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CHLEF : en souvenir de deux moudjahidine tombés au champ d’honneur



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CHLEF : en souvenir de deux moudjahidine tombés au champ d’honneur


Au moment où l’Algérie s’apprête à célébrer le cinquantième anniversaire de son indépendance, il est de notre devoir d’apporter notre modeste contribution afin de rendre hommage à tous ceux qui se sont sacrifiés pour la libération du pays.
Entre autres, deux valeureux moudjahidine tombés au champ d’honneur, connus pour leur patriotisme et un engagement sincère pour la libération du pays. Il s’agit de El-Hadj M’hamed et son adjoint Si Allal qui étaient activement recherchés par les forces coloniales dans la plaine de Chéliff. El-Hadj M’hamed, de son vrai nom d’état civil Khelif Benouali, né en 1926 à Chlef au sein d’une famille modeste et révolutionnaire, marié et laissant derrière lui trois enfants, a rejoint les rangs de l’ALN en 1956 à l’âge de 29 ans. Il se retrouve sur le front du combat dans la Wilaya IV, dirigée alors par le colonel si Youcef Khatib. En 1959, grâce à ses aptitudes et ses qualités de stratège, il est désigné comme commissaire politique dans la région de Chlef, se consacrant à véhiculer les idéaux de la révolution et organisant un réseau puissant de fidayine, de liaison et de logistique. Il s’attelle au soutien et prise en charge des familles de moudjahidine et de chouhada, voire les démunis parmi la population et ce, jusqu’à sa mort survenue en plein centre-ville où l’armée française, agissant sur renseignements, a tout de suite encerclé la villa où il s’était réfugié (appartenant à la famille Ould Larbi connue sous le nom Rekab). Il s’était replié en compagnie de son adjoint Si-Allal dans un bain maure appartenant toujours à ladite famille, aujourd’hui détruit par le séisme de 1980. Ils réussissent à brûler tous les documents en leur possession avant de résister héroïquement aux soldats qui les encerclaient. Ils avaient tenu tête aux forces armées durant toute la nuit et une journée. Ce jour-là, les deux martyrs succombent en héros vers 17h environ et créèrent ainsi l’événement politique et militaire en plein cœur de la ville et furent reconnus comme de grands héros de l’Armée de libération nationale. Aujourd’hui, deux rues du centre-ville portent leurs noms. Ils reposent au carré des martyrs du cimetière des chouhada, route d’Oran, Chlef-Ouest. C’est ainsi que la ville de Chlef et tout le peuple algérien ont perdu deux valeureux moudjahidine ayant consenti le sacrifice suprême pour une Algérie libre, indépendante, prospère et aussi démocratique. Gloire à nos chouhada.
M’Hamed Abaci - Chlef



Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/02/21/article.php?sid=130545&cid=49


20/02/2012
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