LASNAMIA

LE CHAHID MEROUANI ABED

                                                 

  

  MEROUANI ABED (si Ahmed el-blidi)                                                                                            

Malakoff c'était hier, sous l'occupation française de l’Algérie. Aujourd'hui Oued sly  petite commune à vocation agricole. Terre des riches cultures maraîchères et surtout des agrumicoles. Arrosées dans le passé par le grand oued du Cheliff. Fief  de la culture du coton, du tournesol, de la pastèque et du melon. Et des grands espaces de vergers de pêcher et de poirier.

Oued sly  c'est aussi un passé révolutionnaire très marqué dans cette bourgade parle grand  attachement et l'engagement pour le principe de la cause de la liberté de l'Algérie par  les braves gens de cette localité.

Et parmi eux, il y a le chahid «  si Ahmed el-blidi « merouani abed cette grande figure de la révolution algérienne, natif du village de  oued sly.

Avant de rejoindre le maquis si Ahmed el-blidi, était venu habité à la bocca sahnoun. Non loin  de l'embouchure de saguiet chagnaud. Tout près de la cité chara.  Là où j'habitais. c'était  une demeure que nous partagions tous ensembles (3 familles) avec qui nous cohabitions et vivions à cette époque.

Et derrière mes 7ans ou 8ans, à cette époque, je me rappelle encore de cette jeune silhouette, habillée d'un ensemble de  shangai et d'un chapeau de paille et de cette allure de l'homme à la belle moustache.  Posé et respecté qui sortait  le matin et qui ne revenait que tard le soir après son travail journalier.

Je me rappelle encore de cette journée ou je fus accompagné moi et mon cousin Missoum  par aami Abed, à l'école coranique mitoyenne du cycliste latouman, chez chikh Bouziane, pour apprendre à lire et à écrire le coran.

Nous étions debout moi et mon cousin, tenu par la main de aami abed, devant le cheikh avec qui le chahid discutait pour notre prise en charge.

A cet effet s'adressant au cheikh du djemaa , il dira à mon intention que celui-ci , son père  est emprisonné et qu'il n'a pas les moyens de te payer , accepte le   et Allah te payeras , quant à l'autre il pourra te payer ton du  mensuellement .

Ce sont les derniers souvenirs que je retiens de cet homme, bon et modeste .Qui nous a toujours assisté dans ces moments durs, lorsque mon père était emprisonné.

E t puis les événements se sont précipités. Lorsqu'un jour. Le soir, lorsque la nuit a commencée a tombée, aami Abed est rentré à la maison  au milieu de la cour  haletant et le sang dégoulinant de son pieds sous le regard surpris  de sa femme, de ma tante et de ma mère et de tous les enfants qui étaient dans la cour. Alors, aidée par toute la famille le blessé  fut introduit dans sa chambre pour recevoir les premiers soins.  Et j'ai vu ma tante et les autres courir dans tous les sens pour porter assistance à ce membre de notre famille qui avait le pied ensanglanté.  Et j'ai vu qu'ils ont  ramenés une grande bassine  avec de l'eau chaude sûrement pour lavée la plaie du blessé.

Le mari à ma tante quant à lui était sorti dehors  avec un balai de doum, pour cacher les traces visibles de sang devant notre demeure.

Toute la nuit  nos trois familles sont restées éveillées et silencieuses au chevet de aami Abed. Ils parlaient à voix basse et ce chuchoter à l'oreille des choses incompréhensibles pour moi  et ils évitaient  que nous les entendions.

Le lendemain matin à mon réveil.  Jai appris que aami Abed n'était plus là et qu'il était parti. Sa place dans la chambre était vide.

J'ai demandé à ma mère. Où est aami Abed ? Ma mère ma répondu qu'il était parti très loin ! Et devant mon insistance. Elle ma pris dans un coin pour me dire un secret que je ne devais pas raconter dehors, aux autres enfants sinon nous aurions des ennuis avec  « el-aasker «.

Et ce  n'est qu'après que j'ai su que aami Abed avait été blessé la veille. Lors de l'attentat qu'il avait préparé contre des soldats en ville.

Et  ce n'est que ce jour là. Que j'ai sus aussi, que aami Abed était un moudjahid de la première heure  et qu'il était monté la haut. Dans le djebel pour combattre l'occupation française avec les frères.

                                                           ADEL



22/08/2009
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