LASNAMIA

Ce n’est pas chouette.

Ce n’est pas chouette.

Les morveux ont envahi les lieux publics sans aucune réserve. La rue et les espaces communs sont devenus les lieux repoussants de la grossièreté et des injures. Les blancs becs n’ont pas froid aux yeux et osent se mesuraient aux plus âgés sans gènes on proférant des insultes et des menaces. Ces vulgaires voyous sont des incorrigibles, ils ne savent que vomir des mots orduriers. Des forcenés qui méritent d’être entre quatre murs. Ils pourrissent la vie des citoyens dans les marchés, dans la rue, et dans les quartiers sans inquiétudes. L’heure est à la dégradation des mœurs et à la démission de la société et de l’autorité. On  n’affiche pas une grande rigueur contre les mal élevés qui violent la morale au sein de la cité. Ces diables, sont une espèce d’énergumènes  barbares qui prolifèrent dans la rue et qui souillent le quotidien des braves gens avec des obscénités dans tous les coins. « Ki ghabou touyour,gâdete el hama dour. »(Quand les oiseaux se sont envolés, la chouette est restée tournoyer). La société est blessée dans sa chair, et le mal est profond. Le langage est grossier, et la débauche ne se cache plus pour pourrir la vie. On nargue et on souille l’honneur des respectueux impunément. Les freluquets ne respectent plus le vieil âge. On abreuve la société avec des insanités dans les lieux publics sans que cela ne choque l’état de droit. Les vauriens ne se gênent pas pour outrager leurs ainés .ils perturbent la sérénité de la cité sans crainte. Ces irrespectueux peuvent être des fils à papa, des jeunes voyous ou de simples errants. Ils irritent les sages et les agressent quand ils sont interpellés. Ces provocateurs, on peut les croiser sur des motos, dans des autobus, ou dans les marchés entrain de semer librement des gros mots. Les gueulards se sont approprié la rue et les espaces publics pour prendre la population en otage. « El kelb ma yakoul khouh »(le chien ne mange pas son frère). Un proverbe populaire qui va si bien avec  ces moments lourds de tristesse qui illustrent notre existence. La société algérienne a perdu ses repères, ses traditions et sa sagesse. Le système politique a adopté contre la volonté du citoyen des dispositions juridiques universelles trop indulgentes face à cet état de fait. Hier, cette forme d’espèce ne proliférait pas impunément au sein de la société. Lorsque des cas d’atteintes étaient constatés publiquement, les auteurs étaient corrigés par les passants et remis à leurs places brutalement. Les forces de l’ordre ne faisaient pas dans la dentelle avec ces forcenés qui passaient de mauvais quart d’heures, avant d’être embarqués, lorsqu’ils étaient interpellés. Ce n’est pas du tout chouette pour la société. On regrette aujourd’hui énormément cette époque ou il faisait bon vivre ici dans ce pays…

Hamid Dahmani



21/11/2016
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