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1er Festival national du theatre etudiant à chlef



Culture : CHLEF
1er Festival national du théâtre étudiant


Cette manifestation est la première du genre à l'initiative de l'université Hassiba-Ben-Bouali de Chlef, sous le haut patronage de M. le wali, en partenariat avec l'APC, l'APW et la direction de la jeunesse et des sports. L'ouverture, qui a eu lieu au début de cette semaine, s'est déroulée à l'amphithéâtre du département des sciences technologiques en présence d'une assistance nombreuse.
Le maître de cérémonie est le présentateur télé Aziz Azerine secondé par la charmante Manal qui a souhaité la bienvenue aux troupes participantes venues d'Oran, Skikda, Khenchela, Aïn-Defla, Mostaganem, Laghouat, Ouargla, Sidi-Bel-Abbès, Chlef. M. Hafiz, représentant du wali, insistera sur les efforts fournis par les autorités locales qui ont travaillé d'arrache- pied pour offrir les meilleures conditions aux festivaliers et se dit à l'écoute de tous les problèmes des délégations pour leur apporter les solutions adéquates ; sur ce, il déclarera le premier Festival national étudiant ouvert. M. le vice-recteur de l'université, M. Loukarfi, prendra la parole pour rappeler qu'il a été lui-même acteur de théâtre et que sa structure est honorée d'abriter un tel événement. Il notera la présence de figures connues du théâtre algérien comme M. Bouadjadj primé en Belgique, ce cadre de l'université, chargé des relations extérieures de la recherche scientifique, dirige une revue de sciences humaines et sociales et une autre Nature et technologie dans lesquelles sont insérées des pages culturelles. Dans le même ordre d'idées, il nous fera savoir qu'une conférence internationale sur Paul Robert se tiendra au courant de cette année au département de français. Rappelons que Paul Robert est un lexicographe né à Chlef en 1910 et le fondateur du dictionnaire le Robert. Cette cérémonie d'ouverture va être marquée par la présentation d'une opérette interprétée par la troupe de la faculté des sciences L'art et les artistes. C'est une fresque chorégraphique réalisée par le scénographe Kouider Hamel. M. Aïchouba, chef de la délégation de Chlef, explique le sujet qui est une aspiration populaire à la paix. par ailleurs, la sonorisation est mal réglée et agresse les tympans, l'estrade mal adaptée pour ce genre de spectacle, les acteurs sont gênés et ne maîtrisent pas leurs rôles malgré une réelle volonté de se surpasser. Le lendemain, nous avons assisté à la pièce de la troupe d'Oran, H'mida fi ghabina. L'acteur principal est un personnage social d'un caractère paisible, éboueur de son état qui gagne sa subsistance à la sueur de son front en espérant des lendemains meilleurs. Ce monodrame est un long monologue autour duquel va se dessiner une société qui s'éloigne de plus en plus de son terroir et de son patrimoine authentique. La pièce traite des valeurs universelles de l'homme et des problèmes liés à son existence, du perpétuel conflit entre le bien et le mal, la cupidité, l'ambition exagérée et toutes ces tares qui conduisent à la déliquescence et à l'effondrement de l'éthique sociale face à l'hégémonie de la matière. Une question se pose : «Qui est vraiment responsable de cette chute ? L'argent ou ceux qui l'utilisent ? La troupe de Chlef a présenté une pièce Les amis dans laquelle il est question d'aborder les problèmes liés à la délinquance. Ils pointent du doigt une société démissionnaire et préconnisent le sport et la culture pour éloigner les jeunes de ces sentiers dangereux. Le réalisateur Hamel et le scénographe Madani se plaignent du manque de budget et leurs pièces ne sont montées que grâce aux cotisations des adhérents. L'université de Khenchela avec sa troupe Théâtre libre a présenté une pièce Miliana sponsorisée par le Cous de l'université chahid Elbah. Le réalisateur Hichem Berkouk met en scène une enseignante dans une tombe en dialogue avec un fossoyeur qui veut détruire tout ce qui est positif en l'homme. La plupart des pièces ont pour sujet «la paix» et la lutte entre le bien et le «mal». Le jeu des acteurs est très faible et l'esthétique pratiquement absente. Le point positif : le regain d'intérêt des étudiants pour le théâtre.
Medjdoub Ali



Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/03/25/article.php?sid=97629&cid=16
 


25/03/2010
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