LASNAMIA

GUERINE ABDELKADER ( POETE )

   Les médiocres

La langue qui dit la poésie
Dévoile le cœur aux fantaisies,
Les doigts qui savent broder les vers
...Mettent la beauté à découvert.

Les passants sont des crétins,
La ville est une femme qui offre ses charmes au premier venant,
Le roi vous parle:

Peuple maudit,
Croisez vos langues à la recherche du mot qui médit le mieux,
La pollution.

Peuple aveugle,
Lisez l'avenir dans les étoiles que le poète présente dans le plat du jour,
Le dos au mur.

Peuple sourd,
Dansez je chante et chante et chanterai jusqu'à l'aura de l'utopie,
L'hypocrisie.

Les passants sont des prisonniers,
La ville est une caravane Où les chiens aboient dans le ventre du désert vidé de sable,
Le poète passe.

La plume qui sait le geste heureux
Colore de joie les mots d'adieu,
Les yeux qui voient loin que son nez
Vont jusqu'aux vœux de fin d'année.

Abdelkader guerine... Un recueil complètement dédicacé au peuple de chlef...
  
            

 

Abdelkader le 14/01/2010 à 20:02:36
Conseils de nuit... ( Le parfum des oliviers)

Prenez le conte qui vous remonte à la lecture d'un rêve qui vous propulse dans un avenir déjà consumé, lisez l'histoire elle vous dira le secret d'un monde ouvert sur une tombe que le passé n'a jamais admis, suivez vos aïeuls il savent bien le raccourci vers un bonheur qu'il faut courir nulle part, toujours.

Lisez le sort dans les empreintes
Des mains qui serrent jusqu'à l'étreinte,
Chacun est roi dans cette scène
Suivi d'un trône et d'une reine.

Videz le livre de la pensée
Vos rêves seront récompensés,
Jaillit ensuite le grand bonheur
Des vieilles racines de la douleur.

Allez derrière les mots polis
Ils cachent souvent de grandes folies,
Commence après la fête du monde
Qui vole au temps une seconde.

Priez la paix depuis l'aurore
Dés que la vague embrasse le port,
Elle porte mon cœur parmi les feuilles
Du beau jardin de mes recueils.

Soyez présents depuis l'ancêtre
Qui vit toujours entre les lettres,
Il narre des fables à la bougie
Qui donne à l'air plus de magie.

Ruez ensemble cueillir de l'or
Qui laisse une vie après la mort,
Vivra l'amour au fond des pages
Après la fin prévue de l'age.

Regagnez le champ, le blé éclate de l'épi et attend son éternel voyage vers le pays du pain dans les creux des ventres affamés de joie, revenez à la ligne avant que le coq ne chante la vie, la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt, la nuit suggère le rêve beau que le jour ne contient hélas pas.

Abdelkader guerine


abdelkader le 16/09/2009 à 14:43:42
A bas prix... Aux intellos...

L'eau de l'oued évaporée,
Le blé du champ est dévoré,
La vache au lait qui vous nourrit
N'a plus qu'un sein de sève tari.

L'ignare des gens est décoré
Parmi la meute des ignorés,
Les caisses fermées de la recette
N'ont plus pour vous que des miettes.

Le bois verdâtre est démuni
Des branches aux feuilles au trait jauni,
L'année sera un temps gelé
Pour la moisson des fruits salés.

Le ciel aux yeux est sans soleil,
Caché en poche des mains qui payent,
L'histoire punit cette ère grisée
Faisant de vous la grande risée.

Les pierres autour de la cité
Pour qui vos pères ont bien lutté,
Vendues hélas pour des misères
Faisant de vous des traitres fiers.

Kader...


abdelkader le 04/09/2009 à 22:54:22
L'indifférence

Je baisse la plume aux mèches pliées
Et vide la sève de l'encrier,
Prêche du silence dans l'air moisi
Qui ne vente guère de poésie.

Les passants plagient les sculptures des pierres qui les rendent assurément fiers,
La ville a des murs qui n'écoutent que la main envenimée qui tend la parole des péchés corrompus,
Le roi vous parle :

Peuple morbide et insolent
Qui garde les traces des coups violents,
Renie le champ de la tendresse
De l'herbe ou poussent les belles promesses.

