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les pieds de chèvres

Les pieds de chèvres

Actualité - Coup de zellif


Les traces de leurs pattes sont visibles et omniprésentes partout dans mon jardin. Elles ont piétinées et saccagées toutes mes plates bandes. Elles ont arrachées tous mes repères, mes jalons et mes vieux souvenirs. Elles ont envahies mon éden et mon intimité de bon voisinage. Les pieds de chèvres sont passés par là. Ils résistent comme les mauvaises herbes aux herbicides. Ils ne craignent pas la force ni les coups de bâtons. Ils font la sourde oreille et tournent le dos à toutes mes plaintes et mes gémissements. Les pieds de chèvres ont envahies mon beau jardin urbain et ont laissés des traces indélébiles. Ils bouffent et ruminent tous ce qu'ils leurs tombent sous la dent. Les pieds de chèvres boudent les pâturages ruraux. Ils préfèrent les vertes prairies urbaines. Ils s'agrippent à tous mes beaux décors et mes espaces de convivialités. Ils salissent et pissent sur mon environnement. C'est la ruée des troupeaux de chèvres sur mon paradis qui sent l'odeur du bouc. Ces caprins ne sont pas domestiqués. Ils fuient, sautillent et béguètent lorsqu'on les pourchasse des lieux interdits aux animaux.

Cet herbivore est une peste pour la nature verte. C'est un ennemi de la flore. Un poison qui s'attaque à la végétation et tous ce qui bouge. Là ou passent les pieds de chèvres tous trépassent.

Entre le vieux conte de la sympathique chèvre de mr Seguin et l'histoire de l'antipathique conte sur l'exode du troupeau de pied de chèvres, c'est les deux extrémités de l'histoire. Des zombies a la forme de clones de boucs qui se sont transformés en parvenus et civilisés de circonstance dans le milieu citadin et qui occupent fièrement des postes d'emploi dans l'administration grâce au népotisme, et qui habitent des HLM et fréquentent les cafés chics et errent sans destination le long de la journée à travers les grands boulevards dans des 4x4 pas honnêtement gagné. 

Ces pieds de chèvres ont toutes les priorités dans le milieu de la société ils arrivent a corrompre et à « acheter » tout au grand malheur des enfants de la ville qui sont devenus des étrangers rejetés dans leur propre ville. 

J'ai une grande horreur pour cette bête de la famille de bovidés saccageurs et de ses chevreaux qui ne laissent derrière eux que le désert et le chagrin. 

Les pieds de bouquetins chahutent et dérobent tout ce qui se trouve sur leurs chemins. Ils poussent des bêlements stridents pour s'exprimer et abîmer notre sérénité. 

El aanzi est une calamité lorsqu ils sont en dehors de leurs enclos. Même sa chair n'est pas apprécier dans l'art culinaire. La viande de bouquetin donne des diarrhées. Je préfère un tabegue d'agneau (wedjh el-khrouf maarouf) qui vaut mille fois mieux qu'un tabegue de balala er'khiss. 

Eressss ! Eressss ! Hey ! Hey ! Laissez passer keriine el-maize ! Leurs sabots sont durs, leurs cornes acérés et leurs mouvements violents. 

Avis aux pépiniéristes et paysagistes un grand mouvement de cheptel de la famille des caprins a été aperçu en déplacement aux pieds des monts marchant en direction des zones urbaines. Il est recommandé de bien s'enfermer chez soi et de protéger ses biens en attendant le passage de cette calamité. 

El-arbi, aarbebouche, baa –mou wa ch 'ra maaza tabouche.


Par Adel



06/09/2010
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