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Les scélérats de la république ( Le Quotidien d'Oran du 27/05/19)

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Les scélérats de la République
 

par Hamid Dahmani

 

Ceux qui se croyaient plus importants et plus intelligents que les simples mortels que nous sommes, se sont trompés finalement dans leurs calculs. Les hautains et tous les autres qui ont toisé le peuple comme une peuplade de demeurés pendant des décennies du haut de leur pouvoir et de leurs fortunes colossales, ont échoué dans leurs faramineux projets frauduleux. Les bandits du système qui pensaient tout se permettre sous le couvert complice du président trompeur, en ont eu pour leur argent grâce à la souveraineté du «peuple». 

Ceux qui faisaient la pluie et le beau temps sous l'autorité de «son excellence» sont tombés si bas et leur semblant de VIP maudite ne vaut plus un clou et une partie de cette bande de malfaiteurs croupit aujourd'hui dans les cachots de la République, en attendant leur jugement. Les scélérats qui ont dilapidé l'argent public, le foncier, ceux qui ont légalisé la corruption et trahi la nation doivent rendre des comptes à la justice comme le réclame le peuple avec ténacité. Muselant la justice qui fonctionnait à coup de téléphone dans les moments troubles de cette dernière décennie, ils ont confisqué la liberté d'expression et fait emprisonner toutes les voix engagées pour un changement politique et le refus de la mascarade du cinquième mandat. 

Le peuple algérien a émerveillé le monde par sa bravoure, son civisme et sa mobilisation. Il s'est réveillé et a mis fin à la dictature aux mains des oligarques avec plein de milliards cueillis dans les caisses du Trésor public. Des comptes en banque, des biens immobiliers à l'étranger et dans le pays et des biens fonciers acquis frauduleusement grâce à leurs positions et les postes politiques d'intouchables qu'ils occupaient. Ils se sont servis dans les caisses de la République et s'en sont mis plein les poches sans inquiétude. 

Le secret de polichinelle est la «chkara» qui est le sésame qui ouvre les portes des deux chambres parlementaires ou les portes du gouvernement. Aussi pour avoir été fidèles à fakhamatouhou, ces gens-là en retour bénéficiaient de largesses qui consistaient en l'attribution de marchés, des espaces fonciers et des financements d'investissement au taux préférentiel. 

Mais chaque chose a une fin, dit le dicton, et le puissant système vient de s'écrouler. Ce pouvoir construit sur le régionalisme et le népotisme était voué à l'échec et finalement l'insurrection populaire a eu raison de cette poignée qui a abusé de son pouvoir et de son impunité. Les riches de la dernière pluie sont en train de trembler et la donne a changé. Il y a une expression populaire qui dit : «Celui qui n a pas de paille dans le ventre, ne craint jamais le feu»... 


27/05/2019
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