LASNAMIA

MEDJDOUB ALI

 

ECRIRE UN POEME

Pour écrire un poéme,

J'ai hébergé dans ma tête,

Toutes les musiques de fête.

 

Pour écrire un poème,

J'ai réchauffé des monts de glace,

Et refroidit la lave vorace.

 

Pour écrire un poème,

J'ai appris mille chansons ,

Et toutes leurs versions.

Pour écrire un poème,

J'ai vu tous ces opéras

Aux troublantes divas.

 

Pour écrire un poème,

J'ai traversé tous les océans,

Pour visiter tous les continents.

 

Pour écrire un poème,

J'ai dansé en riant'

Avec un ballet d'Orient.

Pour écrire un poème ,

De mélopées sublimes,

J'ai arraché des rimes.

                                   Medjdoub Ali

                                 

POEME "INCONSOLABLE" (MEDJDOUB)

poème"inconsolable"
inconsolable
mon jardin , m'a demandé,
de planter des fleurs variées,
pour voir les papillons butiner.
et entendre des oiseaux chanter.
moi, j'ai préfèré,
avec du béton , l'étouffer,
pour construire un palais.
mais inconsolable, je suis resté.
ma grand-mère m'a demandé,
d'écouter ses fables enchantées.
j'ai préfèré m'en aller
marauder avec des gougnafiers.
plus tard , je n'ai pu retrouver ,
pour mes enfants des histoires à raconter.
et inconsolable je suis resté.
mon père m'a demandé d'écouter
ses conseils sur la réalité.
j'ai préfèré l'éviter pour aller
avec des personnes m'éreinter
dans le labyrinthe de la vie, désorienté.
et inconsolable, je suis resté.
mon corps m'a demandé,
de le ménager, de me reposer,
j'ai préfèré l'épuiser,
en efforts inutiles et désordonnés.
maintenant lourd et épuisé,
inconsolable , je suis resté.
elle a tout fait pour l'attirer,
mon attention.mais j'ai préfèré
épouser mes livres et mes cahiers
pour gagner la pospérité.
sans affection et sans amitié ,
inconsolable , je suis resté.
versum MEDJDOUB
 

MEDJDOUB ALI ( L'ARBRE)

poéme"l'arbre"
l'arbre
sous le ciel de l'hiver assombri,
les écorces engourdies,
de branches écharpées,
subissent les assauts courroucés,
de l'elfe déchainée.
l'arbre, par le blizzard transi,est secoué de nasties.
et son corps détrempé ,
avale en lampées,
des averses diluviennes ,
qui s'enchainent.
sous le ciel émeraude et le soleil éclatant
il révêt un costume d'apparat étincelant,
pour saluer le printemps.
de perles jaunes et de rubis écarlates, émaillé,
son tapis vert chatoyant, s'est déroulé;
pour acceuillir de lointaines invités,
venus dans leurs carrosses dorés .
leurs agapes, par le poirier juteux arrosé,
sont animés par des oiseaux bariolés.
la fête est déjà finie,
de ses joyaux, de ses habits,
les rapaces l'ont dépouillé,
le laissant cruenté et désespéré.
verum(medjdoub a...
 

 

MEDJDOUB ALI "JE PARTIRAI "

«De ce village damné, je partirai.
Ravagé par l'ennui, je le quitterai.
Le seul chemin à arpenter,
De jour en jour se rétrécit,
Comme un esprit qui se déprécie.
Mon unique activité,
Est la réunion dans un café,
D'un même breuvage arrosé,
Autour d'un jeu désuet,
Ecoutant la même chanson démodée.
A longueur de journée,
Les sorcières de la télé,
Singent des sirènes attardées,
Pour s'éteindre dans la lumière,
De la terre aride de la misère.
Sur l'autoroute, je filerai
Comme ces voitures enflammées,
Qui s'évanouissent dans la fumée.
Un jour, je partirai
Et plus jamais je ne reviendrai.»
Medjdoub Ali (Chlef)

 

