LASNAMIA

VENTE DEDICACE DE MR MAAMAR FARAH A CHLEF

        PAUSE CAFE A CHLEF

Le café littéraire de chlef a organisé le lundi 25mai, à 15 heures à la bibliothèque de la wilaya de chlef ;

Un après midi littéraire avec une vente dédicace en présence de l'auteur Farah maamar.

Durant cette pause littéraire à chlef, le journaliste et auteur a présenté ses ouvrages a l'assistance qui est venue nombreuses a sa rencontre.

Avant la vente dédicace, mr boudia écrivain et animateur du café littéraire de chlef, a retracé le parcours journalistique de ce brillant chroniqueur et cité les ouvrages parus et mis en ventes.

Par la suite un large débat a été ouvert avec l'auteur, qui a vu la participation d'intellectuels et de jeunes universitaires, qui ont posés des questions qui sont d'actualités, el-harga, el-harba, et le métier de journaliste.

Et c'est dans une ambiance détendue que mr Farah a répondu  à toutes les attentes de l'assistance avec une très grande sympathie

                                

TROUPE DE L'ECOLE DE MUSIQUE DE L'ASSOCIATION EL-AFRAH

MRS- MEDJDOUB-ABAD-X- BOUDIA-FARAH

BOUDIA-FARAH-ATTAF-MOKHTARI

 

 

 

     ABBAD-MEDJDOUB-ADEL-BRAHMIA-CHIOUNE-FARAH

               

MEDJDOUB- BRAHMIA- FARAH

FARAH- EL-HOUARI(RADIO CHLEF)

FARAH-BOUDIAf

ADEL-FARAH

                                       

                                           

CHIOUNE-DRISS-X -FARAH

FARAH-BOUDIA-TIAB

                                       



Culture : MAÂMAR FARAH INVITÉ DU CAFÉ LITTÉRAIRE DE CHLEF
Une fête !


