LASNAMIA

ECHLEF ENTLEF.( Le Soir d’Algérie)



Vox populi : VOS MESSAGES

«Chlef entlef»
La source de ce majestueux oued se trouve dans l'Atlas saharien, dans le Djebel Amour, sa longueur est de 725 km il arrose près de 4 wilayas : Médéa, Aïn-Defla, Chlef, Mostaganem. Il traverse la wilaya de Chlef d'est en ouest pour venir arroser toute la plaine du Cheliff. Cette irrigation, très bénéfique pour la région agricole, rend très fertile et très riche cette plaine du Cheliff, notamment pour la production des agrumes.

Dans ces moments de magnificence, ce somptueux oued nous émerveille par sa puissance, sa grandeur et sa beauté étalée sur toute sa longueur, avec ses berges boisées et ses eaux poissonneuses, aux espèces multiples. Il y avait toutes sortes d'espèces, des carpes, des anguilles, des barbeaux, à la chaire succulente et appétissante. Ces poissons d'eau douce n'étaient pas très exigeants pour être appâtés et pris. Il suffisait tout simplement de quelques mètres de crin et d'un petite hameçon, un bouchon de bouteille, appâté avec un ver de terre ou de la pâte ou autre chose, pour attirer le poisson et le prendre facilement. Il y' avait aussi les baignades d'été, tout près du pont et du anser (source). C'était l'enfance, l'adolescence avec tout son bonheur et sa joie de vivre et de plaisanter sur les berges du Cheliff. Après le séisme du 10 octobre 1980, l'oued s'est tari, il est mort, ce n'est plus qu'un lit de détritus aux eaux noirâtres, polluées, aux odeurs nauséabondes, provenant du déversement des égouts. Il ne ressemble plus à l'oued que nous avons connu et côtoyé pendant notre enfance. On ne le craint plus comme dans le passé, ki kane ala didanou «tahet bih» «Chlef entlef» et on préfère l'éviter comme un pestiféré. On reste indifférent, et on ne s'inquiète pas de son sort et on préfère l'oublier (eux). On dit que les retenues d'eaux érigées illégalement par-ci par-là et plus haut, dans d'autres wilayas, sont la cause de son tarissement et de sa mort. Ou peut-être qu'il dort quelque part ? Et qu'un jour il reviendra comme avant ? On l'espère incha'Allah. Pour cela, il faut se méfier de l'eau qui dort. Aujourd'hui, il ne reste de oued Chlef que le nom, il n'y a plus de cigognes, plus de poissons, et plus de baignades, l'oued est parti avec El-Asnam.
Hamid Dahmani



03/06/2009
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