LASNAMIA

Sagesse du Terroir

                                                    Sagesse du terroir                                      

 

On raconte que dans un passé assez lointain, qu'une femme grincheuse s'en est aller se plaindre chez le cadi de la mahkama de l'époque sur le comportement brutal et violent de son époux qui la corriger souvent violemment . Voila, monsieur le cadi qu'elle lui dit en pleurant ; je n'en peux plus monsieur le cadi de vivre avec cet homme ici en le désignant de la tête et je suis venue vous voir pour me plaindre de mon mari qui n'arrête pas de me battre chaque jour pour rien. Il est toujours là, entrain de vider sa colère gratuitement sur moi et puis tenez vous bien monsieur le Cadi , et pas plus qu'hier il m'a giflée brutalement avec une lourde baffe à faire assommée une grosse  mule.

Une demie heure après, la pleureuse était toujours là devant le cadi à gemir et à se plaindre en évoquant des futilités sans importance qui commençait à la longue à agacer et à  ennuyer le magistrat qui doutait de sa franchise.

 A la fin elle lui dit, pour cela je suis ici, Sid el cadi devant la justice, pour réclamer et demander a votre honneur d'usé de votre pouvoir pour faire cesser cette hogra et qu'a l'avenir il me respecte plus et qu'il cesse surtout de me frapper injustement, parce que je n'arrive plus à supporter cette vie de misère avec lui.

Le Cadi se retourna ensuite du coté du mari qui était là debout silencieux à coté d'elle, et qui écouter sans intervenir sa femme se plaindre de lui. Le Cadi lui posa la question suivante ; Et toi !qu'es que tu as dire ? Pour répondre à tous ces reproches. Le mari lui répondit sagement je n'ai rien à dire Sid el Cadi, avec un léger sourire.

Ainsi après avoir écouter les deux parties et consulter ses assesseurs le Cadi se prononça au nom de la justice en donna des recommandations et des conseils aux deux époux en conflits tout en les exhortant à se respecter mutuellement sans violence et a faire la paix tous les deux pour le bien du foyer et des enfants.

Et avant de les laisser partir et pour démontrer la droiture de la justice pour tous.  il decida d' appliquer la loi du talion et la formule de « l'œil pour œil et dent pour dent » il invitât donc la femme à donnée une gifle à son mari devant le Cadi pour répondre a celle qu'elle a reçue de son mari la veille.

La femme se rapprocha de son mari et leva le bras droit vers le plafond avec la main ouverte prête à s'exécuter au nom de la justice et au moment ou la main de celle-ci  allait tomber sur la joue de l'homme. Celui-ci très prompt arrêtât  de la main gauche le bras de celle ci en plein vol et assena de l'autre main une baffe très forte à sa femme et si violente qu'elle bascula en arrière et tomba à la renverse sous l'œil amusé et demi- approbateur du cadi et des présents.

La femme sonnée se releva et remis son haïk sur ses épaules et pris le chemin de la sortie en silence.

Le Cadi s'adressant à l'homme en l'invitant à se rapproché de lui  et en aparté lui dit ; tu sais, tu as de la chance si par hasard tu aurais accepté de te laisser giflé par ta femme devant moi. Je t'aurais collé en plus six mois de prison. Va ! Tu peux partir mon ami.

 

Adel



09/01/2011
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