LASNAMIA

Yasmina Khadra à Chlef

chlef:conférence de yasmina khadra


l'évènement a eu lieu ce mercredi au département  de lettres de  l'université hassiba ben bouali, dans un amphi plein à craquer d'étudiants ravis de voir de près la star de la littérature algérienne.l'apparition de l'écrivain provoque  des applaudissements nourris et yasmin khadra ,précédé de sa popularité  est visiblement ému.mr belmadani, vice recteur de l'université lui souhaite la bienvenue.dr ait saada djamhouria, doyenne de la fac de lettres , le présente à l'assistance"la fac de lettres a l'immense plaisir  d’accueillir yasmina khadra qui a fait entendre sa voix aux 4 coins du monde.chaque roman est un appel à  la raison.l'algérie d'abord, kaboul, palestine sont sous la plume de khadra des terrains vagues où les infortunes sont générées par la bêtise humaine et le désir d'asservissement de l'intelligence.yasmina khadra troqué ses galons contre une aventure littéraire fabuleuse". 
la présence de l'écrivain est surtout une occasion de découvrir son dernier ouvrage"les chants cannibales"composé  de 12 nouvelles écrites à des périodes différentes.les unes à 17, 20; 25 ans, les autres plus récentes dont les droits ont été cédés à  aux sinistrés d’Haïti,à l'enfance, aux malades graves.yasmina khadra commencera par dire qu'il est fier de voir tous ces jeunes car l’algérie  a besoin d'eux."je suis doublement fier de retrouver mon professeur de français  kouadri bouali,quand j'étais à l'école des cadets"étant militaire j'ai évolué dans une ambiance aux antipodes de la vocation d'écrire.je vivais dans le déni de la pensée.quand on  a un casque visé sur la tête et le cerveau fait pour emmagasiner des ordres,il  est difficile  d'imaginer devenir un écrivain.ma pugnacité 'a aidé à lutter contre cette force d'inertie et ce signe indien.pendant toute ma carrière militaire, je n'ai rencontré que malek bennabi et léo férré.au début je voulais être poète en langue arabe mais mon professeur m'a humilié.mr davis a découvert ma vocation et monsieur kouadri bouali a orienté mon don pour l'écriture."il citera ses œuvres :"houria"(1984)la fille du pont(1986)kahera(1985) mais c'est l'attentat qui va le révéler au public.
très vite on passe au débat.intervenant à son tour , le journaliste culturel mohamed ghriss observa  que yasmina khadra a eu le mérite de désenclaver le récit romanesque algérien, contribuant de la sorte à hisser avantage la littérature algérienne dans le giron de la littérature universelle.le journaliste évoque le prestige international incontestable de l’écrivain, rappelant au passage la thématique de témoignage de la littérature dite d'urgence dont il est l’un des plus dignes représentants. ajoutant  que cela  ne dispense pas  son œuvre de critiques.il attire l'attention que l' œuvre prolifique de mouleshoul parait presque entièrement sous-tendue dans son fond par un constant fil d’Ariane, réactualisant continuellement  l'enjeu d'une intrigue.cette dernière étant  aisément décelable dans la courbe évolutive des multiples récits et qui par sa constante narrative idéologique sous tendant une interrogation politico dramatique graduée de suspense et de rebondissements d'actions parait vraisemblablement constituer  dans nombre   de cas un embarras d'ordre esthétique dans le contexte du langage spécifiquement littéraire.le  journaliste culturel appuyant son opinion et citant"l’équation africaine"(paru en 2012)montrant une intention humaniste qui développe un réflexe sur un continent aux prises avec  des contradictions mais entreprend une intrigue sur fond d'actualité brûlante dont la teneur semble fonctionner à contre -courant  de l'exigence esthétique  du récit littéraire romanesque.une vision qui fait percevoir l'irruption   de la mondialisation comme un appendice du rouleau compresseur de l’impérialisme.pour mohamed ghriss," l'équation africaine" avec ses référents sociohistoriques flirt avec les histoires dramatiques de la para culture.le journaliste considère "l'attentat" comme un ouvrage intelligent pour le conflit israélo-palestinien,avec son style  esthétique sans fioritures extra diégétiques embarrassantes.mohamed ghriss pose une question sur  une phrase mentionnée dans "l'attentat":"tout juif de Palestine est un peu arabe  et aucun arabe d’Israël ne peut prétendre ne pas être un peu juif".yasmina khadra répond"j'écris selon mes propres convictions; contre toutes les violations des peuples.sagissant de "l'attentat" , je souhaiterais que l'on fasse une distinction entre les attitudes des personnages et l'auteur.ce livre m'a valu des reproches injustifiés  de certains arabes ainsi que des menaces virulentes des milieux sionistes  qui jugent  que sa place  est au tribunal pénal international".mr guetarni , docteur en français fait cette remarque"il me semble que vous vous apparentez, par vos écrits à un  intellectuel organique.si on vous compare à rachid mimouni, ce dernier a connu une évolution logique.il a fait des romans sur la guerre de libération puis sur sur l'indépendance, en dénonçant toutes les contradictions de la société algérienne dans "tombeza", le fleuve détourné la malédiction " le conférencié, visiblement contrarié  se justifie"à la Sorbonne, dev un panel  de critiques littéraires  a étudié trois de mes romans et a trouvé qu'ils étaient tous différents par le style". une autre question "mr khadra , vous  vous dites très fier de vos ancêtres dont l'un a été conseillé du roi de Meknès  au 17ème siècle, pourquoi avoir pris un pseudo féminin?"yasmina khadra amusé répond"c'est un hommage à ma femme et à toutes les femmes.c'est la femme qui la première a lutté contre le terrorisme".mr ali belhanafi enseignant au département de français intervient"dans quelle atmosphère écrivez vous?"ce à quoi l'écrivain retorque"je dirige le centre culturel algérien pour défendre la culture .je suis déçu par l'attitude des intellectuels.j'ai 7 millions de lecteurs et je suis très célèbre.gabriel garcia marquez  a vu ma photo en première page du journal "el globo" et est venu me voir.à Vilnius , il y a un club qui porte mon nom.on dit que je ne suis pas un écrivain exceptionnel mais un écrivain d’exception".un autre intervenant "je vous remercie d'avoir salué la compétence professionnel d'un enseignant de chlef , dans votre roman l'écrivain par cette phrase "en 4ème, nous eûmes comme professeur de français, un formidable pédagogue, un certain kouadri bouali, dont les cours en apothéose, transformait la classe en salle de fête"dr benmouhoub kamel"cette conférence a eu le mérite, de par son importance de réunir tous les intellectuels de la ville, à leur tête le célèbre spécialiste en toponymie kouadri bouali.ce qui m'a fait le plus plaisir c'est de constater que les étudiants ont lu les livres de yasmina khadra à un moment où les gens lisent très peu".dr ait djida mokrane enseignant au département de français pense que la conférence était axé sur le parcours de yasmina khadra mais ça été une grande fête"
                                        à une époque où de nouveaux supports ont supplanté   le livre avec une jeunesse qui ne lit plus, yasmina khadra nous a lancé le défi de nous réconcilier avec la lecture.
                                                                     MEDJDOUB ALI



04/05/2012
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