MEDJDOUB ALI (barack obama)

poème"barack obama"
barack obama
c'est avec lincoln que tout a commencé.
lincoln l'a ardemment souhaité.
martin luther king en a rêvé.
malcom x en a trépassé.
ce jour là est arrivé.
c'est un immense espoir pour l'humanité.
une standing ovation t'a salué.
les yeux du monde entier,
sur toi sont braqués,
et d'une seule voix,
la terre entière prie pour ton mandat,
et espère pour les meurtris de ghaza.
ta fête est transcendée d'un opéra.
une immense table est dressée.
pour animer un copieux banquet.
la paix est apparue , coiffée d'un keffier,
tenant à la main un rameau d'olivier.
des enfants palestiniens apeurés,
se serrent contre elle, pour échapper,
à un diable excité,
décidé à les éliminer.
un arbre venu de la forêt
d'amazonie te demande de sauver
ses frères et de les protéger.
venu de kyoto, un petit nuage blanc,
cherche un ciel bleu et pur,
débarrassé de ses ordures,
pour s'amuser avec le vent
et des papillons colorés et dorés.
des esclaves noirs sont arrivés,
dans un bateau attachés.
l'arc en ciel les a délivrés
et leurs chaines vers le ciel jetées
en des colombes se sont transformées
versum(ali medjdoub
 
 


Vox populi : L'AIR DU TEMPS
«Comment danser ?»


Avec toi, comment danser ?
toi la mer, que j'ai invitée.
où est donc ta robe bleue ?
où s'est-elle envolée ?
sûrement cette sirène futée te l'a dérobée,
pour rendre ses yeux colorés
encore plus bleus.
avec toi soleil, comment danser ?
tu es fade, où est ta clarté ?
sans doute, c'est cette fée
qui te l'a confisquée,
pour rendre ses cheveux plus dorés.
et toi rossignol, d'habitude trop gai,
où est cette voix au timbre recherché ?
serait-ce cette diva effrontée
qui te l'a empruntée
pour inonder de ses sonorités,
cet opéra, d'invités, bondé.
malgré tout, j'ai envie de danser,
mais mes membres ne veulent plus bouger,
tellement l'orchestre est timoré.
Medjdoub Ali - Chlef



Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/05/28/article.php?sid=83782&cid=34
 


Vox populi : L'AIR DU TEMPS
«T'es un volcan»


Tu es comme un volcan, mon
frère,
quand tu vois tant de misère.
Tout comme le Vésuve,
lors d'une éruption effusive,
tu déverses ta lave de colère
sur l'indifférence des nantis,
qui souvent oublient,
que ce volcan a anéanti
Pompéi.
Tu es comme un volcan
cataclysmique,
quand tu vois ces aviateurs
cyniques,
larguer des bombes sur des
enfants,
des femmes, des innocents.
Tu es comme le Stromboli,
mon frère.
Tu deviens un torrent de fureur,
quand un match dégénère
en une folie meurtrière.
Tu es comme l'Etna, mon frère.
un véritable coup d'humeur,
quand ceux qui défendent la
tolérance,
ceux qui privilégient la
différence,
sont au tribunal de l'inquisition,
adeptes des foudres de la
question.
Tu es comme le volcan du Piton
de la fournaise,
tu es terrassé par un malaise,
quand un dirigeant qui a
combattu la monarchie
est pressé de se proclamer roi
à vie.
Medjdoub Ali (Chlef)

 

      

poème"pardon"

PARDON
Tu m'as appris à soigner,
la douleur des handicapés,
de la tendresse, de la félicité,
à panser les coeurs
meurtis , abandonnés par les leurs.
tu m'as appris à m'accaparer
des fleurs du printemps et les récolter
dans notre intime jardin secret.
le ciel m'a tout donné,
tu m'as appris à tout donner,
à aimer avec passion
à aimer pour l'éternité,
éperdument, avec déraison,
et fermer les yeux ,
quand tu seras aux cieux,
à tout abandonner
et partir sans regrets.
tu m'as appris à trop désirer
et toujours , tout pardonner.
versum(medjdoub ali)<BR...< div>

 

 

     

poème"pyromane"

PYROMANE
je ne veux plus être un pompier,
entretenir cette pudeur en papier.
tu l'auras voulu , tu l'auras cherché.
laisse mes mots se déchainer,
t'étourdir de poésie en flammée.
et si ton coeur vient à résister,
on le brûlera de félicité.
je vais réveiller tous les volcans,
faire couler la lave de plaisir
que tu n'auras qu'à saisir
pour inonder la terre des amants.
je ne veux plus être un menteur,
un hypocrite, un moralisateur.
je veux incendier la terre
de flammes du bonheur,
d'artifices et de feux de joie,
car on ne vit qu'une fois.
versum(medjdoub a...

                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                          

 

 

 

 

 

 

 

                             



21/06/2008
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