LASNAMIA




halte à Chlef

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bonjour,
attablé dans une terrasse d'un café de l'esplanade où vivait jadis une CITE,je degustais un thé d'un goût incipide, dans un décors d'une saleté répugnante, sous mes yeux defile un affreux spectacle,des spectres ciculaient dans tous les sens sans but au milieu de cette grande sépulture de la ville.En face de moi,des petits commerces et des petits commerçants,des banbins,avec des étals à même le sol encerclés par des detritus où l'hygiène en ces lieux est interdit d'acces. lasse de cet endroit je decide de rechercher certains repères en longeant la rue d'Isly,je m'arrête devant certains tombeaux: la librairie de feu Houari,la librairie de Bourezak,et enfin celle du progrès.Je replonge un moment dans le passé puis je me reveille avec un constat amer: autant de café , autant de restaurants , autant de pizziria . Les gens vivent donc pour manger.
ROUDANE
ROUDANE
ADEL

LASNAMIA

Ghadrouk ya lesnam ezzina - hedjmou alik oudjouh el-ghbina.

Fi galbhoum makeche el-ghira- baouk ebsouma erkhissa

hedmouk dhouk el-khemessa li fihoum riht el-frissa

khanouk ou terkouk lessemsara - semhou fik ou khalaouek mebniya kel gourbi fi wast ehssida maa el-djerad wel el-hnoucha.
Meli kounti zinet el bouldene-ya lesnam bled echedjeane.

Nebki alik ya bledi- rani m'ketef mel yedine.

Kifeche nehmik ou n'bnik ya bledi- ardh ejdoudi wa ouledi.

Nebghi choufek ouerda ma bine el bouldene - haka nerteh ou yerdjee el-aakel elmouleh.
abdelkader

Le cimetière des artistes

Le fleuve serpente entre les cils
Des yeux aveugles d’Orléansville,
Les hommes y boivent la sève nocive
Qui fait des branches dans les deux rives.

Les passants ajoutent de l’art aux morsures déjà léguées des grottes,
La ville permet le viol et noie la vallée fertile dans un simple bol,
Le roi vous parle :

Peuple enrôlé dans le coin louche,
Où ceux qui sentent l’intrus se mouchent,
Heureux vous êtes car le poète
Vous chante haut l’estime bête.

Peuple ingrat indifférent
Au ciel qui lâche ses longs torrents,
Chanceux vous êtes car la mémoire
Retient pour vous la gloire d’un soir.

Peuple notoire et délinquant
Qui tire aux ruines les rêves manquants,
Malins vous êtes et bien trop tendres
Pour rendre les flammes aux vieilles cendres.

Peuple chauvin et égoïste
D’être à la une de toutes les listes,
Confiants soyez vous n'êtes qu’un havre
A la mesure de vos cadavres.

Les passants détiennent la ruse qui ouvre grandes les portes du temple du songe,
La ville célèbre l’ignorance au deuil d’un savoir pieux éloigné des tombes dans un paradis sans bougie,
Le poète peint.

Le fleuve engage ses vagues marines
Dessus un pont conçu d’épines,
Les hommes y passent et marchent nus
Aux pas fuyards des détenus.

abdelkader guerine

abdelkader

Le silence

La faim qui creuse dans le trottoir
Crache la fortune dans vos mouchoirs,
Pliés vous êtes jusqu’aux genoux
Du pied du chef qui cache le sou.

La fleur ne porte sur son étal
Qu’une tige d’épines sans le pétale,
Le tronc avale le fruit mûri
Et garde pour vous le sel pourri.

L’hiver annonce un jet de pierres
Qu’emporte le vent entre les vers,
L’été la neige devant vos portes
Fera du jour une nuit morte.

La mer reprend ses grandes marres
Laissant aux roches du sable avare,
Un jour le vent tire le déluge
Aux portes basses de vos refuges.

La plume témoin est un miroir
Qui brille toujours dans la mémoire,
La rue lira dans sa conscience
Les arts violés dans le silence.

abdelkader guerine
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