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L'argent fait le bonheur dans le présent ( Le Quotidien d'Oran du 23/10/2014)

 

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L'argent fait le bonheur dans le présent

par H. Dahmani

Il fut un temps où l'argent bezef n'était pas une référence et n'avait pas une aussi gran-de importance, ni un intérêt quelconque aux yeux des gens modestes dans le passé pour vivre sereinement cote à cote au milieu de la société. La petite fortune était discrète, et pas très répandue chez les gens qui ne se soucier guère des petits bourgeois et des gens aisés qui se comptés sur les bouts des doigts et qu'on désignés comme des riches et qui faisaient l'harmonie avec les plus démunis. Et depuis cette lointaine époque, la société a toujours désigné l'argent, cette valeur numéraire comme “wsekh - edenial dans ce bas monde”. Aujourd'hui c'est fini tout ça. Si tu n'as pas assez d'argent Gari! Il faut te prémunir chouia, un peu avec beaucoup de sous pour affronter la vie, l'envie, les factures et les préavis...sinon tu portes atteintes a ta survie. Dans les temps qui courent l'argent, l'or et tous les autres accessoires qui font la «référence», sont le benzine de l'homme et sans eux, allonge-toi et fait dodo en attendant les secours et les recours, c'est fini “Saha ou stère” (la bonne santé) et tout ce qui va avec. Pour maintenir la santé et vivre heureux maintenant il faut beaucoup de blé et même des sacs de blé entreposés dans un dock silos. 

L'argent «ya akhi,hachek ! »dans ces moments pénibles fait le bonheur. Il fut un temps, ou jadis «Ya Hassrah !»où la valeur de l'homme ne se mesurait pas dans sa grosse fortune mais se distinguer dans sa morale, se conjuguait dans sa bonté, s'exprimer dans sa modestie, se voyait dans son travail et s'étaler dans son intelligence. A cette époque, l'argent n'avait pas sa place comme lien d'union ou critère de référence entre les hommes et leurs richesses. Toutes les classes sociales se valaient et se fréquentaient et n'étaient pas liées uniquement sur l'échelle de la fortune de« Flen» et les intérêts de «Foultene». Dans le présent, une personne sans le Dinar est un concentré de tous les risques de la vie : pauvreté, déchéance, précarité, instabilité, perte de la dignité…etc. 

On le dit souvent que la dignité de l'homme c'est son travail, le labeur et synonyme d'argent. Avec beaucoup de Flouze on peut vivre décemment et accéder à tout le confort matériel sur terre, se soigner, bien vivre, voyager, s'habiller... Toutes les portes de ce bas monde s'ouvrent lorsque l'on a de l'argent et les fortes devises. Sauf les portes du paradis. Pour cela il faut être sage et savoir se maîtriser quant en est en face de cet argent qui nous rend sourd et aveugle, et c'est vrai quand on dit qu'avec peu d'argent c'est la personne qui gère et qu'avec beaucoup d'argent c'est la fortune qui gère l'homme. L'argent a déclassé toutes les valeurs, piétiné la dignité et la personnalité de l'homme, bouleversé les traditions et les coutumes, effacé les rapports sociaux… etc. que Dieu nous préserve. 

Alors autant on n'en a et autant on en veut plus, l'homme est devenu avide et esclave de son propre argent et il a perdu la raison. La grosse fortune lui donne des envies et plein d'idées sataniques à force de se plier à la volonté de ce vice numéraire et qu'il se croit invulnérable de toute atteinte ; et c'est pour cela qu'il s'enfle si bien qu'il crèvera un jour victime de son propre argent... 
 
 
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5205008


23/10/2014
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