LASNAMIA

KOUBOUE / par Izdihar Bouchakour



Culture : CAFÉ LITTÉRAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE DE CHLEF
Présentation du nouveau roman d’Izdihar Bouchakour


Une présentation de Kouboue, le nouveau roman d’Izdihar Bouchakour, a eu lieu à la salle du café littéraire de la bibliothèque de la wilaya de Chlef. C'est le deuxième roman de cette romancière native de Chlef, passionnée de poésie et de littérature.
Elle est titulaire d'une licence de lettres arabes de l'université d'Alger. Elle a aussi écrit des pièces de théâtre pour enfants comme Un homme de l'espace jouée par la troupe théâtrale de la maison de jeunes de Chlef. Une autre pièce est en attente d'un producteur, elle s'intitule En route vers le sud. Son premier roman a été édité en 2006. Il porte le titre de Un voleur au royaume des hommes libres et a rencontré un relatif succès. Il retrace la tragédie de la décennie noire. Son nouvel ouvrage Kouboue, qui signifie «obscur», relate la souffrance d'un homme qui a vécu difficilement. L’histoire inspirée de faits réels débute avec le tremblement de terre de 1980 à El-Asnam. Le personnage principal y perd toute sa famille. Sa déliquescence mentale l'amène à vivre dans une tombe. Il recherche la solitude dans un cimetière. C'est ainsi qu'il se terre et entend tous les visiteurs venir se recueillir sur leurs morts. Dans le livre apparaissent des scènes d'ésotérisme. Le voyant dépenaillé et vivant dans un cimetière, les habitants de son village se le représentent comme un sorcier et viennent lui rendre visite pour qu'il leur trouve des solutions à leurs problèmes. Il se prend au jeu et devient le faiseur de miracles de toute la région. Cela ne va pas suffire à le sortir de son état d'abattement. Un évènement inattendu vient bouleverser sa vie. Wahid, c’est son nom, possède un terrain hérité de son grand-père. Un riche industriel qui a un projet de briqueterie pense que cette terre fera l'affaire. Il propose une fortune que Wahid accepte tout de suite. Ainsi, le héros de cette histoire inspirée de la réalité va voir l'avenir sous un autre angle. Il troque son habit de sorcier contre celui d'un commerçant, car il peut reprendre ses activités. Son état mental s'étant amélioré, il peut fonder un foyer et se socialiser. L'auteur à travers cette histoire veut nous délivrer un message, celui du matérialisme qui a pris le pas sur toutes les autres valeurs et une place prépondérante chez l'individu. En effet, Wahid se retrouve sans ressources après le tremblement de terre qui l'a rendu très vulnérable, car il a perdu sa famille, ses biens et sa maison. Cela affecte son psychisme. Il peine à se reconstruire. Le dénouement heureux montre à quel point l'argent peut aider à régler tous les problèmes et ouvrir beaucoup de portes. L'auteur insiste sur la perte de valeurs de notre société et sur l'importance qu'accordent encore beaucoup de familles à la sorcellerie. L'œuvre a reçu un bon accueil, car elle touche du doigt des problèmes qui suscitent de grands débats.
Medjdoub Ali



Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/04/09/article.php?sid=115471&cid=16


09/04/2011
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