«Je suis agréablement surpris par la qualité des interventions et le bénévolat admirable des membres du Cercle littéraire pour promouvoir la culture, et en particulier la littérature.» Cette impression de M. Maâmar Farah sur Radio Chlef a eu un effet balsamique sur ces intellectuels victimes d'un ostracisme sidérant et d'un grand mépris de la part de ceux-là mêmes qui sont censés les épauler dans leur acte d'écrire.
C'est la bibliothèque de la wilaya qui abrite l'évènement. Les responsables culturels de la ville se sont excusés, trop épuisés par les efforts titanesques qu'ils livrent quotidiennement pour promouvoir la culture ! Qu'à cela ne tienne, un travail d'information remarquable a été fourni par M. Boudia qui a lancé une invitation générale à travers les ondes de la radio locale et a procédé à un affichage judicieux. L'annonce de la présence de M. Farah a drainé beaucoup de monde, à telle enseigne que la salle du Café littéraire s'est avérée trop exiguë pour contenir tous les participants. Outre les habitués de la bibliothèque, il y avait les étudiants du département de français, accompagnés de leur professeur le Dr Aït-Djida, ainsi que les amoureux des belles lettres. Maâmar Farah a eu le privilège d'être accueilli par les élèves de l'école de musique El-Afrah, dirigée par Hamid Belmokhtar. Ils nous ont gratifiés d'un magnifique morceau de musique chaâbi. Alors que le romancier journaliste effectuait sa vente-dédicace, M. Mohamed Tiab, historien, président du bureau de l'Union des écrivains algériens, a donné une conférence à l'occasion de la commémoration du 166e anniversaire de la création de la ville de Chlef en 1843. M Boudia Mohamed a procédé à la présentation de l'invité. Maâmar Farah, journaliste, commentateur, reporter, éditorialiste, est né à M'daourouch, dans la même ville qu'Apulée de Madaure, le premier romancier de toute l'histoire. Heureuse coïncidence. Il commence sa carrière au journal An Nasr, en 1970, avant d'intégrer El-Moudjahid en 1972. Ensuite, il lance Horizons et en sera le premier directeur de la rédaction. Avec quatre journalistes et à la faveur de l'avènement de la presse indépendante en 1990, il met sur pied le journal Le Soir d'Algérie et occupe le poste de directeur de la rédaction jusqu'en 1992. Actuellement, il anime une chronique hebdomadaire et un billet quotidien «Pause-Café». M. Boudia va présenter ensuite les principales œuvres. - Les Sirènes de Cap Rosa : à l'origine c'est un scénario pour la télé refusé par la commission de lecture de la télévision. C'est l'histoire du rêve brisé de deux jeunes liés par une intense amitié dans l'Algérie des années 1970. - Le rêve sarde parle de la harga et de tous ces jeunes qui utilisent des barques rudimentaires pour atteindre la Sardaigne. Il est question de Karim, la soixantaine, qui tente la même expérience avec six jeunes. Puis il retournera au «bercail» pour repartir avec un visa en bonne et due forme et va s'occuper des jeunes qui arrivent par la mer, en espérant que la bêtise humaine reculera. - Express de nuit : dans des trains qui filent dans la nuit noire, des vérités dites par des femmes et des hommes que l'on ne verra plus et qui s'en iront, noyées dans la foule des grosses rames. - Soleils d'hiver rassemble 18 nouvelles traitant du désespoir dans nos cités modernes. - Enfin 300 Pause-Café est un recueil de billets parus dans Le Soir d'Algérie. Le débat s'ébranle au pas de charge. Les questions se focalisent sur le phénomène de la harga. Les intervenants axent leurs interventions sur le côté matériel lié au manque de travail et d'argent. Maâmar Farah balaye cette assertion d'un revers de la main. Le conférencier, tout en réfutant cette thèse avancée, note que les raisons économiques n'expliquent pas tout. Il étaye son propos par l'exemple de tous ces jeunes qui ont un travail stable et des revenus substantiels et pourtant veulent partir. L'amélioration des techniques de communication a favorisé ce phénomène. Au début est apparue la parabole qui nous renvoie l'image d'Européens épanouis puis c'est le numérique qui nous montre des pays arabes, avec moins de richesses, et pourtant où les jeunes ont l'air de se plaire dans leur environnement, et le coup de grâce est venu de l'Internet qui va permettre à ces jeunes d'entrer directement avec ces Italiens qu'ils veulent rencontrer. Ce mal de vivre est aggravée par l'absence de valeurs, de civisme et de repères. L'archaïsme béat et l'implosion de la cellule familiale éludant toute notion de solidarité et de «rodjla» ont fini par assombrir un tableau déjà malmené par le népotisme, la corruption qui effacent toute notion de mérite pour revaloriser la médiocrité à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Il y a eu aussi des questions sur la difficulté à se faire éditer. M. Farah pense que l'absence de mécènes dans ce domaine est préjudiciable à la création. Pour ce qui de la polémique sur la littérature d'urgence, le conférencier soutient qu'il faut croire à ce que l'on écrit sans se focaliser sur le genre et les règles. A ce propos, il précisera : «Je ne suis pas un écrivain dans le sens littéraire du terme. Je n'ai pas cette prétention. J'écris dans un quotidien et je sais que la vie d'un journal de ce type est très courte. Il est important quand on l'achète mais, quelques heures après, il sert d'emballage aux fruits et légumes ou finit dans les poubelles ! J'ai voulu aller plus loin, réaliser en quelque sorte des reportages romancés qui s'inscriront dans la durée, en tant que livres. C'est un besoin urgent de témoigner, de dire aux gens : réveillez-vous ! Il y a des situations absurdes dans notre vie quotidienne et tous ceux qui continuent de vivre dans la rationalité, de penser qu'ils sont bel et bien au XXe siècle, sont marginalisés dans leur propre société. Je ne reconnais plus mon peuple. Je suis étranger chez moi…» M. Farah est apparu avec une grande modestie et son langage était clair et sans ambiguïté. Il a fait montre d'un sens inné de la communication et du contact humain. A la fin de la conférence, un écrivain me lance : «Quelle coupe rafraîchissante pour un après-midi de mai !» Que du bonheur !
Medjdoub Ali



Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/06/02/article.php?sid=84010&cid=16

 



Culture : DANS LES «CARNETS D’ALGÉRIE»
Maâmar Farah parle de saint Augustin, Apulée, et Maxime, ces Berbères de M’daourouch


C'est avec un réel plaisir que ses amis de Chlef ont suivi l'intervention de ce grand journaliste au cours de l'émission «Carnets d'Algérie» dans laquelle il est question des illustres personnages ayant résidé à M'daourouch, la ville natale de Maâmar Farah qu'il n'a quittée que pour quelques années.
Pendant deux heures, les auditeurs se sont régalés de ses récits à la découverte d'une région qui nécessite prise en charge et respect pour ces hommes de haut niveau culturel qui ont fabriqué l'histoire héroïque de notre pays. Le conférencier n'est plus à présenter. Il a derrière lui 40 ans de journalisme. Il commence à écrire à l'âge de 15 ans lorsqu'il constate que l'éclairage public fonctionne le jour et s'éteint la nuit. 17 ans, il a une carte de presse. Il préconise la création d'un centre de regroupement pour des sportifs étant donné que cette ville de l'extrême est est située à 1000 m d'altitude loin de la pollution et peut suppléer à Séraïdi complètement délaissée. Il souhaiterait l'édification d'un hôtel même de 40 chambres car il y a un afflux de touristes qui viennent de Tunisie. Même pendant la décennie noire, M’daourouch a eu ses visiteurs. Cette attirance est liée à la présence de 25 sites historiques alors que 70% de la ville antique reste à découvrir. Une équipe de fouilles a travaillé sur les lieux, mais a dû abandonner le chantier au déclenchement de la Révolution. Les autorités en charge de ce secteur n'ont pas continué le travail. Ces sites s'étendent sur 7 hectares alors que 109 autres attendent d'être mis à jour. Il est regrettable de voir que même au chef-lieu de la wilaya de Souk Ahras, il n'existe pas d’infrastructures pouvant recevoir convenablement des touristes (hôtels et restaurants dignes de ce nom). Le tourisme est loin d'être le souci majeur des décideurs. Il y a des agences à Tébessa, mais leur nombre est en deçà de la demande. S'ensuit un dialogue avec une auditrice, Bechichi, agronome qui cultive du blé. Elle a des atomes crochus avec Madaure puisque son père, agriculteur, a édifié la première mosquée, dont Hadj Djoudi Farah, le père de Maâmar, était le trésorier. Il avait aussi un élevage de chevaux à partir duquel une équipe a été sélectionnée pour participer à une exposition, qui s'est déroulée à Versailles. Mohamed Tahar Bechichi a adjoint une medersa à cette mosquée grâce à laquelle Maâmar Farah a appris que «les Gaulois ne sont pas nos ancêtres». Ces réalisations ont été anéanties au bulldozer. «Ce fut un jour triste, ça fait mal», s'insurge Maâmar farah. L’émission aborde le parcours journalistique de l'invité qui s'est étalé sur 40 ans. Il travaille avec Kateb Yacine à El Nasr, une véritable école de journalisme. En 1955, il doit se rendre en France pour un problème de santé. Son père réside en Tunisie et c'est avec une intense émotion qu'il traverse la ligne Morice à l'indépendance. Il note que l'enseignement à la medersa était de meilleure facture dans la mesure où on dispensait des cours de géo et de grammaire alors que dans l'école coranique, on se contentait d'enseigner la langue arabe. Peu importe dans quelle langue on dispense l’enseignement, ce qui importe c'est ce qu'elle véhicule. Il reconnaît toutefois que la langue arabe est très riche et très belle. Nous apprenons à la faveur de cette émission que M'daourouch a été la 2e université d'Afrique. A l'âge de 20 ans, il est chef de bureau du journal El Nasr jusqu'à son arabisation. Il rencontre un grand journaliste, Lies Hamdani. En 1972, il intègre El Moudjahid. Il officie en tant que rédacteur en chef jusqu'en 1984. En 1985, il est sélectionné pour lancer le quotidien du soir Horizons. En 1990, à la faveur de