier sans roi, tu n’es qu’un souvenir honteux que la mémoire refuse de saluer, tu ne possèdes plus les larmes qui roulent les vagues pour conduire tes chagrins vers la rive où les martyrs ont bâti un paradis, tu n’es plus qu’une pensée momifiée dans un sarcophage violé par l’injuste destin. Ça y est, tu es victime du repli de tes faiblesses sur ton propre silence, tu n’es plus qu’une épave béate étouffée dans le charnier des pauvres artistes

Texte extrait d'un livre en cours d'édition intitulé " le parfum des oliviers".
Kader

Kader
le 17-06-2011 à 16:45:03
A kader djelli, j'ai un projet sur la table depuis quelques années, je compte le finir cette été. Il parle de la "harga" , il est intitulé " des ailes et des nageoires"... Je m'adresse aux frères qui fuient vers l'europe par le chemin de la mer, du suicide... je ne m'adresse pas aux asnamis spécialement, mais ils sont bien inclus dans cette opinion que je me fais des émigrés en générale...
le livre englobe des poèmes et des proses, je raconte et je chante, ou pleure, en voilà un texte que je vous partage...

La valeur perdue

mon frère,

Tes pieds s’en vont vers le devant,
Vers l'oasis aux biens servis,
Tu fais un pas et un suivant
Sous le soleil qui te ravit,
La lune défie l'astre levant
Quand la nuit cache toutes les survies.

Mon frère,

Ton coeur qui pense comme un savant
Retrouve le mal qui te sévit,
Ton âme sombre en entravant
La peine qui meurt et les envies,
Ta vue s'aveugle en arrivant
Là où ta langue n'a pas d'avis.

Mon frère,

Tu as les trésors du sable mouvant
Semé sur l'or noir que le monde envie,
Tu as le coran aux traits décrivant
Le repos de l'être durant toutes les vies,
Tu as la chaleur de ton coeur rêvant
Que les hommes soient de paix assouvis.

Mon frère,

Tu as le respect, ton courage bravant
L’accueil qui redonne espoir à la vie,
Tu as le pardon du péché lavant
Les chemins injustes que tu as suivis,
Tu as la beauté des lieux émouvants,
La Mecque valeureuse dépasse les devis.



kader
le 17-06-2011 à 16:36:29
Mr Adidou, saches mon frère que je suis ému par votre considération pour ma modeste personne, le mot "merci" ne suffit pas pour répondre à votre hommage qui me touche énormément... j'espère avoir opportunité de rendre ce bien par ce qui est meilleur...
Merci également à makhlouf, n.chami, madina, sara, amael houari, kader djelli, rabeh m'hamed, votre présence est un vrai honneur pour moi...
adidou
le 17-06-2011 à 16:30:11
mon cher frère Djelli,tu veux que Kader ecrit un poème sur les asnamis à l'étranger,moi je pense que vous êtes mieux organisés que nous,vous vous communiquer entre vous,par tel ou le net,certainement se rendre visite de temps à autres,vous demander des nouvelles du pays et du bled de quoi se ressourcer de temps en temps,c'est à nous de demander à Kader de nous écrire un poème sur notre sort,hna li tebki 3lina el bekaya ,hna li rahou waldina oua bkina itaama ouel el barani yechmet fina,on à que les yeux pour pleurer,que faire puisque même entre asnami résident on se comprend pas,il y a certains qui sont dans les vapes d'autres le font exprès et le reste ont baissé les bras pour laisser place aux arrivistes te3 echkara,lesnab est devenu un grand souk kethrou fih el meddahine et le3abine chouadas.donc finalement si vous comprenez quelques vers de kader et ses cris de détresses vous en déduisez une conclusion amer sur lesnab d'aujourd'hui ..
nchami....
le 17-06-2011 à 16:29:48
bonsoir ADEL !!!
Je crois que le pays natale et la nostalgie ont pris le dessus..



fatiha messaoudi
le 17-06-2011 à 16:09:30
Merci kader Djelli pour ton idee geniale.




ABDELKADER !!!Fikhater shab lasnam li fel ghouba sekkkkkkkkkkkkkkkkkkk
malika chrif
le 17-06-2011 à 15:59:54
je rejoind mon frere djelli pour sa bonne idee "poeme lashab el ghourba inchaalah"
malika chrif
le 17-06-2011 à 15:55:02
Bonjour Rabah !! Je suis tout à fait d'accord avec vous, moi javais le pseudo madina, mais je viens de le deliberer car je me sentais pas moi meme.
Vous avez raison, il faut venir à visage découvert, il ya des gens mechants, d'autres qui harcelent sur le net, je crois que c'est la mechanceté gratuite.
djelli
le 17-06-2011 à 15:49:33
KHOUYA ABDELKADER PEUX-TU,ECRIRE UN PETIT PEOME POUR TOUTES ET TOUS LES ASNAMIS DE L'ETRANGER,JE TE REMERCIE D'AVANCE
rabah m'hamed
le 17-06-2011 à 15:33:31
Bonjour !!! l'affichage des photos n'est toujours pas retablis....le probleme ne viens pas de l'endroit mais du site....la page est completement éffacer.
j eviens de connaitre Lasnamia que je trouve tb et tres riche d'illustrations, sauf un point negtif pour les gens qui se cachent sous les pseudonyme.
Certains personnes ont des droles être, ils trichent etne sont pas honnetes....Il faut saccepter ; bien se connaitre et etre honnete avec soi meme.
Bravo pour ceux qui ne cachent pas !!!!
Amel houari
le 17-06-2011 à 14:10:30
bonjour lasnamia !!!
je viens de decouvrir ces merveilleux poémes et le bel hommage rendu pour Abdelkader.
D'après m.adidou et N.Chami ont bien dresser le portait du poète et je vous remercie.
On regrette de t'avoir de l'autre côté, j'aurais aimé t'avoir à nos côté chanter tes poèmes. je t'accompagne par la pensée.
La magie de vos mots, de vos reflexions et de vos idées me touchent et font miroire à mon histoire personnelle et mon chemin de vie, merci encore, je vous decouvre et je suis admirative de votre travail. je serais ravie de vous lire tous les jours.

CORDIALEMNT
UNE fAN de l'autre côté de la mediteranée
makhlouf
le 17-06-2011 à 12:23:40
je me rejoinds à Adidou, n.Chami, Djelli,ainsi que Madina pour lhommage de ce grand poète que je viens découvrir sur lasnamia.....bonne continuation surtout.
djelli
le 17-06-2011 à 11:04:03
Merci khouya abdelkader,d'avoir transmis mes condoleance a la famille salah,et aussi felicitation pour tes ecris a bientot
sara
le 17-06-2011 à 10:22:29
un petit parmi les grands,
malgré mes cris à la ruée d'un souvenir hélas muet...très parlante comme poésie..se libérer de son mal-être en s’investissent dans l'écriture, Infinie nostalgie....merci de nous entrouvrir la porte de tes peines.


madina
le 17-06-2011 à 07:03:21
Un bel hommage ADIDOU et N.chami rendu à Abdelkader. je ne l'ai pas connu et pourtant je le ressens profondement en moi.felicitation pour tous les écrits et surtout ton combat pour la culture à Chlef chose qui n'est pas facile.
Au nom de tous les asnamis (e) de letranger, un grand salut.
n.chami....
le 17-06-2011 à 04:50:26
Bel hommage monsieur ADIDOU . belle reconnaissance a cette homme qui merite de toute lattention des grands. sage , poli, camarade, discret,grand prince de la poesie.......il est tellement immense qu'il est difficile de resumer....je salut lhommage et joinds mes ardents salutations.


