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La cigogne, l’oiseau symbole de la plaine ( Le Chelif du 18/09/2019)

Charente-Maritime : la cigogne nous est fidèleLa cigogne, l’oiseau symbole de la plaine

 

Par Hamid Dahmani

 

Partout dans le monde, les cigognes ont toujours niché en hauteur sur les toits et les cheminées des bâtiments, sur des poteaux électriques ou sur n’importe quel point élevé pour être à l’abri des dangers qui guettent leurs petits. Les cigognes reviennent souvent au même endroit pour nidifier et se multiplier. Les cigognes sont des échassiers migrateurs qui changent d’endroit pour fuir la rudesse de l’hiver des pays froids. Généralement, les cigognes choisissent le climat doux de l’Afrique pour leur migration saisonnière. En Europe, ces oiseaux échassiers sont adulés et protégés par la loi qui défend les animaux en voie d’extinction. Dans les villages, dans la campagne et dans les exploitations agricoles, on les chouchoutes et on met à leur disposition des poteaux bien enfoncés dans le sol avec une petite plateforme au sommet pour leur permettre de construire leur nid. Les habitants ne lésinent ni sur les moyens ni sur les idées pour les attirer dans leurs exploitations agricoles pour qu’ils nidifient dans ces espaces préparés et entretenus tous les ans par les agriculteurs et les protecteurs de cette espèce. La protection des cigognes est un souci de tous les citoyens amoureux des cigognes et leurs défense est prise au sérieux par les associations qui leurs consacrent tout un programme de sensibilisation et de protection auprès de la population. On les observe et on les bague pour les recenser. On les soigne quand elles sont blessées. On les nourrit dans les moments difficiles. La protection des cigognes est une éducation qui débute à l’école pour apprendre aux générations montantes à aimer les cigognes parce que, entre autres, elles sont sublimes quand elles planent dans le ciel. En parallèle de tout cet arsenal de règlements pour leur protection, on organise tout un programme autour d’eux pour les faire connaitre avec des visites guidées dans les endroits ou elles nichent en sécurité. Les touristes et les passionnés de la nature participent à ces visites pour aider à sauvegarder les espèces animales en péril à travers des actions de protections de la nature. Dans ces territoires, on ne badine pas avec la loi qui protège la nature. Chez nous, il faut l’avouer, dans notre région qui est connue contenir une population importante de cigognes présentes presque à longueur d’année, ces échassiers sont des mal-aimés, et ne gagnent pas beaucoup d’estime au milieu de la population. Il y a des gens qui ne portent pas dans le cœur ces innocentes créatures. On a même vue des personnes détruire des nids alors qu’il y avait des œufs à l’intérieur. On les chasse parce qu’elles sont indésirables sur les toits des bâtiments ou dans certains lieux publics. On les rejette juste à cause de leurs déjections. Mais, il faut le reconnaître que tout n’est pas négatif envers cette colonie de cigognes, et qu’il y a le bon côté de la médaille qui incite à l’espoir. Des vidéos ont étés partagées sur les réseaux sociaux montrant des sapeurs pompiers de la ville qui interviennent pour sauver de jeunes cigogneaux tombés accidentellement du nid et qui y ont été remis par les pompiers. Durant cet été, il y a eu des vidéos qui montrent des cigogneaux ayant chuté de leurs nids, taraudés par la soif et assommés par la chaleur écrasante, qui ont été secourus par des passants qui les ont arrosés d’eau fraîche et remis ensuite dans leurs nids. Le grand espoir est là, grâce aux comportements qui ont changé et qui font naître une confiance dans l’avenir. L’histoire de la conquête de cette région nous apprend, à travers des témoignages écrits, que sur les rives de l’oued majestueux du Chéliff, nichaient des ibis noires et des cigognes blanches ainsi que d’autres espèces d’oiseaux disparus à présent, qui vivaient par milliers au moment où les colonnes de l’armée française avaient mis le pied dans la plaine. Il est prouvé que les cigognes étaient bien là, avant la conquête française, dans ces lieux qui étaient inhabités autrefois. Aujourd’hui, des voix s’interrogent et se demandent pourquoi les cigognes ont-elles élu domicile tout le long de la rue des martyrs du chef-lieu de la ville ? Et qu’elles occupent les rues principales des villages poches de l’oued du Chéliff depuis que la ville d’El Asnam s’est imposée comme capitale de la région du Chéliff ? Et pourquoi la ville en on a fait son symbole à travers une belle et énorme stèle symbolisant deux belles cigognes, érigée au centre du carrefour, près du pont et des abords de l’oued ? «Quelle relation y a-t-il entre les cigognes et la ville ? Ce sont des questions que se posent encore ceux parmi les habitants qui n’aiment pas ces volatiles. Ce n’est pas donné à toutes les villes du pays de posséder une rue principale qui fait près de 1000 mètres de long, d’être agrémenté par la présence de nids avec des cigogneaux qui craquettent dedans tout le long de la saison. Les cigognes en milieu urbain constituent une attraction touristique dans les pays qui ont de l’imagination et qui font dans la création. Il faut savoir et rappeler que les cigognes sont chez elles, ici au chef-lieu de wilaya et qu’il est du devoir de chacun de les protéger en tant qu’êtres vivants qui ont droit à la vie dans cet espace urbain comme les humains.



18/09/2019
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