la circulaire Hamrouche, il crée le Soir d'Algérie, premier quotidien indépendant avec le concours d'autres journalistes : Fouad Boughanem, Zoubir Souissi, Djamel Saïfi et Mohamed Bederina. Après avoir occupé le poste de rédacteur en chef, il quitte la rédaction pour se consacrer à un billet quotidien «Pause café» qui a permis de sauver Romaïssa, une fillette atteinte d'une maladie grave (le syndrome de Rasmussen). L'émission va ensuite évoquer une grande figure de M'daourouch, le Berbère grammairien Maxime qui a eu une longue et intéressante correspondance avec saint Augustin. Dans cette ville numide Madaure, il a été un païen convaincu et tolérant. Maâmar Farah parle de Tamadite, cette ville du royaume de Syphax et Massinissa en disant que l’on a trouvé trace de cette ville citée par l'historien El Bekri mais sa description correspond à Madaure avant sa colonisation par les troupes romaines. L'étymologie de Madaure est la déformation du mot latin Madaurus comme Souk-Ahras qui veut dire «marché aux lions» car cet animal a existé dans la région jusqu'en 1926. Le petit théâtre réservé à la famille royale et le fort byzantin sont très visités par les touristes. Le nombre important d'huileries découvertes par les archéologues prouve que les oliveraies foisonnaient dans la région. Les fouilles à M’daourouch n'ont pas bénéficié d'une logistique comme Timgad, par exemple. Ensuite le moudjahid Bouteldjate va nous décrire M’daourouch à l'aube de la Révolution. C'était un village où venaient se perfectionner beaucoup d'étudiants dont Abdelhamid Ben Badis qui venait de Tébessa où il passait chez Larbi Tébesssi avec Hadj Hamou et Benmessaoud de Djamiat el oulémas. Il rendait visite à Hadj Djoudi Farah. Ben Badis logeait au hammam vidé de ses pensionnaires par respect pour son rang. Un seul train pour Souk- Ahras et la prière du vendredi se faisait dans un magasin. La 2e heure de l'émission sera consacrée aux grandes figures intellectuelles qui se sont illustrées à l'époque romaine par leur savoir. Dans l'ancienne Afrique du Nord de Massinissa, Madaure appartenait à la Numidie. C'est la ville natale d'Apulée, premier romancier de la littérature universelle qui écrivait en latin. Ce Berbère père du roman moderne est l'auteur de L’âne d'or (ou Les Métamorphoses) œuvre en 11 volumes. C'est l'histoire de Licius curieux de tout comme Apulée né au IIe siècle après J.-C. dans une riche famille de Madaure. Il s'intéressait à la philo, à l'astronomie, à la religion et même à la magie. Cette dernière lui valut un procès retentissant, car il s'était marié avec une femme riche plus âgée que lui et on l'accusa de magie noire pour lui soustraire son héritage. Il ne dut son salut qu'à un habile plaidoyer d'anthologie «l'apologie demagia». Il parlait aisément le latin et le grec. Autre figure emblématique, celle de saint Augustin. Ce Berbère devint évêque d'Hippone car sa mère était chrétienne. Les concepts de ce philosophe sont l'amour, la raison, la guerre juste. Il fut contre la peine de mort pour les hérétiques. Maâmar va aussi évoquer le chemin de croix de cette grande chanteuse que fut Beggar Hadda. Maâmar Farah va parler de ses ouvrages. Il ne se considère pas comme écrivain mais tient à témoigner sur les maux sociaux de son époque. Il s'intéresse beaucoup au phénomène de la harga. Son point de vue sur la question apparaît dans son roman le Rêve sarde dans lequel il met en scène Karim, la soixantaine, qui malgré des problèmes psychologiques arrive en Sardaigne pour aider les jeunes qui arrivent sur le sol italien. Maâmar Farah citera cette phrase de Voltaire : «On ne connaît Madaure qu'à travers ses corsaires alors qu'elle est la ville d'Apulée, saint Augustin et Maxime.»
Medjdoub Ali



Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/01/03/article.php?sid=110801&cid=16


25/05/2009
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