magnifique poeme/etreinte..........je m'incline............congratulation.
adidou
le 17-06-2011 à 00:19:05
quelques mots pour kader, qui depuis ses interventions à travers ses poèmes et ses écrits et après lectures de ses récits,je tient à lui rendre hommage en tant qu'artiste et surtout les étapes franchies depuis son enfance que je connais en étant mon voisin du quartier,dans ses qualités de garçon bien élevé et une sagesse solitaire remarquable qui n'est pas trompeuse,connu que chez certaines personnes d'ou son don de l’écriture et à travers ses expressions que même lui reconnait comme étant un refuge,et c'est une vérité l'expression écrite est une confession intérieure de l’âme ,le dialogue avec soit même est une sorte d’extériorisation d'un mal qu'on ne peu définir qu'a travers l'écrit ,on est dans un autre monde d'ou la formule dans les nuages,enfin je voulais remercier Kader par mon témoignage à travers ces quelques lignes,en disant bravo l'artiste à tes oeuvres qui ont fait tilt aux nombreux lecteurs et lectrices de ce blog,salutations fraternelles ..
adidou
le 17-06-2011 à 00:17:35
quelques mots pour kader, qui depuis ses interventions à travers ses poèmes et ses écrits et après lectures de ses récits,je tient à lui rendre hommage en tant qu'artiste et surtout les étapes franchies depuis son enfance que je connais en étant mon voisin du quartier,dans ses qualités de garçon bien élevé et une sagesse solitaire remarquable qui n'est pas trompeuse,connu que chez certaines personnes d'ou son don de l’écriture et à travers ses expressions que même lui reconnait comme étant un refuge,et c'est une vérité l'expression écrite est une confession intérieure de l’âme ,le dialogue avec soit même est une sorte d’extériorisation d'un mal qu'on ne peu définir qu'a travers l'écrit ,on est dans un autre monde d'ou la formule dans les nuages,enfin je voulais remercier Kader par mon témoignage à travers ces quelques lignes,en disant bravo l'artiste à tes oeuvres qui ont fait tilt aux nombreux lecteurs et lectrices de ce blog,salutations fraternelles ..
meryem
le 16-06-2011 à 22:36:31
Ahhhhhhhhh ça me rappelles une histoire que j'ai vecu quand jetais toute petite,tu la bien resumé.
poeme trés sensuel, masqué sous le style poétique.
madina
le 16-06-2011 à 21:16:00
trés beau, ce sont les mots qu'on cherche quand on est en face des élements......merci à toi c'est un poéme superbe......trouver ces mots, les assembler pour en faire çela..c'est magique.
kader
site/blog
le 16-06-2011 à 15:52:24
Petit parmi les grands

Je suis l'enfant dans le tumulte
Des songes conçus pour un adulte,

Je rêve d'aimer de tout mon cœur
Une rose élue parmi les fleurs,
Malgré l'épine qui mord au doigt
Je dois allé au bout du choix,
Malgré mon temps qui interdit
Le droit de choir au paradis.

Je suis l'enfant dans le tourment,
Venu avant le bon moment,

Je rêve d'offrir de toutes mes mains
L'amour parmi tous les humains,
Malgré la haine qui me fait fi
Je pars au bout de mon défi,
Malgré la peur de l'inconnu
Demain sera le bienvenu.

Je suis l'enfant dans une tempête
Avec l'espoir d'un temps honnête,

Je rêve d'écrire un long poème
Avec l'essence de mots fleuris,
Malgré les murs de ma bohème
Et l'avenir déjà péri,
Malgré l'absence des yeux que j'aime
Avec des lèvres qui me sourient.

Je suis l'enfant en perdition
Venu errer sans permission,

Je rêve d'un vol avec des ailes
Au bec qui chante d'une voix belle,
Malgré mes cris à la ruée
D'un souvenir hélas muet,
Malgré l'orage qui froisse la mer
Un jour j'irai au bout de la terre.

Abdelkader Guerine...
Kader
le 16-06-2011 à 14:57:22
Mon histoire avec l'écriture est longue, mais je n'ai compris les mots que bien plus tard, écrire m'a beaucoup aidé à surmonter mes peines personnelles et aussi pour trouver l'harmonie avec ma personne et mener une vie assez équilibrée à chlef, ce qui n'est pas facile...
je ne m'ennuie plus depuis que j'ai commencé à écrire et surtout à produire de l'écrit, je suis presque tout le temps sur un nuage... le mot a une couleur et une note musicale, l'ensemble des mots est une sculpture à admirer, l'amour, la colère, la tristesse ou la joie ne sont que des thèmes, des émotions qui servent pour meubler le temps...
Merci à vous encore une fois...
kader
le 16-06-2011 à 14:47:36
Bonjour kader djelli,
je suis passé voir djamel ce matin, j'étais d'abord à l'auto école en ville, j'ai juste trouvé le papa de n.chami avec qui j'ai discuté un petit moment, je suis passé à la maison au radar, j'ai transmis vos condoléances à djamel... il dit que vous l'avez contacté par téléphone... il m'a expliqué qui vous êtes , je crois que je suis plus ami avec votre frère didine... le monde est un petit village... à bientôt...
samir
le 16-06-2011 à 14:45:43
Quand on est sur un nuage tout va au mieux, mais dés que on atterris, on devient feroce....
fodhil
le 16-06-2011 à 14:22:26
le poète est un vrai artiste, il ecrit tout en ayant les pieds sur terre.les mots sortent inconsiemment......C'est très beau continues.
Les femmes sont souvent sensibles devant les poèmes..
warda
le 16-06-2011 à 14:14:24
javoue être conquise par la beauté du poème......japprends un peu de toi ABDELKADER !!
sara
le 16-06-2011 à 12:56:25
sur du nuage....
dire de quelqu'un qu'il est un "poète" désigne comme rêveur qui n'a pas les pieds sur terre pas de sens pratique....apparemment ce n'est pas ton cas,ta poésie célébré si bien l'amour..
B. halima
le 16-06-2011 à 12:31:02
Moi, je suis sur un nuage comme au premier jour, je ne suis pas à l'abri et tout peu basculernrnLe nuage tient à rien et ce petit rien fait beaucoup, rien n'est rose pour tout le monde, c'est la vie tout simplement.
fatiha messaoudi
le 16-06-2011 à 10:50:44
merci Abdelkader pour ton poème, parfois les mots guerissent et c'est une vraie therapie.


Mimi :Il faut éffacer ton mauvais choix, parfois on a besoin de se tromper pour apprendre.
M.B
le 16-06-2011 à 09:27:55
le probleme d'affichage des commentaires n'est pas resolu pour la categorie photos.
ADEL
le 15-06-2011 à 22:20:32
je ne vois pas ou le defaut se situe.j'ai exposé le probleme a mon hebergeur et apres verification il m'a fait savoir que tout aller bien.
question posée a blog4ever
Ce sont surtout des visiteurs residents en france (europe) qui rencontrent ce probleme d'affichage . ici localement ( Algerie) on peut poster des commentaires sans problemes. salutations

reponse de blog4ever

l n'y a pas de différences entre les résidents en France et les résidents étrangers. Blog4ever s'affiche de la même façon partout dans le monde.

Essayez d'avoir plus de renseignement sur les visiteurs qui voient pas les commentaires car nous ne constatons aucun soucis d'affichage sur votre blog.

Cordialement
kader
le 15-06-2011 à 21:03:11
Mille mercis pour la présence, vos gentillesses m'enveloppent de joie...
Pour kader djelli, je ne manquerai pas de transmettre le salut et vos coordonnées à djamel demain, nous avons fini avec le bac, je suis surveillant, en plus ma mère vient d'arriver de la mecque, donc je suis coincé j'ai pas pu passer chez lui aujourd'hui... si vous êtes de la génération de djamel on doit surement se connaitre je suis né en 1964... voilà khouya, heureux de vous croiser et à bientôt...
djelli
le 15-06-2011 à 19:30:32
Madina on peut etre poete sans etre bachelier
djelli
le 15-06-2011 à 19:28:05
oui je suis tres affecté de la mort de ami maamar salah mme madina, par contre j'ai dis à abdelkader bonne chance au bac puisque d'apres ses ecris il n'a pu assister a l'enterrement à cause du bac, toutes mes excuses mr abdelkader.rnmerci beaucoup n-chami pour le n° de tel de djamel, il te passe le bonjour, le bonjour de ma patr a toute ta famille
mimi
le 15-06-2011 à 19:22:27
tres romantique ton poeme Abdelkader ! chaque personne se reconnaitra atravers les poèmes.moi,je ne suis plus sur le nuage, jai fais le mauvais choix....pffffffffff on fait que souffrir.
B. halima
le 15-06-2011 à 15:48:17
Bonsoir Abdelkader !! je sens que tes mots sortent du coeur....tu es un jeune talent je pense et je te donne un coup de pousse d'encouragements...très joli poème, je suis deja sur un nuage...bravo.
madina
le 15-06-2011 à 15:25:56
Bonjour Kader djelli : on constate que vous etes tres affecté par le decés de hadj maamar allah yarhmou,au point de confondre notre celebre poete à un bachelier.

