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Les senteurs indélébiles du jardin public ( Le Chelif du 21/7/2015

grand bassin d'eau est toujours là mais, hélas, sans les poissons rouges. Le bassin circulaire a reçu quelques transformations mal adaptées, mais c'est toujours ça ! C'est mieux que le pire. Les arbres, plus que cinquantenaires, ont été écimés mais restent accrochés au sol par la force du temps. Le jardin public a vieilli. Il est usé par la déconsidération. Les aléas du temps et les hommes qui n'ont pas la main verte ont fini par avoir le dessus après tant de vies et de décennies marquées par son histoire. Le jardin centenaire agonise. Les paysagistes ne sont pas là pour lui redonner une nouvelle vie et du bonheur. Il se meurt dans l'indifférence. Il rétrécit d'année en année, grignoté dans ses extrémités et rongé par cette maladie destructrice de la nature : le «j'm'enfoutisme» Cet antre de verdure, de senteur et de vé- gétation noble que nous avons connu autrefois -et grandi avec- durant notre merveilleuse enfance, a perdu son âme. Son odeur n’attire plus personne. Ou si : les clochards, les filles de mauvaises mœurs, la grande délinquance fréquentent cet endroit ainsi que les bâtisses inopportunes apparues après le tremblement de terre de 1980 ; les dépravés ont envahi le cœur de ces lieux connues autrefois pour leur calme et leur tranquillité. On se remémore encore les magnifiques instants de bonheur lors des fêtes et des journées de week-end, des moments de détente dans cet éden plein de senteur, fief de la sérénité et de l'inspiration. Des moments qui font partie aujourd'hui du passé nostalgique des gens de la ville qui regrettent le temps agréable où il faisait bon se prélasser au milieu des senteurs de ce lieu romantique et envoutant. Témoignages vivants, quelques photos souvenirs et des cartes postales nous projettent au milieu de cette nature verte luxuriante pour nous rappeler de merveilleux moments de joies, assis sur un banc ou sur la pelouse en compagnie des copains ou des amis. il était une fois… Cette époque reste aujourd'hui collée dans la mémoire de chacun de ceux qui ont à visiter cet espace vert. Quant à moi, à chaque fois que je passe devant le jardin, je me revois assis sur un banc ou étendu calmement sur la pelouse verte, à l'ombre des feuillages des grands caoutchoucs, bercé par un grand silence transpercé par le gazouillis des oiseaux, tout près du joli bassin et de ses belles fontaines par où l'eau s'écoulait lentement au son d’une musique apaisante.  

Hamid Dahmani



26/07/2015
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