Peuple pervers et dépravé
Qui coûte le prix de vieux navets,
Oublie au port les vagues de joie
Ou le chagrin meurt et se noie.

Peuple malade et autre laid
Nourri aux os du grand palais,
Omit le vent qui croise les sabres
Et fait chanter les feuilles des arbres.

Les passants s'inclinent pour boire le sou dans la paume d'un bras debout,
La ville vend ses archives aux ambulants notoires et cède ses antiquités au vent,
Le poète est déçu

Je hisse les voiles au bain des lettres
Et prends le large ou je suis maître,
Ajoute des rimes dans le vent sourd
Qui chasse l'écho du moindre amour.

Je ne suis plus des votres...

Abdelkader

                                       
Le scrutin... Le choix du roi...
Ma peine refait surface la nuit
Quand les cauchemars sont réunis,
Les rêves se comptent comme les étoiles
Au petit jour qui tisse sa toile.

Les passants votent,
La ville truffe ses urnes de lettres muettes sachant le discours à haute voix,
Le roi vous parle :

Peuple féroce et aguerri
Que les blessures ont bien nourrit,
Jette ta colère dans un scrutin
Juste pour la cause d'un bout de pain.

Peuple malin et prétentieux
Tel l'orphelin qui fait monsieur,
Ecris un mot dans une lettre
Juste pour la joie du verbe être.

Peuple savant, peuple géni
Que l'ignorance a trop puni,
Remets ta main dans le trésor
Pour le prestige d'un rêve en or.

Les passants jettent le dé,
La ville tourne la chance parmi ses rues qui mènent toutes au palais de la mère patrie,
Le poète s'incline.

Ma peine s'éclipse avec l'aurore
D'un jour ouvert sur d'autres sorts,
J'attends mes bras volant au ciel
Les vœux promis du père noël.

Kader…
 
 

Les enfumades de la Dahra

Nous
étions mille et une personnes
Avides de paix jusqu'à l'aumône,
Coincés dedans les vieilles grottes
Cernés d'une force qui porte des bottes.

Les passants fondent l'avenir sur un socle de paroles vaporeuses,
La ville vieillit et laisse l'oubli gagner du territoire précieux,
Le roi vous parle :

Peuple vainqueur et souverain
Pris dans la houle des vents marins,
Salue les hommes qui ont donné
Leurs vies pour que tu sois trôné.

Peuple garant d'un fier podium
Pris dans le piège d'un rêve d'opium,
Décompte les boules du chapelet
Au nombre des morts qui t'appelaient.

Peuple fidèle aux justes causes
Pris dans les mailles d'un filet rose,
Déterre le livre de ton histoire
Pour que l'étoile éclaire le noir.

Les passants reculent vers le néant pour s'élancer dans un ciel fantôme,
La ville tremble quand la voix des miraculés exulte des échos d'émoi,
Le poète se recueille.

Nous étions mille et un cadavres
Virés du temps d'une vie macabre,
Brûlés vivants d'un feu banal
A l'ordre bref du général.


Kader...
 
 

Bon ramadhan...

Maitre je suis après le seigneur
De mon âme frêle et frivole
Qui exige le diable et tente satan,
Grand je suis dés le petit jour
Conduisant mon existence d'un bras noble
Qui dompte le rêve absurde sur un fil d'enfer,
Droit je suis marcheur diurne
Traquant le bonheur à l'orée d'une seule nuit
Valant mille contes de mille fées de mille autres vies.

Franc je suis dés que l'étoile du berger s'évapore,
Laissant au jour la lumière du soleil et l'ombre de la lune
Qui accompagnent ma grande soif jusqu'aux fontaines du paradis,
Juste je suis tel le sablier qui ordonne le temps,
Servi en vagues de rosée propre sous mes pas dans la foulée des pieux,
Egaux ils sont unis attendant qu'il pleuve la joie du haut du minaret,
Bon je suis tel un festin de noces,
Cher tel un présent hérité d'un conte écrit en versets divins
Valant mille lettres de mille vers de mille autre poésies.