A adel: toute la connection detranger est paralysé, donc on a que les pages poemes pour nous reconforter.


Abdelkader:je lirais bien vos poèmes sans rater un mot de tout ce que tu fais.je suis une lectrice sensible, surtout quand ça vient d'un ouled bled sur LASNAMIA.


n.chami...
le 15-06-2011 à 14:58:43
salam khader Djelli !! je vous envoie le numero , bonjour à toute ta petite famille.
djelli
le 15-06-2011 à 13:53:44
khouya kader, par la meme occasion pouviez- vous m'envoyer le n° de portable de djamel salah, c'est mon ami d'enfance,il n'y a aucun probleme inchallah, voici mon i-mail ( kader78310@hotmail.fr )merci khouya
djelli
le 15-06-2011 à 13:45:24
khouya ADEL toujours le meme probleme pour les asnamis de l'étranger, on ne peu acceder aux commentaires photos, quelle est la cause? merci d'avance
djelli
le 15-06-2011 à 13:41:02
Salam KADER,suite au decés de ami maamar salah,pouviez vous svp, presentez mes condoléances a mes amis ( djamel, abderahman,mahmoud et nordine ) les enfants de ami maamar, de la part de djelli kader, je vous serais tres reconnaissant , merci d'avance, et vous souhaite une reussite au bac inchallah.NB j'ai pas de n° de tel pour contacter la famille salah et reside à l'étranger, merci khouya
Kader
site/blog
le 15-06-2011 à 00:15:19
Sur du nuage

Du rêve sur du nuage
Emporté par du vent vers le pays de la pluie,
Il pleuvra ailleurs les larmes de mes flots de joie,
Sur les frissons d'une joue choyée de mes tendres baisers.

Du parfum sur du velours
Servi sur du pétale dans le jardin de mes beaux printemps,
Il chantera toujours l'oiseau des refrains de bonheur
Au creux d'une main amoureuse débordée de mes ivres câlins.

Du lin sur de l'œil félin
Façonné d'aventures sur du regard qui miroite la folie de mes vœux,
Il touchera certain le doigt errant mes caresses fougueuses
Plantées à l'orée des lèvres partout sur les jolies fresques d'une silhouette désirée.

Du vin sur du venin
Livré dans du souvenir qui inonde mes champs,
Il poussera je me dis le grain de charme qui fera mon bois
Avec des branches entrelacées tels des bras autour de l'arbre où niche la passion d'aimer.

Du feu sur du volcan
Fourni par de l'absence aveugle qui noircit mes blanches fumées,
Il sera clair je sais le jour sous le soleil en mil de mon ciel bleu
Laissant aux étoiles de nuit la belle douleur timide qui cache mes peines lunaires.

Du jus sur du bon fruit
Léché par ma langue sur de la courbe qui brode mes fines plaies,
Il coulera après l'essence vitale pour la pensée de mon secret jardin
Entouré d'épines qui mordent la chair de mon malheur beau.

Du clair sur de l'obscur
Dessiné par l'élan du toucher sur de la toile qui peint ma propre vie,
Il gémira des rimes de ma bouche qui embrasse le ventre pour qu'il naisse un poème sournois,
Discret avec une plume témoin de mes baignades nocturnes à l'encre de mes verbes crus.

Abdelkader Guerine...
Kader
le 15-06-2011 à 00:06:43
Bonsoir à vous,
je suis content que vous ne puissiez pas avoir accès aux images, comme ça vous allez venir visiter mon espace, ce qui me ravit également...
Je suis au courant du décès de ammi Maamar, je n'ai pas assisté à l'enterrement à cause du bac, je passerai voir djamel et la famille demain inchallah, allah yarham li matou...
B. halima
le 14-06-2011 à 23:43:47
je ne peux pas aller sur les photos commentées, donc je profite pour découvrir ces poèmes.
merci Abdelkader, tu nous enchantes avec tes ecrits...magnifique.
warda
le 14-06-2011 à 22:38:02
c'est bizare, jai aussi ça .....Desolée Abdelkader pour la reclamation sur la page des jolis poemes....on a du mal à accedre aux photos et les commentaires.....merci de ta comprehension poete.
djelli
le 14-06-2011 à 20:09:10
Merci nchami,de m'avoir informer de la mort de ami maamar salah rabi yarahmou, t'as pas le n° de tel de djamel salah merci d'avance
ADEL
le 14-06-2011 à 19:43:19
J'ai controlé mon espace de gestion du blog et tout va parfaitement bien et j'ai posté des commentaires dans la partie photo sans probleme.reessayez plusieurs fois pour voir! merci
nchami....
le 14-06-2011 à 19:01:38
Poeme sublissime mais malheureusement realiste....j'aime beaucoup le sens qu'il dégage de lui, un brin de liberté, et surtout cet immense éspoir !!!
nchami....
le 14-06-2011 à 18:53:37
jai le meme probleme aussi m.Adel, ainsi que d'autres copines.



A kader djelli: je tiens à t'informer que hier on a enterrer (Ami) Salah maamar (auto ecole).alah yarhmou wiwasahaalih.
djelli
le 14-06-2011 à 18:29:19
Salam ADEL, je tiens à t'informé que personnellement j'ai plus accés aux commentaires photos,y a t il un probléme de connection ? par contre j'ai accés aux commentaires d'articles,je pense que je ne suis pas le seul, voilà khouya ? le bonjour à MINAPO et tous les asnamis salam alikoum
samir
le 14-06-2011 à 18:10:08
Poeme si poignant et si touchant, je reve de democratie, peut etre je serais heureux demain.
fatiha messaoudi
le 14-06-2011 à 18:00:14
Abdelkader tu es temoin de ton temps..
main sur le coeur
arc en ciel
le 14-06-2011 à 10:48:13
c'est farouchement farouche...
rabah m'hamed
le 14-06-2011 à 10:39:03
je rêve de la democratie, mais un jour il faut payer le prix....
madina
le 14-06-2011 à 09:43:36
c'est tellement beau, que j'ai l'impression que tu parles aux peuples, mais helas ce n'est qu'un poème.Il faut continuer à nous faire rêver. merci.
Kader
site/blog
le 14-06-2011 à 02:06:54
Farouche

C'est en couleur que j'aime rêver
Blotti au coin d'un monde privé,

La brume épaisse sur mon étang
Rappelle le feu gelé d'antan,
Les airs farouches des jours d'été
Excitent mes sens les plus futés.

C'est en douceur que j'aime penser
L'espoir d'une vie à commencer,

La brise velue sur mon jardin
Secoue le flaire du bon jasmin,
Le ciel invite à son azur
Le grand soleil dans la nature.

C'est en douleur que j'aime errer
Vers la survie des rêves terrés,

L'éclair déchire mon ciel ma nuit,
Mon noir, mon froid et mon ennui,
L'averse arrose mon gris figé
Au mur du cœur d'une proie piégée.

C'est en bonheur que j'aime toucher
Des yeux qui mordent et savent lécher,

Le temps redonne pour mon printemps
Les fleurs perdues depuis longtemps,
Le chant anime la valse autour
Du nid chauffé de flammes d'amour.

C'est en fureur que j'aime hurler
Quand le silence vient me parler,

Le vent déporte l’écho du cri
Partout au champ de ma patrie,
La mer nettoie le front d’une terre
Qui rode sans bruit dans l’atmosphère.

Kader
ADEL
le 10-06-2011 à 13:34:00
je pense que le probleme est reglé Warda. Bonne journée et bonne lecture et profitons des beaux poemes de notre talentueux ami kader.
warda
le 10-06-2011 à 13:09:22
monsieur Adel ! merci de régler le probleme. apres le poeme la rotonde je ne vois pas bien le reste des poèmes.... l'indifference..conseils de nuits...intellos..etc...je lis seulement les titres.merci.
kader.
le 09-06-2011 à 01:48:14
A Makhlouf: L'Algérie n'est jamais allée faire la guerre ailleurs, l'oubli est synonyme d’abandon... Une nation est comme un arbre, il ne donne aucun fruit s'il n'a pas de racine, on doit se rappeler des guerres pour savoir les éviter à l'avenir, on doit se rappeler car beaucoup ont donner leur vie pour que nous soyons vivants...

