LASNAMIA

HALIM SENOUCI ET ALI AICHOUBA MOHAMED

 

Culture : HALIM SENOUCI ET ALI AÏCHOUBA MOHAMED
Deux grandes figures du théâtre

Cette semaine, un vibrant hommage a été rendu à deux hommes du théâtre de Chlef. Le premier s'appelle Halim Senouci. Il a exercé en tant que directeur d'école à haï El-Houria, puis à l'école l’Allemand à partir de 1969. Dans l'exercice de ses fonctions, il a mis l'accent sur la sensibilisation des élèves à la culture qu'il considérait comme indispensable à l'identité de l'individu, un loisir sain, en même temps qu'une ergothérapie.
Son caractère sociable et son désir ardent d'aider son prochain l'ont conduit à la présidence du Croissant-Rouge algérien de Chlef. En tant que membre de l'APC, chargé des affaires culturelles, il va aider beaucoup de jeunes à monter leur troupe de théâtre. Dans le domaine social, il va s'illustrer lors du meurtrier tremblement de terre de 1980. Il va avoir à cœur de reloger les sans-abri et prendre en charge leurs préoccupations quotidiennes. Pari tenu puisqu'il va distribuer 14 000 logements en préfabriqués et personne ne restera sous la tente une année à peine après la catastrophe. Son parcours exceptionnel a été remarqué par les instances internationales qui l'ont intégré au CICR, à Genève. Avec sa nouvelle fonction, il va sillonner le monde entier, en Amérique latine, en Afrique, au Moyen-Orient pour mettre son savoirfaire à la disposition des organisations internationales dans le but de protéger des épidémies et soulager les hommes de leurs souffrances consécutives au désastre. Arrivé à la retraite, il mettra au point un programme ambitieux pour relancer le théâtre et mettre sur pied un cinéclub mais la mort viendra contrecarrer ce souhait. Le service culturel de l'APC a tenu à raviver la mémoire d'un autre amoureux du théâtre, en l'occurrence Ali Aichouba Mohamed, un enseignant de haï El Houria, qui a exercé comme animateur culturel au centre Larbi- Tébessi ensuite en 1980, il a intégré la direction de l’éducation pour s’occuper du théâtre scolaire. Les artistes, rassemblés pour la circonstance dans la salle des fêtes, ont observé une minute de silence à sa mémoire puis des cadeaux et un livre sacré du Coran ont été remis à son fils et sa fille en reconnaissance au parcours exemplaire effectué par leur père dans le domaine artistique. Les différents intervenants ont pris la parole pour rappeler que le défunt a formé des générations d'artistes et c'est grâce à lui que la tradition du théâtre s'est perpétuée à Chlef. Son combat va se concrétiser par l'ouverture prochaine de l’école du théâtre, information confirmée par le P/APC. A cette occasion, la troupe du conservatoire Hachemi-Guerrouabi a donné un récital de musique andalouse, dirigé par Halfaoui Bachir. Ainsi nous avons pu apprécier un morceau de Loundjade Riadh Essembati ainsi que Alf leila oua leila et Nesma ayam el hawa de la célèbre cantatrice Fairouz. Le ballet Awalane oua kabla louli chei a fait sensation. Après la musique, c'est au tour de l'artiste Damou Bounaâma de présenter un monologue «noir et blanc» : c'est un jeune, pendant la décennie noire, qui part vivre en Europe et découvre un autre extrémisme qui est le racisme. Il revient alors dans son pays pour essayer d'améliorer les choses. Pour finir, notons que feu M. Aichouba a été membre du jury du dernier festival de la marionnette. L'artiste M. Bensemicha dira à ce sujet : «Sans Chlef, il n'y aurait plus de festival national de la marionnette.»
Medjdoub Ali

 

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/04/29/article.php?sid=67603&cid=16



30/01/2011
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