Kader...

 


La Rotonde

Prenons
un thé à la Rotonde
Loin
d'un présent grave et immonde,
Tirés d'épingles au bon marché
Ailleurs des hontes et des péchés.

Les passants sombrent dans la mendicité d'un luxe omis lors de l'indépendance,
La ville cloue des cercueils aux coins des rues pour accueillir les vivants dés le petit matin,
Le roi vous parle :

Peuple farouche et chevronné
En file d'attente pour des années,
Sers toi un verre de nostalgie
Qui frôle le rêve et la magie.

Peuple rebelle et combattant
Dans un duel contre Satan,
Sers toi d'une plume en bouclier
Pour que tes peines soient oubliées.

Peuple bavard au geste court
Qui n'atteint guère la plaine d'amour,
Sers toi des joutes de vers offerts
En guise de soin pour tes misères.

Les passants dégustent la victoire en écoutant pleurer les corbeaux,
La ville coupe les liens qui conduisent à la place de l'ex solidarité,
Le poète s'en mêle.

Sautons du dé à la pétanque
Pour saluer une ère qui manque,
L'espace d'un jour de fantasia
Résistant fort à la razzia.


KADER...

 

                                              

                                                                  

                                                                    

                                              

                                                      

                                                     

                                       

  

 

Kader
site/blog
le 11/06/2011 à 22:05:37
L'eau, le pain, le jasmin, et la liberté... Pour mes frères en Tunisie...

La rue pourchasse le président
Vers les ténèbres de l'évident,
Lui fit des ailes pour survoler
L'enfer la nuit d'un temps gelé.

Les passants s'arment de foi pour accomplir le droit,
La ville lâche ses pierres dans un cri plus fort que le fer de sa bouche qui récolte du sang,
Le roi vous parle:

Peuple solide comme le fer
Malgré des ères de grande misère,
Voilà venu le jugement
Qui vous accorde des temps cléments.

Peuple courage et volonté
Et riche malgré la pauvreté,
Voilà justice est bien servie
En dignité pour toute la vie.

Peuple heureux malgré le deuil
Des fleurs qui poussent dans un cercueil,
Voilà le droit est rétabli
Et toutes les âmes sont anoblies.

Peuple tendresse, peuple bravoure
A la patrie du grand amour,
Voilà mon cœur qui pleure de joie
Avec vos larmes qui changent les lois.

Les passants s'arment de soi pour embellir la joie,
La ville anime le chant, vibre le pas, dansent les feuilles et tombe le mont,
Le poète admire.

La rue dévore le président,
Le broie vivant entre ses dents,
Lui creuse une tombe dans un cratère
Ailleurs là bas dans l'autre enfer.

Abdelkader Guerine... Mars 2011
Kader
le 11/06/2011 à 22:00:51
Jour de colère, nuit de liberté...

Du Nil en file de fantaisie
Jaillit un vers de poésie
Écrit en lettres qui glorifient
La rue porteuse de grands défis.

Les passants brûlent le palais de l'injustice dans la vallée des tombes qui vivent sans pharaon,
La ville se manifeste sans beauté dans un duel gauche pour le besoin d'un rêve droit,
Le roi vous parle:

Peuple uni et réuni
Dont la parole aime et punit,
Fini de taire le chant qui fête
Chaque jour passant en rêve honnête.

Peuple volcan avec des laves
Dont la brûlure reste gravée,
Fini la peur des mots qui savent
Citer des airs de joie bravée.

Peuple honneur, peuple sagesse
Dont la folie rend les promesses,
Fini de mordre dans le silence
Ses plaies durant toute l'existence.

Les passants irriguent le champ de la liberté avec des larmes qui fument du sang,
La ville se replie contre ses pierres, souffle le vent, dansent les fleurs et change l'hiver pour un beau printemps,
Le poète admire.

Du Nil qui file en bleu de mer
Jaillit l'orage qui attendrit
L'esprit sénile qui froisse une ère
Qu'il noie au large d'Alexandrie.

Abdelkader Guerine... Mars 2011

 



23/03/2009
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