A warda: le livre se situe pendant la 1ere guerre mondiale, il faut le lire en entier pour avoir une large compréhension du sujet...

A N.chami: c'est vrai la nature a été froissée, la vérité a été dissimulée, l'histoire contient beaucoup de vide et de mensonge, c'est ce qui est plus désolant à mon avis... Les archives n'existent pas tellement pour permettre une approche scientifique du patrimoine de la région, les lettres avec leur fantaisies priment souvent sur l'histoire, ce qui donne un roman qu'on peut lire comme un produit de fiction au lieu d'une référence symétrique exacte...

A arc-en-ciel: c'est bien deviné, je suis plus reposé en poésie, je suis en plus un peu esclave de la rime... la poésie permet de dessiner des images métaphoriques d'une évanescence que chacun traduit selon son expérience et son ressenti, j'aime bien sortir de l'ordinaire et dire les choses autrement...

A nakhla: personnellement je ne pense à rien le moment d'écrire, j'exprime mes sentiments, je me libère d'une peine, je me repose dans un grand voyage qui prend chaque jour une destination différente, c'est bien après que je deviens lecteur et réagis à mes propres raisons...
je suis francophone , pas francophile, j'espère que ma réponse est satisfaisante...

Merci à vous, c'est une joie de discuter avec vous...
nakhla
le 08-06-2011 à 16:27:07
Abdelkader !!!!! quand vous ecrivez, vous pensez en arabe ou en français, j'espère que ma question est claire..merci d'avance pour la reponse.
warda
le 08-06-2011 à 15:52:09
Très beau M.Guerine Abdelkader mais attention pas la guerre au nom de quoi , au nom de qui ??? Bravo.
Makhlouf
le 08-06-2011 à 13:54:21
les guerres sont bien stupides et inutiles, et l'homme a une grande capacité à oublier ses crimes.
n.chami...
le 08-06-2011 à 13:09:46
la nature est toujours là, quoique cette-fois- ci, il ne sois plus d'une nature naturelle mais d'une nature dènaturée et ou la guerre, l'horeur, le manque d'humanité, l'oubli du souvenir en rendent l'image sanglante. le cri et le souffle poètique sont bien prèsents !! merci Abdelkader.
arc en ciel
le 08-06-2011 à 12:38:14
je vous felicite pour cet ouvrage et je suis fière pour vous en tant surtout asnami..ouled bled..
dapres vos ecrits je vous sens plus poète que écrivain;et plus proche de la nature ; bel hommage au marthyre.
Kader
le 06-06-2011 à 16:50:06
.../...

Acte 5 : Bou Ar’Aara

-« La horde sauvage des jeunes soldats
Ratissent au fond l’Ard El Beida,
Munis de chiens qui flairent le pas
D’une proie blessée dans ses trépas. »

-« La meute horrible des étrangers
Froissent la quiétude des beaux vergers,
Dans leurs élans de sangliers
Peureux qui foncent sans se plier. »

-« La troupe cruelle des hommes armés
A l’air nerveux et alarmé,
Chasse le lion dans le Cheliff
Qu’il soit inerte ou qu’il soit vif. »

-« Il n’avaient pas besoin de toute cette colonne d’hommes pour capturer Maamar, ils l’ont blessé au pied après que leurs chiens l’aient sauvagement mordu partout et déchiré les vêtements qu’il portait », dit Mohamed avec une profonde amertume.
-« Ils l’ont enchaîné et traîné par terre sous les insultes, les coups, les rires moqueurs et les tirs de sommation des soldats ameutés » ajouta-t-il avec le même ton.
-« En plus il était malade depuis quelques temps, usé par une interminable errance, affrontant les dangers du chemin et l’hostilité de la nature et de l’ennemi. », ajouta Mohamed, parlant seul dans le silence de cette nuit fraîche et obscure malgré le proche été.

-« L’armée féroce des engagés
Pris par le mal d’hommes enragés,
Avec leurs dents qui mordent aux os
Des feuilles posées sur les roseaux. »

-« Le groupe d’élite des légionnaires
Ramènent vivant un homme impair,
Rebelle, ravi et qui sévit
La fuite qui fait toute sa vie. »

-« Le clan mortel des assassins
En cavaliers et fantassins,
Parti en quête de retrouver
Le meilleur homme et le crever. »

-« Il était toujours présent pour défendre les pauvres, il était tendre et généreux envers eux, il leur donnait tous les biens qu’il arrachait aux riches des tribus et aux européens », dit Mohamed qui sombra dans une tristesse profonde après la capture de son ami Bou Ar’Aara.

.../...
madina
le 06-06-2011 à 16:47:46
c'est magnifique
merci beaucoup monsieur le poète d'avoir su tisser une toile entre ce poème et mon coeur de lectrice assoiffé du partage des mots qui savent vehiculer l'èmotion.
lila
le 06-06-2011 à 14:58:32
je sens que lecrivain est touché, il reproduit son émotion et touche le lecteur par symetrie....
samir
le 06-06-2011 à 10:30:02
merci pour ce beau poème,je n'oublies jamais cette place des boeufs.
w.h
le 06-06-2011 à 10:04:51
bien dit , bien decrite, je suis triste de lire ce poème. merci poète.
kader
le 04-06-2011 à 02:14:22
-« La place des bœufs c’est réservée
Aux hommes utiles pour la corvée,
Avec leurs cœurs qui aiment Lesnam
Comme le caïd et ses khodams. »

-« La place des bœufs c’est loin du monde
Du luxe des gens de La Rotonde,
C’est des mendiants qui tendent la main
Entre les dents d’une grande faim. »

-« La place des bœufs c’est pour les vaches
Et les sourdis que l’on s’arrache,
Aux mules, aux ânes et aux chameaux
Venues depuis tous les hameaux. »

-« La place des bœufs c’est la poussière
Que l’on respire de souffle amer,
C’est de la boue dans les talons
Des cous des hommes sans un galon. »

-« La place des bœufs c’est des troupeaux
De bêtes qui viennent laisser la peau,
C’est une odeur qui mêle de loin
L’air de l’oued aux mottes de foin. »

-« La place des bœufs c’est des enchères
D’un gain troqué contre une misère,
Contre un mouton à son crédit
Vendu au prix d’un sort maudit. »
madina
le 02-06-2011 à 11:58:35
très belle et douce poesie.....merci monsieur le poète.jaime bien.
zohra
le 02-06-2011 à 11:22:07
la reprise : abdelkader ya boualem. le livre sera dur pour moi; je nai pas le niveau....dommage.
zohra
le 02-06-2011 à 11:17:30
jaime beaucoup le poeme et surtout la chanson de Abdelkader
eprise de khaled et taha
abdelkader
le 31-05-2011 à 13:35:03
.../...

Soudain, on entendit des tirs de feu venant de la messagerie à quelques pas de là. Un mouvement subite de panic prit la foule des gens dans la petite place de la messagerie. Le brouhaha des filles se tut, nous courûmes voir la scène de prêt. Des corps gisaient par terre, sans doute battus par un homme qui prit la fuite sous une averse de coups de feux.
-« C’est Bou Ar’Aara, s’écria l’un des spahis en retournant vers la messagerie en courant, après avoir vidé ses munitions en vain.
-« Les spahis redoutent beaucoup Bou Ar’Aara depuis qu’il a arrêté une de leurs colonnes il y a quelque temps », dis je au journaliste qui paraissait intrigué par cette situation.
-« Il les dépouilla de leurs biens et de leurs chevaux et les somma de ne plus mettre les pieds dans cette contrée s’ils voulaient avoir la vie sauve. Il leur rappela que c’était une honte à eux de s’engager avec l’ennemi contre leurs frères de sang et de religion. », Ajoutai je à mon ami, attentif à mon discours.
-« Un résistant !!! », dit il en haussant la tête, étonné que ce phénomène existe toujours après que les français eussent exterminé toutes sortes de désobéissance et de refus chez les indigènes avec une cruauté sans extrême
-« Oui », dis je, « c’est sûrement l’ultime résistant, l’ultime lion qui vit toujours dans La Dahra. »
-« Intéressant !!! », répliqua le journaliste avec un ton exclamatif et curieux.


-« C’est le lion qui sème l’aura
Du sang autour de La Dahra,
Et sa crinière lui tombe aux griffes
Qui gardent l’honneur du grand Cheliff. »
-« C’est le lion qui chasse du geste
Les mouches qui viennent gêner sa sieste,
Avec un oeil qui dort fermé
Et l’autre un feu bien allumé. »

-« C’est le lion qui fait la loi
Que suivent les bêtes dans tout le bois,
Fermé à clé derrière les portes
D’une ville la nuit qui tombe morte. »

-« C’est le lion qui fait la joie
Des bêtes qui aiment le peu de proie,
Nourries aux dents avec fureur
Sans qu’elles ne doivent le bon labeur. »

-« C’est le lion de L’Ouarsenis
Sans un parent ni autre fils,
Errant du mont à l’air mêlé
Aux fleurs au pied de la vallée. »

-« C’est le lion qui crie et tonne
L’orage des vents en plein automne,
Pleuvra ensuite l’averse qui noie
L’oued au lit d’un somme de roi. »

.../...
abdelkader
le 31-05-2011 à 13:10:20
.../...

-« Salam alikoum poète, on ne s’est pas rencontré depuis le « taam » de Sidi Ahmed Benabedellah ».
-« Salam alikoum Sid el kaid, j’ai pris de l’age, je me fatigue vite, il y a beaucoup d’événements auxquels je n’assiste plus malheureusement », répliquai je à cet homme mur et sur, tendre et à la fois dur.
-« Dis nous de tes bonnes paroles poètes » me lança-t-il avant de s’adresser à l’ensemble des présents :
-« Ecoutez s’il vous plait, un poète est parmi nous, il va nous abreuver de vers qui enjolivent l’air et ravivent l’esprit », continua le caïd, sa main toujours serrée à la mienne dans un interminable salut.
La musique s’arrêta, le silence régna dans La Rotonde, on n’entendait plus que le bruit des tours de l’hélice qui ventilait la salle, accrochée depuis le haut plafond sculpté d’une scène d’une épopée d’un autre temps. Je saluai les présents de la tête avec un léger sourire émis vers ces yeux qui me fixaient et qui attendaient mon discours introduit par le caïd. Il y avait parmi l’assistance des français, des espagnols, des portugais, des soldats d’Afrique noire et des arabes fidèles à l’autorité militaire et complètement dévoués au service du caïd.


-« Je vous salue », dis je,

-« Je vous salue d’Orléansville
Soldats guerriers et âmes civiles,
Depuis les pierres léguées de Rome
A Castellum Tingitanum ».

-« Je vous invite à déguster
La bonne saveur d’un verre de thé,
Offert des mains du grand caïd
Ce jour que j’aime tel un aïd ».

-« Je vous embrasse mes chers amis
Malgré le mal jadis commis,
Depuis Byzance aux musulmans
Jusqu’à l’empire des Ottomans ».

-« Je vous admire depuis Lesnam
Que j’aime d’amour telle une femme,
Rêvée depuis l’age phénicien
D’un cœur poète et magicien ».

-« Je vous raconte les espagnols
Qui mirent le pied sur notre sol,
Chassés ensuite vite bannis
De force des cotes de l’Oranie ».

-« Je vous adore hommes lucides
Qui plantent le bois aux terres arides,
Entre les rives du grand oued
Aux eaux qui portent les bons remèdes ».

-« Je vous récite une belle prose
D’une plume nourrie à l’eau des roses,
La paix cueillie dans la cité
Des vœux depuis l’antiquité ».

.../...
abdelkader
le 28-05-2011 à 23:50:15
Bonsoir, grand merci à vous pour la présence dans cet espace de lecture... Je ne suis pas historien mais je porte un projet littéraire qui consiste à déterrer certains événements importants dans la région de chlef que l'histoire n'a jamais notés, j'ai déjà publié un livre qui va de ce sens " la brulure" ... le manque d'archives et de documentations précises m'oblige à couvrir le vide avec des narrations fictives assez proches de la réalité de cette époque... donc , disons qu'il y a plus de littérature que d'histoire dans ce projet, mon coté fantaisiste me somme de joindre aux proses la touche de poésie qui me repose tant... encore merci à vous...
abdelkader
le 28-05-2011 à 23:40:18
-« Il a grandi et devint homme

Après que Eve offrit sa pomme,

Elu le mont pour un refuge

Et la justice pour seule juge. »



-« Il a choisi et devint roi

Avant que l’art ne perde la loi,

Opté de prendre sa liberté

Ailleurs des murs de la cité. »



-« Il a vécu et devint riche

Sans qu’il ne mente ou qu’il ne triche,

Cueilli l’honneur planté au sol

Qui pousse au cœur des bonnes paroles. »



-« Il a peiné et devint maître

Suivant les traces des vielles lettres,

Sorti la nuit au jour naissant

Le bras rebelle fort et puissant. »

-« Il a poussé et devint grand

Avec sagesse et plein de cran,

Quitté le bled et sa famille

Pour contrer l’âme de l’ennemi. »



-« Il a sué et devint fort

Suite aux misères qui forgent le sort,

Erré au monde tel un mystère

Qui mène à lui toute une guerre. »

abdelkader
le 28-05-2011 à 23:37:55
-« La diligence vers Ténès est retardée pour quelques heures à cause de cet incident fâcheux. Une occasion pour moi de savoir encore plus sur ce personnage mystérieux qui terrorise l’armée française et les milices des caïds », dit Alexander en poursuivant, « Qui est Bou Ar’Aara ? »
-« Il s’appelle Maamar Harchaoui, dit Bou Ar’Aara, les français préfèrent le nommer Mamar car il leur est difficile de prononcer le AA de son surnom, une lettre qu’il faut avaler puis rouler dans sa gorge avant d’expédier le son vers l’extérieur par sa bouche béate ». Répondis je à mon compagnon en regardant des deux cotés, ayant peur des murs qui peuvent avoir de grandes oreilles.
-« Que veut dire Bou Ar’Aara ? », questionna le journaliste en prononçant avec difficulté cet étrange surnom.
-« Je pense que c’est à cause de la feuille de thuya tatouée sur son front, le thuya étant « El Ar’aar » en arabe, Bou Ar’Aara serait donc l’homme qui porte la feuille de thuya. », expliquai je minutieusement à mon ami toujours subjugué par l’exploit de cet indigène différent des autres.
-« Pourquoi Mamar porte-t-il ce tatouage sur le front ? » demanda l’ami anglais, curieux de savoir les moindres détails sur ce personnage solitaire et mystique qui affronte une armée entière.
-« C’est un rite ancestrale bien de chez nous, une superstition qui consiste à tatouer les nouveaux nés, d’autres leur accrochent un petit fil de bronze en guise de boucle d’oreille, on appelle cela « ayacha », c’est pour leur garantir une longue vie, après que les mères eussent perdu successivement des bébés auparavant. », expliquai je à mon ami qui notait mes mots dans son petit calepin.
abdelkader
le 28-05-2011 à 23:35:05
.../... -« La diligence vers Ténès est retardée pour quelques heures à cause de cet incident fâcheux. Une occasion pour moi de savoir encore plus sur ce personnage mystérieux qui terrorise l’armée française et les milices des caïds », dit Alexander en poursuivant, « Qui est Bou Ar’Aara ? » -« Il s’appelle Maamar Harchaoui, dit Bou Ar’Aara, les français préfèrent le nommer Mamar car il leur est difficile de prononcer le AA de son surnom, une lettre qu’il faut avaler puis rouler dans sa gorge avant d’expédier le son vers l’extérieur par sa bouche béate ». Répondis je à mon compagnon en regardant des deux cotés, ayant peur des murs qui peuvent avoir de grandes oreilles. -« Que veut dire Bou Ar’Aara ? », questionna le journaliste en prononçant avec difficulté cet étrange surnom.-« Je pense que c’est à cause de la feuille de thuya tatouée sur son front, le thuya étant « El Ar’aar » en arabe, Bou Ar’Aara serait donc l’homme qui porte la feuille de thuya. », expliquai je minutieusement à mon ami toujours subjugué par l’exploit de cet indigène différent des autres.

-« Pourquoi Mamar porte-t-il ce tatouage sur le front ? » demanda l’ami anglais, curieux de savoir les moindres détails sur ce personnage solitaire et mystique qui affronte une armée entière. .../...
warda
le 28-05-2011 à 18:12:03
je vous encourage monsieur A.Guerrine d'avoir penser a ce monsieur qu'on connait peu.Bou A'ara me fait penser à la terreur et le bras de fer...felicitations.
nakhla
le 28-05-2011 à 18:01:37
je ne sais meme pas qui croire dans cette histoire.il ya pas de preuves.monsieur l'ecrivain bravo pour cette initiative mais le doute est là....
zohra
le 28-05-2011 à 14:03:19
MABROUK ALIK .......MABROUK ALA EL MANSSI BOU ARARA YASTAHAL KOUL HADA CHI.....
n.chami...
le 27-05-2011 à 16:38:34
le martyre de la Dahra oublié.Il mérite bien d'être reconnu. Lhistoire et quelques poèmes feront un joli roman.Bonne continuation.
sirene
le 27-05-2011 à 11:03:39
Bon courage pour la suite de votre projet Mer le poète...
madina
le 27-05-2011 à 08:32:47
j'espère que lhistoire sera pationnante, bravo à notre poète et écrivain romancier.
abdelkader
le 26-05-2011 à 23:28:56
Le célèbre inconnu sortira probablement vers la fin de l'été, le livre fait partie d'un projet d'écriture sur le patrimoine de la région, défier l'oubli est une tache immense, j'essaie d'y contribuer avec mes modestes mots...
abdelkader
le 26-05-2011 à 23:25:22
.../...

-« J'ai étudié l'histoire de la région, je sais que la plaine du Cheliff doit son nom à cette rivière », déclara Alexander en marchant avec des pas laissant des empreintes de semelles sur le sol boueux.
-« D'où lui vient ce nom mon ami ? » demandai je au journaliste qui semblait connaisseur des lieux mieux que moi.
-« D'après ce que j'avais lu, le nom « Chlef » est tiré d'un mot Carthaginois, Chenaleph, dérivé lui aussi d'un ancien mot Berber, Zelfen, qui voudrait dire serpent, à cause de la forme de cette rivière qui glisse comme un reptile entre les herbes du champ. » Expliqua l'ami pour répondre à mon interrogation.
-« Nos parents racontaient que Chlef était grand comme le Nil, il disaient que la rivière diminuait de plus en plus de son ampleur avec le temps. », relançai je pour mieux comprendre la raison de cette dégradation de mon ami qui semblait savant et bien informé.
-« Oui c'est vrai », répondit il, « le fleuve était plus fort et plus intense, il pouvait atteindre une largeur de plus de 700 mètres par endroits, la diminution des eaux et le freinage de la manne vitale de l'oued a accru depuis l'arrivée des colons français surtout. Ils ont bâtit beaucoup de barrages sur les deux rives de Chlef pour irriguer les milliers d'hectares à la ronde et bien exploiter les terres fertiles de la plaine du Cheliff. Monsieur Robert a aussi construit son moulin à l'est d'Orléansville au bord de cette grande rivière, les déchets toxiques et les produits chimiques de cette usine risqueraient fort de polluer les eaux et l'environnement autour. », Répliqua Alexander dans un ton plein de déception.
-« Mais les déchets feront quand même de la joie chez les poissons de l'oued et les autres animaux de la plaine tellement giboyeuse. » dis je pour alléger le poids des tristes remarques de mon ami anglais.
-« Les pêcheurs d'aloses seront les plus heureux à mon avis. », dit il, « Les fermiers aussi quand ils verront mûrir les plantations des orangeraies et les vastes terrains des céréales. », ajouta-t-il avec un sourire qui proposait de l'humour léger.

-« La plaine fertile vit au dépend
Du fleuve qui glisse tel un serpent,
Dormant la nuit sur des mystères
Qu'il versera le jour en mer. »

-« Les fruits mûris de la vallée
Ornés de feuilles entremêlées,
Cousues aux branches à l'ombre bleue
En vagues de flotte qui fait des nœuds. »
-« Le pont relie la ville aux fermes
Où la verdure abonde et germe,
Nourrie à l'eau vitale qui cède
Un bois aux rives du grand oued. »

-« Le vent dessine des tourbillons
Dans la vasière et des sillons,
Viendra la houle avec colère
Boueuse noyer les arbres verts. »

-« Le ru découle de l'affluent
Un bien utile et diluent,
Offert aux terres à la croisée
Des champs que l'homme viendra raser.

-« Le ciel vêtu de rêves azurs
Emporte les oies dans les pâtures,
Elles partent élire un nid de pierres
Quand le soleil efface l'hiver. »

-« En effet, Chlef est vraiment un personnage fascinant, tant par sa silhouette qui lézarde somptueusement dans les prés que par son esprit docile et son caractère mystérieusement coléreux », rétorqua Alexander avec une courtoisie bienséante.
-« Chlef est comme Bou Ar'Aara, il est d'une nature révoltée, il refuse d'être exploité par l'injuste raison des hommes et... », Repris je, avant d'être brusquement coupé par mon compagnon.
-« Ah oui » dit il, « c'est bien à Bou Ar'Aara que je pensais aussi, Mamar est aussi fascinant que Chlef, je l'imagine fuyant comme un éclair entre ces crevasses boisées et disparaître comme un fantôme sans laisser d'empreintes sur la rive de l'oued ni le seul bruit d'une branche brisée », ajouta le journaliste, toujours dans ses descriptions affables à faire rêver ses lecteurs d'outre mer..

.../...
madina
le 26-05-2011 à 22:32:24
J'ai hate de lire le soldat inconnu.BOU A'rara ce nom me fait beaucoup peur.....
Abdelkader
le 26-05-2011 à 13:06:47
-« La plaine fertile vit au dépend
Du fleuve qui glisse tel un serpent,
Dormant la nuit sur des mystères
Qu’il versera le jour en mer. »

-« Les fruits mûris de la vallée
Ornés de feuilles entremêlées,
Cousues aux branches à l’ombre bleue
En vagues de flotte qui fait des nœuds. »
-« Le pont relie la ville aux fermes
Où la verdure abonde et germe,
Nourrie à l’eau vitale qui cède
Un bois aux rives du grand oued. »

-« Le vent dessine des tourbillons
Dans la vasière et des sillons,
Viendra la houle avec colère
Boueuse noyer les arbres verts. »

-« Le ru découle de l’affluent
Un bien utile et diluent,
Offert aux terres à la croisée
Des champs que l’homme viendra raser.

-« Le ciel vêtu de rêves azurs
Emporte les oies dans les pâtures,
Elles partent élire un nid de pierres
Quand le soleil efface l’hiver. »

Kader... extrait de bouaraara
Abdelkader
le 26-05-2011 à 13:02:08
.../...
-« J’ai étudié l’histoire de la région, je sais que la plaine du Cheliff doit son nom à cette rivière », déclara Alexander en marchant avec des pas laissant des empreintes de semelles sur le sol boueux.
-« D’où lui vient ce nom mon ami ? » demandai je au journaliste qui semblait connaisseur des lieux mieux que moi.
-« D’après ce que j’avais lu, le nom « Chlef » est tiré d’un mot Carthaginois, Chenaleph, dérivé lui aussi d’un ancien mot Berber, Zelfen, qui voudrait dire serpent, à cause de la forme de cette rivière qui glisse comme un reptile entre les herbes du champ. » Expliqua l’ami pour répondre à mon interrogation.
-« Nos parents racontaient que Chlef était grand comme le Nil, il disaient que la rivière diminuait de plus en plus de son ampleur avec le temps. », relançai je pour mieux comprendre la raison de cette dégradation de mon ami qui semblait savant et bien informé.
-« Oui c’est vrai », répondit il, « le fleuve était plus fort et plus intense, il pouvait atteindre une largeur de plus de 700 mètres par endroits, la diminution des eaux et le freinage de la manne vitale de l’oued a accru depuis l’arrivée des colons français surtout. Ils ont bâtit beaucoup de barrages sur les deux rives de Chlef pour irriguer les milliers d’hectares à la ronde et bien exploiter les terres fertiles de la plaine du Cheliff. Monsieur Robert a aussi construit son moulin à l’est d’Orléansville au bord de cette grande rivière, les déchets toxiques et les produits chimiques de cette usine risqueraient fort de polluer les eaux et l’environnement autour. », Répliqua Alexander dans un ton plein de déception.
-« Mais les déchets feront quand même de la joie chez les poissons de l’oued et les autres animaux de la plaine tellement giboyeuse. » dis je pour alléger le poids des tristes remarques de mon ami anglais.
-« Les pêcheurs d’aloses seront les plus heureux à mon avis. », dit il, « Les fermiers aussi quand ils verront mûrir les plantations des orangeraies et les vastes terrains des céréales. », ajouta-t-il avec un sourire qui proposait de l’humour léger.

.../...( Extrait du livre " Le célèbre inconnu" ou Bou Ar'Aara
warda
le 16-05-2011 à 17:16:08
Pour moi c'est sublime ......
w.h
le 08-05-2011 à 21:06:38
C'est une grande fierte pour cet enfant de lasnam......bon courage pour la suite ...
zohra
le 08-05-2011 à 15:30:54
fenene si guerine! tberklah alik !tahya ouled bladi.....
abdelkader
site/blog
le 07-05-2011 à 23:11:58
Nadia, D Senouci, Adel, je vous remercie pour la visite et la gentillesse des propos, vos éloges me comblent de joie...
d.senouci
le 06-05-2011 à 20:07:49
felicitations M.GUERINE JE LIS VOS POESIES ET JE RESSENT UNE GRANDE FIERTE AVEC TT NOS ENCOURAGEMENT BONNE CONTINUATION
n.chami
le 04-05-2011 à 08:02:53
merci Kader pour ton lien. Après Yasmina Khadra,c'est à ton tour de venir dans ma region et c'est l'occasion pour la dedicace.
J'espère que tu seras longtemps inspiré, contente de te lire , le bonjour à toute ta petite famille.


Merci Adel pour ton blog, vous avez reussi à reunir ouled bled et surtout je suis ravie de leurs devenir après tant d'années de perdu de vue.
abdelkader
le 03-05-2011 à 00:39:32
Bonsoir nadia,
Merci pour ton passage ma sœur, c'est un repos pour moi de lire ton mot aimable... je suis devenu écrivain en côtoyant les mots, je m'inspire d'un rêve qui n'existe pas tout en gardant les pieds sur terre...
7 de mes livres sont vendus à l'opu de chlef, bibliothèque universitaire, derrière la mosquée saoudienne, un autre a été édité en france, il est en vente sur le net voici le lien

www.lulu.com/product/couverture-souple/le-ballet-des-feuilles-mortes/4783913

merci et à bientôt
ADEL
le 03-05-2011 à 00:04:08
Mr guerrine est un poete de talent qui a deja plus de 6 parutions. c'est un artiste qui nous fait rever a travers ses beaux recueils de poesie.ses bouquins sont disponibles ici dans les librairies de chlef.
nadia chami
le 30-04-2011 à 20:29:39
Je suis très surprise de lire ces poèmes. Je ne savais pas que vous etiez devenu un poete monsieur Guerine, incroyable mais vrai !
Oü sont vendus vos livres SVP ?
abdelkader
le 03-12-2010 à 01:31:15
www.amicalien.com/membres/LeForum/f1034-t5541835-s241-le-coin-des-poetes-.htm
Abdelkader guerine
le 08-10-2010 à 21:23:16
Les borgnes

Je suis le mouton borgne,
Roi comme il se doit au trône d'un troupeau aveugle,
Libre sans aucun choix au bagne d'une peuplade opprimée,
Nourri à la rumeur dans la sourdine d'un cri douloureux étouffé dans un souvenir.

Je suis le mouton muet,
Pauvre comme l'oiseau déplumé dans une tornade de braises,
Triste tel le sapin oublié au coin après la cérémonie de Noël,
Inerte tel un cadavre désossé de vie par les dents rieuses des bouches de la fête.

Je suis le mouton artiste,
Plié entre les feuilles d'un livre inconnu inspirant le déluge,
Terré ailleurs parmi les bougies dont la cire est déjà consumée,
Vivant au creux d'une tombe guettant à l'ouest la renaissance de l'autre soleil.

Extrait d'un livre en cours d'édition intitulé "Coté plume, coté épée"

abdelkader
site/blog
le 06-09-2010 à 05:03:44
Le cimetière des artistes

Le fleuve serpente entre les cils
Des yeux aveugles d’Orléansville,
Les hommes y boivent la sève nocive
Qui fait des branches dans les deux rives.

Les passants ajoutent de l’art aux morsures déjà léguées des grottes,
La ville permet le viol et noie la vallée fertile dans un simple bol,
Le roi vous parle :

Peuple enrôlé dans le coin louche,
Où ceux qui sentent l’intrus se mouchent,
Heureux vous êtes car le poète
Vous chante haut l’estime bête.

Peuple ingrat indifférent
Au ciel qui lâche ses longs torrents,
Chanceux vous êtes car la mémoire
Retient pour vous la gloire d’un soir.

Peuple notoire et délinquant
Qui tire aux ruines les rêves manquants,
Malins vous êtes et bien trop tendres
Pour rendre les flammes aux vieilles cendres.

Peuple chauvin et égoïste
D’être à la une de toutes les listes,
Confiants soyez vous n'êtes qu’un havre
A la mesure de vos cadavres.

Les passants détiennent la ruse qui ouvre grandes les portes du temple du songe,
La ville célèbre l’ignorance au deuil d’un savoir pieux éloigné des tombes dans un paradis sans bougie,
Le poète peint.

Le fleuve engage ses vagues marines
Dessus un pont conçu d’épines,
Les hommes y passent et marchent nus
Aux pas fuyards des détenus.

abdelkader guerine
abdelkader
site/blog
le 29-08-2010 à 03:44:14
www.abdelkader64.skyrock.com
Abdelkader
le 21-05-2010 à 19:18:35
Un ver de plus

Un mot, un ver et un couplet
Sur le soupire d'un vent soufflé,
Une strophe qui naît dans un refrain
Et un cortège de bons quatrains.

Un verbe, une rime et un doux geste
Remplissent de chant le temps qui reste,
Un qualifiant pour métaphores
Redonne la vie aux rêves morts.

Une lettre, un pied et un tiret
Et des couleurs à admirer,
L'écho d'un cri qui meurt soudain
Tel un bruit sourd et anodin.

Une ligne, des points et des virgules
Défrichent le pré des herbes nulles,
Et la fontaine du coin de l'œil
Coulera l'encre pour mille recueils.

Un adjectif de teint pillé
Des joies qui laissent des pointillés,
Une larme coule et noie le train
D'une page heureuse dans le chagrin.

Un fleuve, une mer, un océan,
Une pierre, un nid bien accueillants,
L'épi génère de blé mûri
Depuis des lustres dans la prairie.

Une note, une double et un solfège
Qu'il fasse beau ou bien qu'il neige,
Une touche, une raie et du soleil
Pour que la nuit porte ses conseils.

Un sens perdu dans la folie
Qui croise les routes des rêves jolis,
Une mèche de feu qui fait fortune
A l'aube suivant la pleine lune.

Un grain, du sable et un désert
Et l'oasis vêtue en vert,
Une main d'un bras que cède le cœur
D'un compagnon vers le bonheur.

Une touche de bouche et un frisson
Et des parfums à l'unisson,
La langue brode aux lèvres rondes
Les doigts qui sculptent un autre monde.

Un vœu à deux et de l'amour
Aux quatre coins de tous les jours,
Un pas ensemble à la ruée
Des souvenirs jamais pliés.

Une cloche au mur et une école,
Un grand trésor de bonnes paroles,
Une fleur cousue au fond d'une toile
Dans le jardin du trône royal.

Une chair mordue de dents de cuivre
Saigne des mots au fond d'un livre,
En bleu sur vert à l'aube rosie
Au noir d'une nuit en poésie.

Kader
abdelkader
le 19-05-2010 à 02:36:37
Le calme plat

Va-t-en plus loin que l'ombre douce
Qui cache le feu des vieux soucis
Et méfis toi de l'eau qui mousse
Derrière le bord d'un plat concis.

Voltige plus haut que l'atmosphère
Avec les ailes d'un rêve mort
Et laisse ta plume poser des vers
Sous la couvée des œufs en or.

Reprends tes pas vers le pays
Aux portes qui donnent sur le néant
Et lâche tes mots sages et vieillis
Dans la mémoire des songes payants.

Lève ton soleil en pleine nuit
Et plonge ta lune à l'océan,
Et jette ton ancre le jour qui suit
Dans un désert d'amour géant.

Ramasse tes plaies sous chaque pas
Des pierres cousues sous le tapis,
Et prends tout seul un grand repas
Soigné d'épices de bon dépits.

Dégage tes pieds et mains de là
Des proies qui meurent dans un filet
Et creuse ta tombe dans l'au-de-là
Quand l'espérance est annulée.

Dépêche l'allure du chant honnête
Du vent qui frime la liberté,
Et pleure ton temps comme une quête
Jamais conquise ni adoptée.

Refais surface et nage fort
jusqu'à la plage aux grains dorés
Et sème le sel au quai du port,
Il poussera des fleurs ferrées.

abdelkader guerine
le 18/05/2010
Abdelkader
le 17-04-2010 à 19:10:20
Je maudis l'air qui nous sépare
Et cette terre qui nous égare,
Je garde le fil qui tient la vie
Parmi les flammes qui brûlent d'envie.

Je suis mort pour un temps, je suis enterré dans une pensée joyeuse parmi la foule des tristes vivants.

J'efface le ciel qui nous démêle
Et ruine le mont aux cimes qui gèlent,
Je garde un grain du grand désert
Malgré les vents croisés en mer.

Je suis un rêve qui embellit la solitude, je suis pour un temps l'ultime geste tendre qui caresse le cœur et retourne la pensée dans le confort d'un joli cercueil galonné de souvenirs épineux.

Je brûle les fleurs qui dorent le pré
Dans le coin doux de nos secrets,
Je garde la cendre qui reste aux nuits
Pour faire un feu les jours de pluie.

Je suis loin de la lune, je suis le seul vivant dans une planète de tombes, je suis pour un temps un conte sans temps.

J'arrête le temps à ton départ
Et brise l'horloge de mon histoire,
Je garde une larme sous la paupière
D'un œil noyé dans une prière.

Je suis l'éclair qui enjolive l'orage sournois, je suis un cri de détresse que personne n'entend, je suis mort à la fin d'une scène que j'ai merveilleusement vécue, puis enterrée le temps de ma mort au pays de mon imagination.

Je vide la mer de ses radeaux
Et laisse les pierres sans goute d'eau,
Je garde la joie d'un souffle tard
Qui rend le feu utile aux phares.

Je suis un cadavre qui meuble le vide, je suis pour un temps costumé dans un bal sans aucun présents, je suis bien mort à la fin de cette belle histoire qui n'a jamais eu de début.



abdelkader...
le 17-02-2010 à 15:54:40
La grande misère

Les vieilles portes d’une nouvelle ville
Qui ferme la nuit ses rues civiles,
Laissant au vide des ombres noires
Cédées le jour aux foules notoires

Les pierres polies pour carreler
Les ruines des têtes écervelées,
Laissant aux bouches des joutes d’injures
De mots semés telles des morsures.

Les belles vitrines des murs salis
D’un fort bâti et démoli,
Laissant la nuit sur les trottoirs
Le rêve d’un jour de cauchemars.

Le beau jardin jadis fleuri
D’odeur d’un temps endolori,
Timide peureux il cède le ton
Aux tombes qui gisent dans le béton.

L’orange cueillie au prix très cher
Porte la saveur d’un sang amer,
Sous la suée des mains qui puent
Le gain mordu et corrompu.

Le bon savoir de mère école
Qui porte l’enfant sur son épaule,
Dans le brouillard des bonnes chances
Qui cache un monde de délinquance.

La grande richesse des hommes adultes
Dans la ruée des choix incultes,
Faisant l’histoire d’une grave misère
Après la fin d’une grande guerre.

Kader... dédié aux intellos



ADEL
site/blog
20-01-2010 à 22:08:38
merçi Kader pour le beau poème
abdelkader
le 20-01-2010 à 16:07:46
La rumeur posthume

Ça y est, tu n’existes plus, tu n’es que la chair d’un grand rêve défunt, tu n’es qu’un cadavre qui gît parmi la horde des oubliés vivants.

Des os sur chair qui obéit
Aux petits pas d’un grand pays,
Des yeux hagards qui touchent le noir
Des mains qui errent dans le hasard.

Ça y est, tu viens de perdre le soleil et les étoiles qui jadis éclairaient l’espoir de la rumeur des joies, tu n’as plus d’ombre qui devine le proche frisson, tu n’es qu’un cœur qui bat parmi les tombes que l’ignorance a cousues dans la bouche du front de la ville des savants.

L’empreinte d’un doigt mordu de peine
Laissée au mur d’une grande scène,
Un cri blessé émis sans voix
Parmi la coure des sourds du roi.

Ça y est, tu n’as que le temps passé pour accrocher tes galants glorieux aux murs d’une émotion que le présent ne reconnaît hélas pas, tu n’es qu’un bras déchu creusé dans les cendres qui restent des brûlures du drapeau bas, tu n’es qu’une âme qui repose sans paix.

L’épaule qui porte le poids des mots
Défie l’histoire avec le dos,
Baissée au pied d’une tête sans choix
Qui pense aux sous avant la loi.

Ça y est, ta plume n’écrit plus l’histoire, elle efface les mots ordonnés par l’appel d’un charme décent et déchire le livre des versets qui racontent la liberté, tu n’as plus d’encre pour boire les lettres et t’abreuver de dignité, tu n’es qu’un prêcheur muet qui marchande du geste l’alarme du ventre vidé de câlins.

Le vendre qui porte la faim au cou
Parmi la meute des chantres loups,
La peur pliée entre les rides
Coule une suée fraîche et timide.

Ça y est, l’avenir est déjà là pour juger les erreurs d’un passé que tu as promis mais jamais rendu, l’enfant se plaint déjà de cet héritage de peines léguées dans ce champ de pierres que tu n’as jamais labouré, tu n’es qu’une silhouette douloureuse piétinée par la bravoure de ceux qui viendront réinventer le droit chemin.

Kader
ADEL
le 10-07-2009 à 22:38:26
It is good !
Super poème Kader, le Dahra restera comme une tache hideuse et lâche dans la forfaiture du colonialisme français raciste contre des hommes et des femmes démunis , désarmés et apeurés ,qui ont été enfumés dans des grottes comme des animaux par les sinistres Pelissier et Saint Arnaud .
larbi
le 08-07-2009 à 22:47:37
SALUT KADER.
Ca fait belle lurette qu'on s'est pas vu. je te félicite pour ces poemes si palpitants que j'ai lus et relus. je savais pas que tu etais devenu poete. j'espere que tu me reconnais dear former colleague .i wish you good luck. larbi
ADEL
le 10-06-2009 à 00:48:24
Des mots savamment affûtaient, et des phrases intelligemment chargeaient pour atténuer la lourdeur suffocante de la médiocrité qui nous gangrene notre existence.
Merci Kader pour avoir clamer ces vers poétiques à la mémoire de l’artiste en cette journée mémorable.
Et continu à jouer et à peindre des mots bien pensée , pour le bonheur des épris du travail artistique.
Farid Mohamed Zalhou...
site/blog
le 04-06-2009 à 00:45:04
Azul Salam Salut
C'est grâce à une annonce que Guerine Abdelkader a postée sur oasis des artistes que je viens de découvrir ce blog dédié à la ville d'Alasnam en ma deuxième patrie l'Algérie.
je remercie le concepteur et remercie Kader qui est un poète de renommée Oasienne dont j'apprécie beaucoup la création poétique.Je remercie aussi mon très cher ami frère et voisin poète pou sa générosité m'ayant envoyé deux de ses recueils!
Merci
je reviendrai sûrement découvrir votre ville ,son histoire,son partimoine et des habitants
merci
tanemmirt
Choukran Jazilan
Farid mohamed zalhoud
Aday tafraout m Maroc
abdelkader
le 08-05-2009 à 17:46:13
Je vous salue, je remercie Adel pour le soin qu'il a pris pour afficher mes recueils et mes mots... Je remercie également le frère pour la lecture et les félicitations, le salam est réciproque...
Amicalement
Abdelkader Guerine
ADEL
le 14-04-2009 à 14:15:18
l'auteur de ces vers poetiques est guerrine kader, c est un tres bon poete originaire de la ville de chlef ,il est egalement l'auteur de deux ouvrages de poesies .
on peut lire ses textes sur le (site oasis des artistes).
alimacbeal34
le 11-04-2009 à 09:08:34
salam mon frere! je viens de lire ton texte! et je voulais vs feliciter pour votre poeme! mci tchao
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